LInspection gnrale dtat (IGE) a officiellement remis, son rapport annuel dactivits 2024 au Vice-prsident de la Rpublique, Timoko Meyliet Kon, lors dune crmonie marque par la prsence du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement. travers ce document stratgique, les organes de contrle administratif dressent un tat des lieux de la gouvernance publique ivoirienne, entre progrs enregistrs et insuffisances persistantes.
Présentant les grandes lignes du rapport, l’Inspecteur général d’État, Ahoua N’Doli Raymond, a salué l’engagement du président de la République, Alassane Ouattara, en faveur de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion publique. Il a également exprimé sa reconnaissance au Vice-président et au Premier ministre pour leur soutien constant aux missions d’inspection, d’audit et de contrôle des services publics et parapublics.
Fruit d’un travail collectif réunissant l’ensemble des corps de contrôle administratif, le rapport couvre notamment les activités de l’IGE, de l’Inspection générale des finances, du Trésor, des services fiscaux, des Douanes ainsi que celles des inspections ministérielles.
Le document révèle des résultats globalement satisfaisants dans la gestion des finances publiques. Selon les données présentées, 64 % des structures inspectées respectent les procédures de passation des marchés publics, tandis que 71 % des entités auditées présentent des informations financières jugées fiables.
Malgré ces avancées, l’IGE relève plusieurs défis structurels. Parmi eux figurent la faible mobilisation des ressources propres par les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), qui n’atteignent que 20 à 25 % de ressources internes contre 60 % prévus par les textes. Le rapport pointe également le déficit de ressources humaines qualifiées, l’insuffisance des équipements informatiques ainsi que certaines pratiques organisationnelles à améliorer.
Autre préoccupation majeure, le taux d’exécution des recommandations formulées par les organes de contrôle demeure limité à 62 %, laissant près de 38 % des recommandations sans application. Une situation que Ahoua N’Doli Raymond juge préoccupante.
Prenant la parole au nom du chef de l’État, Tiémoko Meyliet Koné a insisté sur la nécessité de renforcer la culture de la redevabilité et de faire du service public un véritable partenaire des citoyens, fondé sur l’écoute, la transparence et l’évaluation régulière de l’action publique.
Les autorités réaffirment leur ambition de consolider durablement la bonne gouvernance et l’efficacité de l’administration publique.
Siondenin Yacouba Soro


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