Trente-cinq professionnels participent, du 26 au 30 octobre 2026 à Abidjan, à une formation consacrée aux investigations financières, à la lutte contre la corruption et au recouvrement des avoirs criminels.
La visite d’État du président chinois Xi Jinping à Washington en septembre n’a donné lieu à aucun nouvel accord majeur. Elle a toutefois permis de prolonger la trêve commerciale conclue entre Xi et le président américain Donald Trump à Busan, en Corée du Sud, en octobre dernier. Au lieu d’expirer le 10 novembre, cette trêve prendra fin le 10 janvier 2027. Bien que modeste, cette avancée a accordé un répit à une économie mondiale instable.
Le plus grand choc d’approvisionnement énergétique de l’histoire moderne nous livre un enseignement surprenant : le système énergétique mondial fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation. Lorsque la guerre en Iran a perturbé le franchissement du détroit d’Ormuz, environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié ont certes été impactés. Pour autant, les scénarios les plus catastrophiques ont été largement évités, grâce à des années d’investissement dans la résilience.
À la suite de fiascos de sécurité répétés chez OpenAI et Anthropic – deux entreprises qui ont développé des agents ayant fini par pirater des systèmes extérieurs –, des chercheurs en sûreté de l'IA au sein des deux firmes ont soit annoncé leur démission, soit (enfin !) reconnu que la course effrénée visant à repousser la « frontière » est irresponsable.
Face à une couverture médiatique négative, les principaux dirigeants du secteur – dont Demis Hassabis (Google), Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et même Elon Musk – se sont ralliés aux appels à « maîtriser l'allure » de la frontière de l'IA, c'est-à-dire à poursuivre les avancées à un rythme plus équilibré et réfléchi, en accordant davantage d'attention au contrôle et aux garde-fous. Le problème, à leurs yeux, est qu'il existe un risque important que l'IA devienne à la fois très puissante et gravement « désalignée » – dans le jargon du secteur technologique, des systèmes d'IA dont le comportement s'écarte des objectifs que les humains leur ont fixés, enfreint des principes éthiques ou contrevient à la loi.
L’intégration monétaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est devenue un exercice de reports perpétuels : plus de 40 ans après avoir adopté les premières mesures en vue de la création d’une monnaie commune, le bloc n’a toujours pas atteint son objectif. Les projets initiés en 2003 pour établir cette monnaie qui portera le nom d’« eco » ont été reportés à maintes reprises, principalement parce que les États membres ne sont pas parvenus à respecter simultanément et de manière cohérente les critères de convergence macroéconomique.
Alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononçait son discours sur l’état de l’Union à Strasbourg, je me trouvais à Washington pour une réunion du Comité consultatif mondial de la fondation Energy Futures Initiative, créée et dirigée par l’ancien secrétaire américain à l’Énergie, Ernest Moniz. À Strasbourg, Mme von der Leyen a affiché une ambition audacieuse : « Faisons en sorte que l’avenir de l’Europe soit électrique. » À Washington, nous avons été confrontés à une réalité qui donne à réfléchir : les électrons ne suffisent pas à eux seuls à alimenter les économies.
L’IA s’est répandue plus rapidement que n’importe quelle autre technologie de l’histoire moderne. Trois ans après le lancement de ChatGPT, l’IA générative a été adoptée par 53 % de la population mondiale— plus rapidement que l’ordinateur personnel et Internet — tandis que son adoption par les entreprises a atteint 88 % l’année dernière. Les investissements mondiaux des entreprises dans l’IA ont plus que doublé, une grande partie de ces fonds étant consacrée à des infrastructures physiques telles que les centres de données et les réseaux électriques.
En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, a multiplié, le lundi 21 septembre 2026 à New York, les échanges avec les autorités américaines et les acteurs du secteur privé en vue de renforcer la dimension économique du partenariat entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis.
Dès son annonce, le cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et l’Iran a été marqué par une nouvelle dynamique paradoxale : une paix toute proche de la guerre, et une guerre toute proche de sa résolution.
Le monde doit désormais se rendre à l'évidence : l'augmentation de la température moyenne mondiale dépassera 1,5 °C, l'objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris sur le climat de 2015. Cela implique d'élaborer un plan pour gérer les conséquences – en mettant davantage l'accent sur l'adaptation, les pertes et préjudices, et la géo-ingénierie – tout en redoublant d'efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).
La fonction de secrétaire général des Nations Unies a toujours constitué un exercice d’équilibriste, auquel l’effondrement de l’ordre mondial d’après-guerre vient ajourer une nouvelle dimension de complexité. Le prochain secrétaire général, qui prendra son poste en 2027, occupera la plus éminente fonction de la gouvernance multilatérale, dans un contexte de grave déclin du multilatéralisme. Pour rétablir la confiance dans la coopération internationale, le plus haut responsable de l’ONU devra comprendre que cette crise constitue une opportunité sans précédent de mener des réformes en profondeur.
L’Afrique se situe depuis trop longtemps du mauvais côté de la chaîne de l’innovation. Des avancées sont réalisées et commercialisées ailleurs dans le monde, puis importées dans les pays africains à des prix et selon des conditions sur lesquels ces États n’ont que très peu influence. Les coûts de cette approche sont apparus au grand jour durant la pandémie de COVID-19, lorsque l’Afrique a peiné à se procurer des vaccins développés et fabriqués ailleurs.
Lorsque le président Donald Trump et le président chinois Xi Jinping se rencontreront à Washington cette semaine, la gouvernance de l’IA devrait figurer en tête de l’ordre du jour. Les États-Unis et la Chine se livrent à une course effrénée pour développer des systèmes d’IA de plus en plus puissants, et aucun des deux pays ne semble disposé à ralentir le rythme. Mais même le vainqueur de cette course à l’IA ne sera pas à l’abri des risques considérables que cette technologie fait peser.
Le marché automobile chinois confirme sa profonde transformation. Au premier semestre 2026, les constructeurs nationaux ont renforcé leur domination, reléguant les principaux groupes étrangers derrière eux. Selon les données du cabinet Inovev, BYD, Geely, Chery et SAIC occupent les quatre premières places du marché, devant le groupe allemand Volkswagen.
La lutte contre le terrorisme ne peut se faire au détriment des droits fondamentaux. C’est le message porté par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), ce lundi 21 septembre 2026, à l’ouverture d’un séminaire de haut niveau consacré au « contre-terrorisme et au respect des droits humains », à l’hôtel Palm Club de Cocody.
La création d’emplois s’impose comme l’un des principaux enjeux du partenariat entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale. L’institution financière internationale a ouvert ce lundi 21 septembre 2026, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, ses Journées portes ouvertes, placées sous le thème « Emploi et opportunités pour une croissance inclusive ».
Le débat sur l’intelligence artificielle et l’emploi est aujourd’hui dominé par un faux dilemme. D’un côté, certains prédisent des suppressions d’emplois à grande échelle ; de l’autre, d’autres soulignent que les données globales ne montrent encore que peu de changements. Ces deux observations peuvent être vraies. Si les effets de l’IA sur l’emploi à l’échelle de l’économie restent limités, les conditions d’une disruption se dessinent déjà au niveau des tâches, des entreprises et des débuts de carrière. Dans ce contexte, attendre des preuves évidentes que le choc soit déjà là serait une erreur. Les données qui trancheront finalement le débat n’apparaîtront peut-être qu’une fois que l’occasion d’influencer l’issue sera passée.
Le thème de la réunion annuelle des banquiers centraux et des économistes qui s’est tenue le mois dernier à Jackson Hole, dans le Wyoming, était « l’innovation financière ». L’une des principales questions qui pesait sur cette réunion était de savoir comment les nouvelles technologies, en particulier l’IA, pourraient affecter la stabilité financière.
Lorsque des dirigeants du monde entier se réuniront à New York ce mois-ci pour la 81e Assemblée générale des Nations unies, ce ne sera pas une rencontre ordinaire. Les États membres seront tout près de choisir le prochain secrétaire général, qui devra immédiatement faire face non seulement à de nombreuses crises mondiales, mais aussi à l'affaiblissement des finances de l'ONU. Certains États membres ne s'acquittant pas pleinement de leurs obligations financières envers l'organisation, l'ONU a déjà dû réduire son budget 2026 de 9 % et supprimer environ un cinquième de ses effectifs, amenant le secrétaire général sortant, António Guterres, à avertir que « la trajectoire actuelle est intenable ».
