La lutte contre le terrorisme ne peut se faire au détriment des droits fondamentaux. Cest le message porté par le Conseil national des droits de lhomme (CNDH), ce lundi 21 septembre 2026, ā louverture dun séminaire de haut niveau consacré au Ŧ contre-terrorisme et au respect des droits humains ŧ, ā lhôtel Palm Club de Cocody.
Organisée les 21 et 22 septembre par l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILT), en partenariat avec le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité, la rencontre réunit des experts et spécialistes des questions sécuritaires et des droits de l’homme.
Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du président du CNDH, Dr Adjelou Christian Arnaud, le vice-président Bamba Drissa a souligné la nécessité d’inscrire les politiques antiterroristes dans le respect de la dignité humaine et de l’État de droit.
Pour le CNDH, la menace terroriste impose aux États de protéger les populations et de préserver la stabilité. Toutefois, cet impératif sécuritaire ne saurait justifier des atteintes aux droits fondamentaux. L’institution insiste notamment sur les conditions d’interpellation et de détention, les garanties judiciaires, la protection des personnes vulnérables ainsi que la prévention de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Le respect des libertés publiques, notamment la liberté d’expression, constitue également un enjeu dans les zones touchées par les attaques terroristes. Selon le CNDH, les violations des droits peuvent affaiblir la confiance des populations envers les institutions et favoriser les facteurs d’exclusion et de radicalisation.
L’institution préconise ainsi une approche fondée sur la prévention, l’inclusion sociale, l’éducation, la lutte contre les discours de haine et le renforcement de la cohésion sociale, autour du principe des « 3 P » : Prévention, Promotion et Protection des droits de l’homme.
À l’issue des deux jours de travaux, le CNDH attend des recommandations concrètes adaptées au contexte ivoirien, notamment sur la formation des acteurs, le contrôle et la redevabilité. « Le contreterrorisme doit reposer sur une sécurité qui rassure et qui protège », a déclaré Bamba Drissa.
SYS


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