Soumahoro Raymond est le prsident de l'Union des fdrations des syndicats chauffeurs de Cte d'Ivoire.
La saison des pluies a déjà fait 59 morts et la météo annonce de grosses averses. Avec le nombre élevé des accidents, comment les chauffeurs gèrent ce moment ?
Pendant les grandes pluies, nous faisons des campagnes de sensibilisation pour informer nos chauffeurs des dangers sur la route. Quand la pluie est très forte, nous recommandons aux chauffeurs de simplement garer les véhicules. L’année dernière, un gbaka s’est renversé sur le premier pont de Yopougon, sur l’autoroute du nord, alors qu’il pleuvait. On a dénombré une dizaine de morts. La plupart avaient été emportés par l’eau.
Avec le besoin de faire des recettes, ces consignes sont-elles respectées ?
Voilà pourquoi, pendant cette période, les recettes des chauffeurs sont revues à la baisse. Remarquez : pendant cette saison des pluies, plusieurs véhicules sont garés.
Avez-vous recensé des victimes ?
Cette année, hormis des dégâts matériels, nous n’avons pas encore subi de perte en vie humaine dans le transport en commun. Il y a des tronçons à risque, comme Bingerville. C’est surtout là où le système de drainage est défaillant avec des inondations. Les véhicules de transport, de façon générale, ne sont pas climatisés. Avec les essuie-glaces parfois défectueux, la vision devient floue. Ajoutez à cela la chaussée glissante, un drame est vite arrivé.
Vous venez d’assister à un atelier sur la santé mentale des conducteurs. Le phénomène des conducteurs qui se droguent a-t-il baissé ?
Il est malheureusement ancré dans le milieu du transport. Qu’ils arrêtent de prendre de l’alcool ou des comprimés au volant. Il est vrai que la santé mentale des chauffeurs inquiète. Nous sensibilisons, mais le travail de répression est du ressort des forces de l’ordre.
Jonathan LARGATON

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