OpenAI et Anthropic devront bientôt expliquer à leurs investisseurs pourquoi chacune de ces entreprises serait évaluée entre 2 000 et 3 000 milliards de dollars. Elles s’inspireront probablement du même modèle qu’Elon Musk a utilisé pour l’introduction en bourse de SpaceX en juin. En présentant une activité de lancement de satellites et de télécommunications modérément rentable, rattachée à une start-up d’IA extrêmement déficitaire, comme un moyen de « rendre l’humanité multiplanétaire », Musk a obtenu une valorisation bien supérieure à ce que justifient les résultats financiers de l’entreprise.
Peu d’idées ont eu autant de retentissement que celle du « Grand Remplacement », selon laquelle les populations autochtones seraient délibérément supplantées par des immigrés. Inventée en France par l’écrivain Renaud Camus, cette théorie a servi de fondement à la montée en puissance du Rassemblement national de Marine Le Pen en France, au long règne de Viktor Orbán en Hongrie, à l’Alternative für Deutschland en Allemagne et au programme de déportations massives de Donald Trump aux États-Unis. Elle a également été invoquée par les auteurs de tueries de masse à Christchurch, El Paso, Hanau et Buffalo.
Les textes générés par l’IA sont devenus omniprésents depuis le lancement de ChatGPT en 2022, et les institutions peinent à suivre le rythme. Cette pression s’observe particulièrement au sein des tribunaux. Aux États-Unis, la proportion d’actions en justice fédérales intentées sans avocat est passée de 11 % en moyenne entre 2005 et 2022 à 16,8 % en 2025, les chercheurs attribuant cette hausse à l’avènement de l’IA. La même étude révèle que le pourcentage de plaintes civiles fédérales contenant du texte rédigé par une intelligence artificielle est passé de 1 % en 2023 à 18 % aujourd’hui.
Le Guichet unique du commerce extérieur de Côte d’Ivoire (GUCE-CI) s’est imposé comme le grand lauréat de la 8ᵉ édition du Prix d’excellence de la bonne gouvernance et de la performance des entreprises publiques ivoiriennes. L’entreprise a remporté, ce mercredi 9 septembre 2026 à Abidjan, le Super Prix de la meilleure gouvernance, au terme d’une évaluation fondée sur 74 critères.
Depuis des mois, voire des années, l’IA domine les spéculations sur l’avenir, ce qui alimente les spéculations dans le présent. Les entreprises liées à l’IA sont en grande partie responsables de la hausse rapide de l’indice boursier S&P 500. Les investissements dans les centres de données contribuent fortement à la hausse des taux d’intérêt américains, car les emprunts destinés à la construction entrent en concurrence pour l’accès au crédit avec un gouvernement fédéral enclin au déficit.
Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, l’Europe subit de plein fouet les conséquences de sa dépendance énergétique. Entre 2021 et 2025, l'Union européenne a dépensé plus de 2 200 milliards d'euros (2 500 milliards de dollars) en combustibles fossiles importés. Et la fermeture du détroit d'Ormuz en début d'année, à la suite de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, a contraint l'UE à débourser 50 milliards d’euros pour ses importations d’énergie. La volatilité des marchés du pétrole et du gaz a des répercussions sur tous les domaines, des factures des ménages aux coûts industriels en passant par les finances publiques.
Au mois de mars, des drones iraniens ont pris pour cible trois sites d’Amazon Web Services situés à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, parvenant à en frapper deux directement, et manquant de peu le troisième. C’est la première fois qu’un centre de données commercial est pris pour cible militairement. Or, presque personne en dehors des cercles spécialisés ne s’en est aperçu. Ils auraient pourtant dû. Les serveurs qui hébergent les données d’un État, ainsi que les puces qui font fonctionner les modèles d’IA sur lesquels son économie repose de plus en plus, ne constituent plus une infrastructure de second plan, mais sont devenus aussi stratégiques que les ports ou les réseaux électriques – et tout aussi exposés.
Il y a douze ans, l’Ukraine avançait en somnambule vers la catastrophe. C’est aujourd’hui le cas de l’Europe.
Avant 2014, l’armée ukrainienne avait été vidée de sa substance par plusieurs décennies de négligence et de désarmement. Il s’agissait d’un choix. Pourquoi consacrer des ressources limitées à la défense alors que le Mémorandum de Budapest de 1994 conférait des garanties de sécurité en échange de la renonciation de l’Ukraine à son arsenal nucléaire ? Pourquoi se préparer à un conflit que le consensus intellectuel dominant considérait comme impossible ? La démocratie libérale avait triomphé, les conflits entre grandes puissances appartenaient au passé, et la marche du progrès tendait vers la paix, la libéralisation et la convergence économique.
Les débats sur la manière dont l’IA pourrait bouleverser l’économie présentent un angle mort : ils ne tiennent pratiquement pas compte des activités précieuses que les gens exercent en dehors de leur travail rémunéré. Les statisticiens qualifient ces activités de « production des ménages », mais ils collectent très peu de données à leur sujet. L’enquête américaine sur l’emploi du temps (ATUS) est menée chaque année aux États-Unis, mais son ampleur est limitée, et la plupart des pays de l’OCDE collectent ce type d’informations moins fréquemment. En conséquence, il existe très peu de recherches économiques, et pratiquement aucun débat politique, sur la manière dont la plupart d’entre nous passons la majeure partie de notre temps.
Le corps préfectoral veut accélérer la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Réunis à Yamoussoukro pour réfléchir à une réponse plus coordonnée face à ce phénomène, les préfets de région se sont engagés à œuvrer à son éradication dans un délai de six mois dans leurs circonscriptions respectives.
Les analystes de Wall Street ne cessent de revoir à la hausse leurs prévisions concernant les dépenses d’investissement liées à l’IA, certains estimant que les grandes entreprises technologiques — notamment Amazon, Microsoft, Alphabet, Nvidia et Meta — pourraient dépenser jusqu’à 1 400 milliards de dollars d’ici 2027. Gartner, un cabinet d’études et de conseil, prévoit que les dépenses mondiales en IA atteindront 2 500 milliards de dollars cette année.
Lorsque le président chinois Xi Jinping et le président américain Donald Trump se rencontreront à Washington ce mois-ci, l’IA figurera parmi les priorités de l’ordre du jour. S’ils abordent la question sous l’angle de la rivalité technologique et de la méfiance réciproque, il leur sera pratiquement impossible de parvenir à un quelconque accord. Il existe pourtant un moyen de recadrer leur réflexion sur cette technologie, qui les placerait du même côté et marquerait un premier pas vers la réponse au défi existentiel que l’IA pourrait bien représenter.
Alors que la Chine embrassait le capitalisme, ses principales universités ont adopté les manuels occidentaux traditionnels pour façonner la pensée de leurs étudiants en matière d’économie. « La plupart de mes collègues ne font que prétendre adhérer au marxisme », m’a confié un professeur d’économie dans l’un des meilleurs départements d’économie de Chine. « Seule une infime minorité prend Marx au sérieux. »
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a un agenda bien rempli. Tout en s’efforçant de faire s’effondrer l’économie iranienne, il s’inquiète du coût du service de la dette fédérale, qui a dépassé 100 % du PIB en début d’année. Les paiements d’intérêts sur la dette américaine ont grimpé en flèche pour atteindre plus de 1 000 milliards de dollars cette année, dépassant ainsi les dépenses annuelles de défense des États-Unis.
Les Nations Unies ont récemment publié leur rapport intitulé État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2026, qui, de manière peut-être surprenante, a apporté des nouvelles encourageantes. Alors qu’environ 645 millions de personnes souffraient de la faim en 2025, ce chiffre représentait près de 14 millions de personnes de moins que l’année précédente. Pour la première fois en dix ans, le nombre de personnes souffrant de la faim en Afrique a également diminué.
Le 12 juin, le ministère américain du Commerce a notifié à Anthropic que l’entreprise devait ob-tenir une licence d’exportation pour que toute personne étrangère, qu’elle se trouve ou non sur le sol américain, puisse accéder à ses deux modèles d’IA les plus avancés. La société n’a dès lors eu d’autre choix que de désactiver Fable 5 et Mythos pour tous ses clients et usagers étrangers, et ce sans préavis. Les États-Unis ont levé la mesure le 30 juin, apparemment convaincus qu’Anthropic avait remédié au risque de sécurité ; les entreprises, les gouvernements et les chercheurs européens venaient alors de passer 18 jours sur des modèles plus anciens, sans savoir quand ils retrouve-raient l’accès à Fable 5 et Mythos.
Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois fait part de son souhait de rencontrer le dictateur nord-coréen Kim Jong-un. Mais la sœur de Kim, qui compte parmi ses plus proches conseillers, a déjà douché cet enthousiasme. Qu’il s’agisse d’un signe de désintérêt ou d’une tactique de négociation, deux questions se posent immédiatement : où Trump espère-t-il que mènent les pourparlers avec Kim ? Et comment compte-t-il atteindre son ou ses objectifs ?
Dans un comté du nord de la Virginie, la facture d’électricité d’une famille a doublé. À quelques miles de là, un bâtiment sans fenêtres, aussi grand qu’un centre commercial, bourdonne toute la nuit : il s’agit d’un énième centre de données dédié à l’IA, qui consomme plus d’électricité que la ville à côté de laquelle il a été construit. Le débat se déroulera dans le langage des barèmes tarifaires, des dérogations au plan d’urbanisme et des couloirs de transport d’électricité. Mais c’est une question politique, non technique, qui le sous-tend : les habitants du comté sont-ils encore utiles à ceux qui ont construit ce bâtiment ?
Ici, dans la capitale albanaise, les réceptionnistes des hôtels prennent grand soin de souligner auprès de la clientèle que les manifestations qui se déroulent actuellement dans les rues sont tout à fait pacifiques. De toute évidence, les annulations de réservations ont été nombreuses depuis le début des manifestations de grande ampleur au printemps. Posez-leur toutefois directement la question, et ils pourraient laisser entendre discrètement voir d’un bon œil la participation des touristes à ces manifestations. Chaque soir, des personnes de tous âges se rassemblent devant le bureau du Premier ministre Edi Rama pour dénoncer la corruption et exiger sa démission.
La Chine a annoncé le mois dernier la création de l’Organisation mondiale de coopération sur l’intelligence artificielle (WAICO), une plateforme regroupant 38 États, axée sur la coopération en matière d’IA, visant à réduire la fracture numérique en soutenant l’innovation et le déploiement de cette technologie dans les pays en voie de développement. Si la WAICO marque un tournant, ce n’est pas de ce virage dont le monde a besoin.
Au fil de l’histoire, trois forces ont été à l’origine des plus grandes transformations de l’humanité, pour le meilleur et pour le pire : les maladies, la guerre et la croissance économique. En réduisant les coûts et en augmentant la disponibilité et la productivité d’une vaste gamme de biens et de services, l’IA aura un impact profond sur ces trois domaines.
Chaque seconde, la dégradation des sols emporte quatre terrains de football de terres saines, soit, chaque année, une perte équivalente à deux fois l’Espagne. Le coût en est, sans surprise, colossal : il met en danger des milliards de personnes et ampute l’économie mondiale de près de 1 000 milliards de dollars par an. Si rien n’est fait, jusqu’à 95 % des terres de la planète pourront être dégradées – c’est-à-dire perdre leur capacité à produire des bénéfices, tirés d’un usage donné – d’ici à 2050, et les sécheresses toucheront plus des trois quarts de la population mondiale.
Alors que nous approchons de la fin de l’été boréal, période souvent marquée par la volatilité des marchés financiers, tous les regards sont tournés vers la fragilité apparente des obligations américaines. Certains observateurs diront que cette faiblesse persistante est le signe que le marché américain est en train de perdre son rôle de pilier du système financier mondial. Pourtant, rien ne permet vraiment de l’affirmer. Ces derniers jours, alors que les obligations américaines ont particulièrement mal performé, les autres marchés mondiaux ont eux aussi connu des difficultés.
Les situations d’urgence sanitaire mondiale exposent presque systématiquement la même faille dans le système financier international. Lorsqu’une catastrophe survient, les institutions créées pour soutenir les pays impactés doivent se démener pour lever des fonds destinés à l’aide d’urgence.
Depuis cinq siècles, les matières premières quittent l’Afrique et le Brésil à bas prix pour servir d’intrants ailleurs – et elles reviennent souvent, par la suite, dans leurs pays d’origine, incorporées à des produits finis coûteux. La transition énergétique offre une occasion cruciale d’échapper à cette dynamique extractive. La clé, pour ces économies, réside dans la mise à profit de leurs vastes ressources et de leur coopération mutuelle, afin de bâtir leurs propres industries vertes florissantes.
Depuis plus de deux décennies, les plateformes numériques monétisent notre attention et nos interactions sociales. Les modèles d’IA d’aujourd’hui, eux, extraient de la valeur d’une autre source : notre savoir collectif. Chaque article, photographie, code, vidéo ou commentaire en ligne peut être transformé en données d’entraînement – des milliers de milliards de « jetons », comme on les appelle – puis, à terme, en valeur.
Fin avril, un tribunal chinois a jugé qu’une entreprise d’IA ne pouvait légalement licencier un salarié au seul motif que son poste avait été automatisé. Peu après, les autorités de régulation chinoises auraient suspendu la délivrance de nouvelles licences de véhicules autonomes dans tout le pays, en réaction à une panne massive de robotaxis à Wuhan, ville où les chauffeurs de taxi demandaient depuis longtemps aux autorités de ralentir le déploiement de cette technologie. Pendant tout ce temps, les médias d’État chinois ont critiqué les entreprises qui envisagent des licenciements liés à l’IA, faisant valoir qu’elles ont le devoir de protéger leurs salariés.
Le spectacle de 72 000 personnes se ruant dans l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin a brutalement rappelé que l’une des frontières terrestres les plus sensibles de l’Union européenne se trouve en Afrique du Nord.
Imaginons que l’économie mondiale soit composée de pays dotés à peu près également d’instituts de recherche, de laboratoires de développement technologique et d’installations de production industrielle. Ils pourraient se livrer à une concurrence acharnée, former des alliances rivales et se disputer âprement les matières premières et les ressources naturelles. Mais on peut également envisager un scénario plus optimiste. Comme chaque pays serait le mieux à même de comprendre ses propres défis, il pourrait concevoir des solutions adaptées à sa situation particulière, en mettant en place des systèmes et des équipements à l’échelle exacte requise. Et là où les compétences se complètent, les gouvernements pourraient s’engager dans des collaborations mutuellement bénéfiques, en mobilisant scientifiques, technologies et industries manufacturières au service d’objectifs communs.
Les progrès rapides de l’IA et la levée de boucliers qu’ils ont suscitée ont redonné toute son actualité à une vieille question : comment favoriser une croissance économique équitable issue de l’innovation technologique, tout en atténuant ses conséquences sociales et environnementales négatives ? Tant au niveau national qu’international, la réponse passe d’abord par la politique d’imposition des sociétés.
La décision du président américain Donald Trump, de confier au secrétaire au Trésor Scott Bessent la mise en œuvre de son récent décret sur la supervision de l’IA, marque un tournant majeur dans l’approche américaine de la gouvernance technologique. Un tel changement avait peu de chances de venir du secteur de l’IA ou des régulateurs sectoriels, qui restent attachés au discours habituel selon lequel la réglementation étouffe l’innovation et la priorité politique absolue est de battre la Chine en développant les modèles d’IA les plus avancés au monde – y compris, à terme, la superintelligence.
Plus de 200 économistes et chercheurs en IA, dont 16 lauréats du prix Nobel, ont signé la déclaration « We Must Act Now » (Nous devons agir maintenant), avertissant que l’IA pourrait transformer l’économie mondiale à une échelle plus grande que celle de la révolution industrielle – et bien plus rapidement. Nous figurons parmi les signataires, mais le fait de reconnaître les enjeux ne résout pas la question de savoir comment l’IA devrait être développée. L’un des arguments centraux de la déclaration est que l’IA devrait être orientée vers la complémentarité avec les humains plutôt que vers leur imitation. Cette distinction a plus d’importance qu’il n’y paraît.
Le monde dispose d’un énorme stock d’épargne à long terme, et les pays du Sud possèdent un solide portefeuille de projets climatiques commercialement viables. Mais le canal qui les relie est bloqué par ce qui s’apparente à un mur monétaire.
Les grandes stratégies de politique étrangère disparaissent rarement du jour au lendemain. Le plus souvent, elles sont démantelées progressivement par le biais de subtils changements rhétoriques, d’ajustements bureaucratiques et d’une évolution des priorités diplomatiques. La stratégie indo-pacifique des États-Unis ne fait pas exception.
Dans le lexique du développement, rares sont les mots aussi rassurants que « graduation », qui évoque le franchissement d'étapes décisives et la sortie de la dépendance. En santé mondiale, pourtant, la graduation devient de plus en plus un piège. Lorsqu'un pays franchit le seuil de la Banque mondiale et passe du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu intermédiaire, il est jugé trop riche pour bénéficier de l'aide, alors même qu'il n'est pas encore assez riche pour assumer ses dépenses de santé.
Entre le 20 et le 28 juin, une puissante vague de chaleur a frappé l'Europe, créant les conditions qui ont alimenté les incendies ravageant aujourd'hui de vastes zones de France et d'Espagne. Peu après cette canicule, les responsables municipaux de Rome ont annoncé une nouvelle stratégie opérationnelle, fondée sur les données scientifiques, pour se préparer à un monde plus chaud. Comme d'autres initiatives de ce type en Europe, ce plan chaleur prévoit des réponses d'urgence pour les personnes vulnérables, des espaces publics végétalisés, davantage de fontaines à eau, des refuges climatiques, des investissements dans la résilience du réseau électrique, etc.
Les afflux massifs de capitaux vers les centres de données, sur fond de frénésie d'investissements dans les infrastructures d'IA, ont suscité une forte contestation aux États-Unis de la part d'opposants locaux, entraînant l'annulation de projets représentant au moins 85 milliards de dollars au cours des trois dernières années. En juillet, l'État de New York est devenu le premier à instaurer un moratoire sur les nouveaux centres de données, tandis que d'autres États et le gouvernement fédéral envisagent des propositions similaires. Les inquiétudes concernant les coûts économiques et environnementaux de ces installations, aussi légitimes soient-elles, ne constituent pourtant qu'une partie du tableau. Une question demeure : les États-Unis n'ont-ils pas plus à perdre à ne pas en construire davantage ?
Chercheurs et dirigeants politiques alertent depuis des années sur la dépendance excessive des gouvernements vis-à-vis des conseillers externes. Dans leur ouvrage de 2023 intitulé The Big Con, Mariana Mazzucato et Rosie Collington estiment que le recours croissant des États aux consultants a conduit à un affaiblissement des institutions publiques, en les privant de leurs connaissances, de leur capacité de jugement et de leur aptitude à résoudre les problèmes. L’exemple le plus frappant est probablement celui du Royaume-Uni, où plusieurs décennies d’externalisation, de privatisation et de réformes de gestion ont érodé la capacité de l’État à réfléchir par lui-même.
Le président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a récemment annoncé la création d’un nouveau groupe de travail chargé « d’étudier le rythme, la portée [et] l’impact économique des nouvelles technologies à usage général, y compris l’IA, et d’explorer les implications pour la Fed » dans le cadre de ses « missions en matière d’emploi et d’inflation ». Il est à noter que la déclaration de M. Warsh ne faisait aucune mention de l’impact de l’IA sur la stabilité financière, qui constitue de facto le troisième mandat de la Fed.
Un règlement de comptes vient de se jouer dans les rues de New Delhi et d’autres grandes villes indiennes. Des dizaines de milliers de jeunes Indiens se sont soulevés contre un système éducatif qui les laisse pour compte, obtenant finalement la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan — une victoire symbolique majeure. Mais le message de ces manifestations est plus profond encore : le pacte socio-économique entre la jeunesse indienne et ses dirigeants politiques s’est effondré.
Après des années d’attentes démesurées, le secteur de l’IA arrive à un tournant décisif. Malgré des investissements records, les investisseurs, les dirigeants et les conseils d’administration se montrent de plus en plus sceptiques quant à la capacité de l’IA à générer des gains de productivité significatifs dans un avenir proche.
Depuis que la découverte de passifs jusqu’alors non divulgués a révélé l’ampleur réelle de la dette publique du Sénégal, le débat politique national tourne autour d’une seule question : faut-il procéder à une restructuration de la dette du pays ? De nombreux économistes l’estiment nécessaire. D’autres pensent qu’un assainissement budgétaire et des institutions plus solides permettraient de rétablir la confiance sans imposer de pertes aux créanciers. Les deux camps commettent toutefois une erreur, en partant du principe que le défi du Sénégal est avant tout d’ordre budgétaire.
À partir de la mi-décembre 2025, l’Afrique australe a subi des mois de pluies incessantes. Les eaux de crue ont englouti routes, ponts, dispensaires et écoles dans la province de Gaza, au Mozambique, touchant plus de 700 000 personnes et en déplaçant plus de 200 000. On a recensé environ 300 morts, tandis que les maladies hydriques se propageaient dans le sillage des inondations. En quelques semaines, World Weather Attribution rendait son verdict : le changement climatique avait rendu ces pluies environ 40 % plus intenses.
Dans le célèbre jeu télévisé américain« To Tell the Truth », trois candidats prétendaient être la même personne tandis qu’un jury composé de célébrités les interrogeait pour détecter d’éventuelles incohérences. Une fois les votes du jury exprimés, l’animateur lançait sa célèbre question : « Le vrai ___ voudrait-il bien se lever ? »
La signature d’un bail de 20 ans pour un centre de données ne serait probablement pas considérée comme un événement monétaire. Même l’annonce d’un stablecoin indexé sur le dollar, lié à l’essor de l’IA, ne serait pas nécessairement qualifiée ainsi. Mais de telles évolutions se multiplient — et contribuent à la formation d’un système dans lequel un intrant essentiel à l’économie mondiale est tarifé, payé et, en fin de compte, réinjecté dans des actifs libellés en dollars.
L’un des principaux enseignements des catastrophes politiques du XXe siècle peut sembler paradoxal : les démocraties doivent parfois recourir à des mesures en apparence antidémocratiques contre ceux qui exploitent cyniquement le système pour s’emparer du pouvoir et finir par abolir la démocratie tout entière. Le problème réside bien entendu dans le fait que les mesures de ce type suscitent des accusations selon lesquelles la démocratie se serait déjà abolie elle-même.
En marge des travaux du Groupe consultatif pour le financement du PND 2026-2030, tenus les 08 et 09 juillet 2026 à Abidjan Sofitel Hôtel Ivoire, le gouvernement ivoirien a signé cinq accords de financement avec la Banque mondiale représentant un engagement nouveau de près de 875 millions de dollars US, soit environ 480 milliards FCFA, a annoncé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Le 25 juin a été une journée décisive pour l’agriculture américaine. Dans la matinée, la Cour suprême des États-Unis —encouragée par l’administration du président Donald Trump —a statué (par 7 voix contre 2) qu’une loi fédérale sur l’étiquetage des pesticides empêchait les États d’intenter des poursuites contre le géant de la chimie Monsanto pour ne pas avoir averti les utilisateurs des risques de cancer associés à son désherbant, le Roundup. Dans l’après-midi, Trump a signé un décret intitulé « Promouvoir l’agriculture régénérative et renforcer la résilience agricole américaine », censé garantir que l’alimentation aux États-Unis soit « la plus saine, la plus abondante et la plus abordable au monde ».
Megan Garcia n’avait pas l’intention de devenir l’une des figures les plus déterminantes de la lutte pour encadrer l’IA. Avocate et mère de trois enfants, Garcia est le genre de parent qui remarque les choses. Quand son aîné, Sewell, a eu 14 ans, il a quitté l’équipe de basket, s’est replié dans sa chambre et est devenu silencieux d’une manière inquiétante. Au lieu d’ignorer ces changements, elle a limité son temps d’écran et lui a confisqué son téléphone comme punition ; mais même cela n’a pas suffi.
L’homme le plus riche d’Afrique, l’industriel nigérian Aliko Dangote, a construit la plus grande raffinerie de pétrole mono-train au monde à Lekki, dans la banlieue sud de Lagos. D’une capacité de traitement de 700 000 barils de brut par jour, cette installation produit depuis 2024 des produits pétroliers tels que le diesel, l’essence et le kérosène destinés aux marchés africains et mondiaux.
En cette année de commémoration de leurs 250 ans d’existence, reconnaissons aux États-Unis ce qui leur revient. Au début du XXe siècle, l’Amérique se démarque déjà comme une puissance industrielle de premier plan. Elle atteindra la suprématie planétaire à l’issue de deux guerres mondiales. Les États-Unis bâtiront l’architecture de la gouvernance mondiale après 1945 – Organisation des Nations Unies, Fonds monétaire international et Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (plus tard l’Organisation mondiale du commerce) – qui contribuera à prévenir une troisième guerre mondiale, ainsi qu’à faire progresser la décolonisation en Afrique et en Asie.
Il y a cinquante ans ce mois-ci, j’étais à Lisbonne où je travaillais pour la Banque du Portugal. J’étais accompagné de quatre autres étudiants de troisième cycle du MIT, dont le futur lauréat du prix Nobel Paul Krugman. Inspiré par les souvenirs que Krugman a évoqués à propos de cette expérience, et à la lumière de notre contexte géopolitique actuel, je me surprends à repenser à ce que nous avons vécu cet été-là.
L’ère où l’ordre mondial reposait sur le monopole américain en matière de puissance militaire et économique et de valeurs a finalement pris fin, emportant avec elle la longue période de stabilité qu’a connue l’Europe. Le monde est devenu nettement plus turbulent et incertain, et l’avenir proche apportera encore davantage d’instabilité.
Certaines défaillances institutionnelles ne se manifestent pas par des scandales, mais par des procédures, caractérisées par des actes de sabotage dissimulés sous les apparences d’enquêtes menées de bonne foi et d’obligation de rendre des comptes. Le temps que l’on comprenne ce qui se joue, le mal est déjà fait.
Faire de la Côte d’Ivoire une économie à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030. Telle est l’ambition du Plan national de développement (PND) 2026-2030 présenté par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, lors de la tribune « Les Rendez-vous du Gouvernement », organisée ce lundi 20 juillet 2026 à Abidjan par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG).
L’économiste Dani Rodrik a récemment relancé l’un des plus anciens débats en matière d’économie du développement, en affirmant que les pays en voie de développement auraient tout intérêt à réorienter leurs efforts sur les services générateurs de productivité plutôt que sur l’industrie manufacturière. Il remet ainsi en question l’hypothèse de longue date selon laquelle l’industrie manufacturière demeurerait le principal moteur du développement.
Il est désormais évident que les gouvernements doivent assumer la responsabilité de façonner le secteur de l’IA. Seules des institutions indépendantes et proactives, notamment les régulateurs, peuvent réduire les risques posés par ces technologies tout en veillant à ce qu’elles renforcent, plutôt qu’elles ne portent atteinte, à la dignité humaine.
Tout comme les aristocrates français de l’Ancien Régime pouvaient difficilement imaginer l’abolition de leurs titres nobiliaires, la plupart des dirigeants universitaires d’aujourd’hui ne peuvent concevoir un monde dans lequel les diplômes qu’ils délivrent deviendraient de simples bouts de papier sans valeur. Les premiers ont eu un réveil brutal en 1790 ; les seconds se dirigent à toute vitesse vers un choc similaire.
Dans un environnement géopolitique de plus en plus instable, les gouvernements des économies avancées de l’OCDE revoient leurs priorités budgétaires. À mesure qu’ils orientent davantage de fonds vers la défense, la compétitivité industrielle et la sécurité énergétique, ils cherchent des coupes compensatoires – et, dans bien des cas, c’est le financement du développement qui passe à la trappe. De fait, les membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE mènent actuellement des revues de leurs stratégies de coopération au développement et de leurs priorités de financement extérieur.
Après les attentats terroristes du 11-Septembre, le président américain George W. Bush a appelé les Américains à aller faire du shopping. Si certains ont affirmé à l’époque que Bush encourageait des dépenses irresponsables (une critique qui a gagné en crédibilité après la crise financière mondiale de 2008), il reconnaissait une réalité : la consommation alimente depuis longtemps la formidable économie américaine.
Le ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique, Djibril Ouattara, a reçu officiellement, le mardi 14 juillet 2026 à Abidjan-Plateau, le robot KAYOD, conçu par la startup ivoirienne KAYOD Technologies, spécialisée dans la robotique et les solutions de mobilité autonome. Cette innovation ouvre des perspectives en matière de formation, de transfert de compétences et de création d'emplois dans les métiers du numérique.
L’ère de l’IA peut se représenter par une courbe abrupte et une pente progressive. La courbe monte presque à la verticale : les modèles deviennent rapidement moins chers, plus puissants, plus accessibles et plus profondément intégrés dans la production, la science, l’éducation, la finance, l’administration, la sécurité et la guerre. En dessous, la pente s’étend avec une inclinaison bien plus douce. Il s’agit de la capacité de la société à absorber le changement.
Autrefois, les guerres détruisaient des ports, des réseaux électriques et des voies ferrées. Aujourd’hui, elles visent de plus en plus quelque chose de moins visible et bien plus difficile à remplacer : l’infrastructure publique numérique (IPN) - plateformes d’identité, systèmes de paiement et échanges de données - dont dépendent les sociétés modernes.
Les économies en développement sont confrontées à une convergence de pressions, dont chacune implique d’importants besoins d’investissement. Elles doivent créer des emplois pour des populations en forte expansion, renforcer leur résilience face aux chocs extérieurs et aux effets du changement climatique, et mettre en place les infrastructures nécessaires à une croissance à long terme. Pourtant, avec la diminution des financements concessionnels, la flambée des coûts d’emprunt et la volatilité persistante des marchés internationaux des capitaux, le financement de ces investissements est plus difficile que jamais.
Le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, s'est félicité de l'annonce par les partenaires au développement des engagements financiers d'un montant total de 80 milliards de dollars US, soit 47 820 milliards FCFA, au terme de la première journée des travaux du Groupe consultatif consacrés au financement du Plan national de Développement (PND) 2026-2030, le mercredi 08 juillet 2026 à Abidjan Sofitel Hôtel Ivoire.
À l’approche de son sommet des 7 et 8 juillet à Ankara, l’OTAN est confrontée à un défi plus important encore que la Russie ou la Chine : ses membres ne partagent plus une vision cohérente des valeurs, de l’ordre économique, de la vision géopolitique et des principes juridiques que l’Alliance a été créée pour défendre.
Les « bébés sur mesure », génétiquement modifiés pour présenter des caractéristiques souhaitables sur le plan de la santé, de l’apparence physique et des capacités intellectuelles, sont désormais à portée de main grâce aux technologies existantes, une perspective qui soulève des questions sociétales et éthiques d’une grande portée, similaires à celles associées aux progrès de l’IA. Une différence réside toutefois dans le fait que les institutions nécessaires pour ouvrir la voie à une utilisation éthique de l’édition génétique — en considérant cette technologie comme une mesure de santé publique qui devrait être accessible à tous — pourraient être plus faciles à mettre en place que dans le cas de l’IA.
Début juin, la Commission européenne a dévoilé son « paquet sur la souveraineté technologique », un nouveau programme politique visant à renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe grâce à des investissements dans l’intelligence artificielle, la fabrication nationale de semi-conducteurs, les infrastructures cloud et les logiciels libres. Bien qu’ambitieux, ce paquet n’est pas suffisant. Pour garantir que l’IA et les technologies numériques servent les intérêts économiques et sécuritaires de l’Union européenne, il faut s’attaquer aux causes profondes de la domination des géants de la tech sur l’économie numérique européenne.
Des réseaux sociaux aux jeux en ligne en passant par les systèmes d’IA générative, les environnements numériques façonnent la santé des individus. Cela vaut tout particulièrement pour les enfants et les jeunes. Partout dans le monde, l’enfance est en train d’être remodelée par les technologies numériques qui façonnent la manière dont les jeunes apprennent, jouent et interagissent.
À bien des égards, l’Union européenne semble en passe de devenir l’un des grands perdants de la révolution de l’IA, la Chine et les États-Unis laissant ses économies loin derrière. Même si les politiques énergétiques européennes ne rendaient pas déjà la construction massive de centres de données d’un coût prohibitif, la fragmentation de ses marchés financiers rendrait extrêmement difficile la levée des fonds nécessaires.
Officiellement clôturé le 31 décembre 2025, le taux de décaissement du Projet d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base aux citoyens (PAGDS) a atteint 99% sur financement initial et 100% sur financement additionnel, a annoncé le coordonnateur, Madeleine Yao, lors de la cérémonie de clôture du PAGDS, le 29 juin 2026 à Abidjan.
Selon l’idée reçue, c’est une réaction autocratique et ethnonationaliste contre le capitalisme mondial et la démocratie libérale qui anime la politique du XXIe siècle. Pourtant, les événements récents ont montré que cette révolte politique est plus nuancée. À une époque marquée par des mutations technologiques et économiques rapides, les gens se tournent inévitablement vers le passé. Mais la nostalgie peut inspirer aussi bien les ethnonationalistes que ceux qui cherchent à résister à l’autocratie.
Chez Vanguard, nous prévoyons une croissance du PIB américain de 3 % en 2027, une estimation nettement supérieure aux autres prévisions des experts, ce qui laisse entrevoir un soutien toujours aussi fort aux actifs risqués. Une telle croissance ne constituera pas une simple amélioration progressive, mais plutôt un changement fondamental dans la trajectoire de croissance de l’économie. À la suite d’une étude approfondie des capacités actuelles de l’IA et de la manière dont cette technologie se compare à d’autres technologies révolutionnaires du passé, nous prévoyons un bouleversement économique majeur.
Le sommet qui s’est tenu le mois dernier entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping a montré que les relations sino-américaines passaient d’une confrontation intense à une situation plus stable. Les deux parties se sont engagées à favoriser une « relation constructive de stabilité stratégique ». Leurs désaccords n’ont pas disparu, mais chacun a pris conscience qu’une escalade continue était coûteuse, dangereuse et insoutenable. La concurrence doit être régie par des règles, et les différends doivent être gérés.
La succession de chocs qui a secoué l’économie mondiale ces derniers mois nous a donné un aperçu de notre nouvelle réalité. Le conflit dans le Golfe a retiré du marché des quantités extraordinaires — et dangereuses — de pétrole, de gaz et d’engrais, et un éventuel cycle « super » El Niño pourrait désormais entraîner des conditions météorologiques encore plus extrêmes. Cela signifie que la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques de cette année — la COP31 à Antalya, en Turquie — se tiendra alors même que des millions de personnes ont été plongées encore plus profondément dans la précarité énergétique et alimentaire, contraintes de subir des conditions véritablement terribles face à des catastrophes naturelles de plus en plus violentes.
Dans le roman Player Piano de Kurt Vonnegut, paru en 1952, les machines ont automatisé l’essentiel de production industrielle. Seuls quelques ingénieurs et cadres demeurent actifs pour superviser le tout. Tous les autres individus sont nourris et logés par l’État, sans profession.
La décision soudaine du gouvernement américain, le 12 juin, de restreindre l’accès de l’étranger à certains des modèles les plus avancés d’Anthropic confirme une fois de plus que l’IA est désormais un enjeu géopolitique de tout premier ordre. Jusqu’à récemment, les pays rivalisaient en construisant des services, des infrastructures et des applications au-dessus des systèmes d’IA de pointe. Désormais, l’accès aux systèmes eux-mêmes devient une préoccupation stratégique.
Le récent mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran promet de rétablir les flux de pétrole, de gaz naturel, de soufre et d’engrais à travers le détroit d’Ormuz, allégeant la pression sur les marchés agricoles et réduisant le risque d’une crise mondiale de sécurité alimentaire plus grave. Si ce protocole peut atténuer l’ampleur du choc (à supposer que le détroit reste ouvert), il ne peut effacer la leçon centrale des quatre derniers mois : l’agriculture demeure dangereusement vulnérable aux perturbations des chaînes d’approvisionnement en engrais.
Au cours des prochaines semaines, le Parti travailliste à la tête du Royaume-Uni désignera très certainement un nouveau dirigeant pour remplacer Keir Starmer, Premier ministre britannique aujourd’hui profondément impopulaire. Cette perspective suscite néanmoins peu d’espoir de renouveau politique ou économique. Dans les médias britanniques, et encore davantage sur les marchés financiers mondiaux, l’opinion dominante consiste à estimer que n’importe quelle révision des politiques d’un gouvernement Starmer vacillant ne ferait qu’aggraver les choses – ce qui n’est pas sans rappeler la formule employée autrefois par Lord Salisbury, Premier ministre ultra-conservateur de l’époque victorienne : « Du changement ? Quel changement ? La situation n’est-elle pas déjà assez mauvaise ? »
Au mois d’octobre dernier, le président français Emmanuel Macron se rendait à Copenhague aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, du Premier ministre polonais Donald Tusk, de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, ainsi que des dirigeants de 28 des plus grandes entreprises européennes. Ils étaient présents à l’occasion du Sommet de Copenhague sur la compétitivité, dont l’objectif était clair : discuter de la manière dont l’Europe peut demeurer compétitive dans une économie mondiale de plus en plus impitoyable.
Il apparaît désormais clairement que la révolution de l’IA laisse présager un profond remaniement des facteurs déterminants de la puissance militaire mondiale. Pour les États-Unis et l’Europe, beaucoup dépendra de leur capacité à inverser le déclin marqué de leurs secteurs de la défense et de l’industrie.
Malgré des progrès extraordinaires dans la lutte contre la mortalité infantile et des maladies comme le VIH, la polio et le paludisme, le système mondial de santé est mis sous tension, non seulement par la contraction des ressources, mais aussi par un niveau de contrôle sans précédent et des attentes en hausse.
– L’an dernier, lors du premier Forum de Berlin sur la mobilité climatique, les dirigeants de pays vulnérables d’Afrique, d’Asie du Sud, du Pacifique, des Caraïbes et d’ailleurs ont insisté sur une réalité urgente et trop souvent négligée : le changement climatique menace non seulement la planète, mais également les populations qui l’habitent. À mesure que les effets du changement climatique s’intensifient, les communautés les plus exposées sont confrontées à des choix de plus en plus difficiles. Certaines personnes décident de rester afin de préserver leurs traditions culturelles et leurs moyens de subsistance, malgré des risques croissants. D’autres estiment n’avoir plus d’autre choix que de quitter leur foyer. Des communautés entières sont parfois contraintes de se déplacer.
La perspective d’une intelligence artificielle générale (IAG) — c’est-à-dire de systèmes capables d’accomplir n’importe quelle tâche cognitive humaine — suscite à la fois espoir et inquiétude. Si l’IAG pourrait entraîner une amélioration sans précédent du niveau de vie à l’échelle mondiale, elle pourrait également réduire considérablement la demande de main-d’œuvre humaine, alimentant ainsi le chômage, les troubles sociaux et les conflits. Ces dernières années, le débat sur l’IA a largement oscillé entre ces deux extrêmes.
Le cessez-le-feu qui aurait été conclu récemment entre les États-Unis et l’Iran reflète le désespoir du président américain Donald Trump de sortir du bourbier qu’il a lui-même créé. Finie la série d’objectifs confus qu’il vantait au début de la guerre. Tout ce que l’administration Trump aurait obtenu dans ce nouvel accord , c’est la promesse de rouvrir le détroit d’Ormuz, qui était ouvert avant la guerre, et des projets de nouvelles négociations sur le programme nucléaire iranien, qui faisaient déjà l’objet de discussions. Mais même ces objectifs revus à la baisse pourraient s’avérer inatteignables si Israël poursuit son combat contre le Hezbollah au Liban.
Lorsque les dirigeants du G7 se réuniront à Évian le 15 juin, ils seront confrontés à un ordre d’après-guerre en bout de course. Les Nations Unies, les institutions de Bretton Woods et les autres piliers de la coopération internationale – tous fondés sur la conviction selon laquelle des règles universelles pouvaient sous-tendre la gouvernance mondiale – nous ont offert plusieurs décennies de relative stabilité et d’intégration économique. Seulement voilà, le monde d’aujourd’hui est trop multipolaire, trop interconnecté numériquement et trop hétérogène sur le plan politique pour qu’un large consensus puisse à lui seul constituer le principal mécanisme de gestion des affaires mondiales.
Dans son article fondateur de 1956 intitulé «The Magical Number Seven, Plus or Minus Two », le psychologue américain George Miller a avancé un argument d'une simplicité trompeuse : notre mémoire de travail ne peut retenir que sept éléments d'information à la fois. En effet, Miller a mis en évidence une contrainte stricte pesant sur la capacité de traitement de l’esprit humain, démontrant que la cognition à court terme opère dans des limites étonnamment étroites.
Les banques multilatérales de développement (BMD), au premier rang desquelles la Banque mondiale, ont été créées pour fournir des capitaux aux pays en développement qui ne pouvaient pas les mobiliser sur leur marché intérieur ni en obtenir à l’étranger à des conditions abordables. Pendant des décennies, elles ont comblé ce manque. Mais à mesure que davantage de pays passent du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu intermédiaire (selon la classification de la Banque mondiale) et que l’environnement financier mondial se durcit, le rôle des BMD doit, lui aussi, évoluer.
Les difficultés étaient déjà nombreuses en début d’année pour les économies africaines : baisse de la demande mondiale relative à leurs biens et services, imprévisibilité des droits de douane et autres barrières commerciales, surendettement après la pandémie, chômage structurel et importantes sorties nettes de capitaux. Ces difficultés ont ensuite été aggravées par la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a plongé le Moyen-Orient dans l’instabilité, conduit à l’interruption du trafic dans le détroit d’Ormuz, et accentué les pressions inflationnistes. Aujourd’hui, l’inflation atteint des taux à deux chiffres dans certains pays africains. Solution traditionnelle de politique monétaire, une hausse des taux d’intérêt ne permettra cependant pas de contenir cette inflation, et pourrait même l’alimenter.
L’encyclique du pape Léon XIV sur l’IA, intitulée Magnifica Humanitas, relance le débat sur la nature fondamentale de cette technologie. Se pourrait-il que l’IA soit dotée d’une conscience ? Comment raisonne-t-elle ? Que laisse présager sa progression rapide ?
Alors qu’elle était sur le point d’être éradiquée dans de nombreuses régions du monde, la rougeole a fait un retour inquiétant à l’échelle mondiale ces dernières années, avec environ 10,3 millions de cas en 2023, soit une hausse de 20 % par rapport à 2022. Si les épidémies se sont concentrées en Afrique, en Méditerranée orientale, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, les pays à revenu élevé ont également connu une résurgence, les États-Unis ayant signalé 1 983 cas confirmés pour cette seule année. Ces expériences mettent en lumière une douloureuse réalité en matière de santé publique : même les programmes de vaccination les plus efficaces sont vulnérables à l'érosion.
La tour de Babel est le récit biblique racontant comment l’humanité, unie par une seule langue et une seule ambition, tente de construire une tour jusqu’au ciel. Le projet se solde par un échec, Dieu punissant les constructeurs pour leur orgueil en fragmentant l’humanité en différentes langues et cultures. Cette parabole, que le pape Léon XIV invoque explicitement dans sa première encyclique, Magnifica Humanitas, présente une ressemblance troublante avec l’IA. Cette technologie sera-t-elle le salut de l’humanité, comme l’affirment ses évangélistes, ou mènera-t-elle à la damnation, comme le craignent les sceptiques ?
Au début de l'année, des chercheurs d'Anthropic ont fait une découverte remarquable. En étudiant les mécanismes internes de Claude Sonnet 4.5, le grand modèle linguistique de l'entreprise, ils ont identifié ce qu'ils ont appelé des « concepts émotionnels » : des schémas internes correspondant à des dizaines d'états émotionnels et influençant de manière mesurable les réponses du modèle, à l'instar des schémas comportementaux humains.
Tandis que les guerres actuelles redessinent les marchés mondiaux de l’énergie, les priorités à court terme – qu’il s’agisse de la sécurisation des approvisionnements en combustibles fossiles ou du subventionnement de la consommation d’énergie – s’inscrivent de plus en plus en conflit avec les objectifs de décarbonation à long terme. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Europe s’est empressée de trouver des sources alternatives de gaz naturel liquéfié, stimulant ainsi les investissements dans de nouvelles infrastructures liées aux combustibles fossiles. De même, la fermeture du détroit d’Ormuz a conduit d’autres pays, notamment dans l’espace atlantique, à développer leur production nationale de pétrole et de gaz.
Il est admis que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran a provoqué une forte hausse des prix du pétrole, du gaz et des denrées alimentaires, aggravant les difficultés économiques dans le monde entier, en particulier dans les pays en développement. L’effet de ce conflit sur les coûts d’emprunt des États demeure, lui, moins bien compris. Dans l'ensemble du Sud mondial, ce qui avait commencé comme un choc des prix s'est transformé en choc de la dette.
Le Conseil des ministres a entériné une prise de participation additionnelle de 1 500 actions d'une valeur globale de 3,5 milliards FCFA, représentant 15 % du capital social acquise par l'État auprès de l'actionnaire majoritaire de la CMB.
Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans qu’on apprenne qu’une nouvelle ville américaine s’oppose à l’implantation d’un centre de données dédié à l’IA sur son territoire. Les habitants s’inquiètent de la hausse des coûts d’électricité, de la consommation excessive d’eau, de la pollution sonore et des autres charges que leurs communautés devront supporter pour faire fonctionner ces mastodontes gourmands en énergie.
En juin 2025, lors d’une audition sous serment devant une commission d’enquête du Sénat français, le directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France a admis que l’entreprise ne pouvait « pas garantir » la souveraineté des données des clients français en cas d’injonction légalement justifiée émise par un tribunal américain. En effet, en vertu du CLOUD Act de 2018, les autorités américaines peuvent ordonner à toute entreprise dont le siège social est situé aux États-Unis de leur remettre les données qu’elle contrôle, quel que soit son emplacement ou la filiale qui la détient.
Chaque année, des milliers de personnes dans les pays en développement meurent en attendant une greffe d’organe qui n’arrivera jamais, non pas parce que l’opération est trop coûteuse ou trop complexe, mais en raison de la pénurie de donneurs.
Lors de sa récente visite en Inde, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a, comme on pouvait s’y attendre, présenté l’Inde comme l’un des « partenaires stratégiques les plus importants » des États-Unis, invoquant les valeurs communes des deux pays, les « liens entre les peuples » et leur alignement stratégique sur « toutes les questions clés qui définiront le nouveau siècle ». Mais ce discours familier sur le partenariat sonne de plus en plus creux.
L’intelligence artificielle est en train de transformer notre façon de communiquer, d’accéder à l’information et de travailler, la répartition des revenus et des statuts sociaux, jusqu’à la manière dont nous menons la guerre. Pourtant, le débat public reste étroitement centré sur la concurrence entre les laboratoires d’IA ou sur des discussions abstraites concernant les capacités de cette technologie. Presque personne ne se demande à quoi l’IA devrait servir, ni si notre état d’esprit actuel, nos institutions et nos mécanismes de contrôle sont capables d’orienter cette technologie vers des améliorations généralisées du bien-être humain.
Dès le début, la deuxième administration du président américain Donald Trump a clairement indiqué qu’elle allait remodeler en profondeur la politique étrangère américaine. Sa stratégie de sécurité nationale, publiée en novembre dernier, déclarait que « l’époque où les États-Unis soutenaient l’ordre mondial tout entier comme Atlas est révolue » — un changement particulièrement significatif pour les nombreux alliés et partenaires des États-Unis, qui ont longtemps fait de leur dépendance vis-à-vis des États-Unis le principe central de leur sécurité nationale.
L’IA permettra-t-elle à tous les êtres humains de disposer d’un assistant personnel ? C’est possible, mais il va d’abord lui falloir apprendre à penser autrement.
Dans un récent commentaire, Dani Rodrik, l’un des plus grands experts mondiaux en économie du commerce et du développement, explique pourquoi il est devenu un « sceptique de l’industrie manufacturière » après avoir considéré pendant des décennies la production industrielle comme la clé de la croissance économique. Étant donné que l’industrie manufacturière traditionnelle ne peut absorber les 1,5 milliard de travailleurs « occupant des emplois qui ne nécessitent pas de formation universitaire et qui ne sont pas exposés à l’économie internationale par le biais du commerce ou de la délocalisation », les modèles de croissance axés sur les services doivent occuper le devant de la scène. En développant les opportunités dans le commerce de détail, l’hôtellerie et la restauration, la consommation de la classe moyenne stimulera les gains de productivité.
Les guerres de redécoupage électoral aux États-Unis ont pris une ampleur qui dépasse l’imagination la plus folle du Parti républicain. En présence d’assemblées législatives étatiques sous emprise, et d’un pouvoir judiciaire prostré, ce qui avait débuté comme une tentative du bon vieux parti visant à atténuer les pertes aux élections de mi-mandat s’est transformé en un conflit existentiel autour de ce que signifie la représentation.
Le récent sommet entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin n’ a débouché sur aucune avancée majeure concernant les droits de douane, Taïwan ou les conflits géopolitiques en cours comme la guerre en Iran, ce qui a conduit de nombreux observateurs à le qualifier d’insignifiant. Pourtant, son ton modéré et cordial a laissé entrevoir une nouvelle approche, plus pragmatique, qui reconnaît implicitement la profonde interdépendance économique des deux pays. Les présidents américain et chinois n’ont pas envisagé leurs relations bilatérales uniquement sous l’angle de la concurrence géopolitique.
Les préoccupations environnementales et climatiques semblent reculer à travers le monde. Le terme « durabilité » présente une connotation de plus en plus politique, l’administration Trump tourne ouvertement en dérision les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) des entreprises, tandis que de nombreuses sociétés relèguent au second plan leurs engagements en direction du zéro émission nette.
Les cartes ne sont jamais neutres. Elles sont certes des instruments de connaissance, mais aussi de pouvoir, d’idéologie et, souvent, de manipulation.
Cela n’est nulle part plus évident que dans la représentation de l’Afrique. Depuis des siècles, la projection de Mercator — toujours omniprésente dans les salles de classe, les médias et les plateformes numériques — déforme l’échelle réelle de l’Afrique, faisant paraître trompeusement petite l’une des plus grandes masses continentales du monde.
Plus de 50 ans après la décolonisation, l’Occident continue de considérer l’Afrique comme un simple figurant de l’économie mondiale : une source de matières premières, et guère plus. Cette vision dépassée a freiné le développement, en Afrique, d’industries manufacturières à forte valeur ajoutée et de chaînes d’approvisionnement intégrées, entravant la croissance économique. Résultat : les écarts de revenu par habitant entre l’Afrique et les autres régions se sont creusés, et la part du continent dans le commerce mondial est tombée sous les 3 %, alors même que l’Afrique représente près d’un cinquième de la population mondiale.
Le cycle mondial de l’eau est le système de survie de notre planète. C’est une puissante pompe environnementale : les forêts transpirent l’humidité et réalimentent d’immenses rivières atmosphériques d’eau douce. C’est aussi un thermostat planétaire, qui régule le climat par l’évaporation et la formation des nuages. C’est également un filtre géant, qui purifie l’eau lorsqu’elle s’infiltre à travers les sols et les zones humides.
Dans Le Pont aux trois arches, le romancier Ismaïl Kadare livre le récit de la construction d’un pont dans l’Arbëria médiévale (l’actuelle Albanie, patrie de l’auteur) à l’époque à laquelle l’Empire byzantin cède la place aux Ottomans – un pont extrêmement difficile à bâtir ainsi qu’à traverser. Aujourd’hui, chaque semaine étant marquée par de nouvelles actualités concernant la rivalité féroce entre les développeurs d’IA américains et chinois, la métaphore du pont de Kadare apparaît tout à fait adaptée à la gouvernance mondiale de l’IA.
La guerre américano-israélienne contre l’Iran a révélé comment l’instabilité peut devenir un puissant instrument politique. Les dirigeants peuvent exploiter les crises pour maintenir la loyauté de leurs partisans, même en leur imposant des coûts, et obtenir des concessions de la part de leurs adversaires nationaux et étrangers par la coercition et une imprévisibilité artificielle. Dans un article à paraître, l’économiste canadien Ronald Wintrobe qualifie cette dynamique de « thugocratie » : une forme de gouvernement fondée sur la coercition, l’intimidation et l’imprévisibilité.
Un spectre hante l’Amérique — ou du moins le New York Times: le spectre de l’autisme. En l’espace d’une semaine, le quotidien de référence a publié le portrait d’un romancier autiste de 28 ans non verbal, rendu compte de la popularité de l’émission de rencontres de Netflix Love on the Spectrum, et publié un article intitulé « Pour les personnes autistes, les cuisines de restaurant peuvent-elles être un refuge ? »
Le vice-président de la République de Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, a affirmé ce mardi 12 mai 2026 à Abidjan que l’Afrique dispose désormais des compétences nécessaires pour concevoir des systèmes d’identité numérique adaptés à ses réalités et capables de répondre aux standards internationaux.
Le Président de la République, Alassane Ouattara, a appelé ce mardi 12 mai 2026 à Nairobi à un renforcement de la souveraineté économique et financière des États africains à travers une mobilisation accrue des ressources internes du continent.
Dans un récent essai publié dans le New York Times, David DeSteno, professeur de psychologie à la Northeastern University, a posé une question provocante : la religion peut-elle rendre l’IA plus morale ? Selon lui, la religion tire son pouvoir de transformation non pas de la doctrine ou des Écritures, mais de rituels physiques tels que le jeûne, la respiration consciente et la prière en communauté. L’IA n’ayant ni corps ni capacité à éprouver de la compassion, de la gratitude ou des dilemmes moraux, ces mécanismes lui sont inaccessibles.
Le déficit de financement du développement en Afrique est le plus grand défi du continent, et il s’agit avant tout d’un problème de conception. En l’absence des instruments et des cadres réglementaires nécessaires pour canaliser l’épargne nationale vers des investissements productifs, une grande partie du capital du continent reste piégée dans la dette souveraine à court terme.
En marge du sommet Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, le président de la République, Alassane Ouattara, a multiplié les rencontres diplomatiques avec plusieurs chefs d’État africains afin de renforcer les relations de coopération et d’aborder les grands défis économiques du continent.
Le 15 avril, un groupe de pays en développement a lancé la Plateforme des emprunteurs afin de se doter d’une voix collective plus forte dans les discussions sur la gestion de la dette et les négociations financières internationales. Si cette initiative s’appuie sur l’Engagement de Séville, adopté lors de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement l’année dernière, elle était en gestation depuis longtemps. Pour paraphraser le géant de la littérature française Victor Hugo, rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue.
L'IA est passée de la Silicon Valley au cœur de la politique et de l'économie mondiales. Elle est désormais le principal théâtre de la concurrence stratégique du XXIe siècle, façonnant tout, des systèmes d'armement aux découvertes scientifiques, et restructurant fondamentalement les marchés du travail. Le pays — ou le partenariat — qui intensifiera le développement et l'adoption de l'IA occupera le terrain géopolitique.
La victoire électorale écrasante de Péter Magyar en Hongrie a suscité une avalanche de commentaires à travers le monde, pour certains comparables à des bannières publicitaires racoleuses : « Cette méthode secrète fera disparaître votre problème de populisme d’extrême droite ! » L’expérience hongroise démontrerait qu’il suffit de dénoncer la corruption du dirigeant sortant ou d’unir l’opposition pour triompher.
Au début du mois, les Émirats arabes unis ont annoncé un plan visant à faire fonctionner la moitié de leurs services publics grâce à une IA agentique d’ici deux ans. Dans le cadre de ce projet, l’IA est censée servir de « partenaire exécutif » qui « analyse, décide, exécute et s’améliore en temps réel » sans intervention humaine. Ayant passé notre carrière à la croisée de l’entrepreneuriat, de la recherche et de la politique numérique, nous pouvons affirmer sans hésitation que ce projet est imprudent. Comme les Émirats arabes unis se présentent comme un modèle numérique mondial, d’autres gouvernements se sentiront poussés à suivre leur exemple.
Lorsque le Premier ministre canadien Mark Carney a fait remarquer au mois de janvier que le monde se trouvait « au milieu d’une rupture, et non d’une transition », il a mis le doigt sur une réalité que la plupart des gouvernements ont mis du temps à accepter. L’ordre économique international qui prévalait depuis 1944 a disparu pour de bon. La question est désormais de savoir ce qui va suivre.
Dans la plupart des démocraties, un dirigeant qui confierait la diplomatie à haut risque à des membres de sa famille et à des associés d’affaires susciterait l’indignation. Mais le président américain Donald Trump n’a rencontré que peu de résistance pour l’avoir fait, beaucoup minimisant sa diplomatie de copinage en la qualifiant simplement d’«hétérodoxie ». Les conséquences à long terme seront graves.
Alors que les conséquences économiques de la guerre menée par le président américain Donald Trump contre l’Iran deviennent évidentes, les décideurs politiques du monde entier perdent patience. Les récentes réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington l’ont clairement montré, la ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, déplorant la « folie » d’une guerre qui « n’est pas la nôtre ».
Le public a perdu confiance dans les universités, et il est urgent de la rétablir. Telle est la conclusion d’un nouveau rapport très controversé publié par le Comité de Yale sur la confiance dans l’enseignement supérieur. Ce rapport reflète l’opinion courante aux États-Unis, notamment la plainte souvent entendue selon laquelle les universités sont devenues idéologiquement partiales, aliénant ainsi les conservateurs.
Pendant des décennies, les efforts mondiaux en matière de développement reposaient sur l’hypothèse que la coopération internationale, aussi imparfaite soit-elle, était en fin de compte guidée par un engagement commun à aider les pays les plus pauvres à prospérer. Cette époque est révolue. Nous sommes entrés dans une ère multipolaire, caractérisée par des rivalités stratégiques, des normes contestées et un niveau d’instabilité qui rend la planification à long terme extrêmement difficile.
Il est clair depuis longtemps que les gouvernements, trop lents à réagir, ne parviennent pas à suivre le rythme des progrès fulgurants de l’IA. L'annonce par Anthropic que son nouveau modèle Claude Mythos Preview était capable d'identifier et d'exploiter les vulnérabilités de tous les principaux systèmes d'exploitation et navigateurs web a mis en évidence les dangers liés à l'absence de réglementation de cette révolution technologique. Même le président américain Donald Trump, fervent partisan de la déréglementation, a admis qu'il faudrait un « bouton d'arrêt d'urgence » lorsque la nouvelle concernant Mythos a été révélée. Une solution aussi simple n'existe pourtant plus — si tant est qu'elle ait jamais existé.
« Quelque chose d’important est en train de se passer », a écrit Matt Shumer, fondateur d’une start-up spécialisée dans l’IA, dans un essai viral récent qui reflétait la confiance grandissante de son secteur dans le fait que cette technologie alimentera le prochain grand boom de la productivité. Jusqu’à présent, l’économie n’a pas suivi le mouvement. En effet, depuis son ralentissement brutal dans les années 1970, la productivité américaine n’a connu qu’une seule brève poussée de croissance : l’ère informatique. La production horaire a bondi d’environ 3 % par an à la fin des années 1990 et au début des années 2000, avant de s’essouffler.
Certes, l’erreur est humaine, comme l’a exprimé Alexander Pope dans ses écrits. Tous les individus sont faillibles. Certains êtres humains sont toutefois plus enclins que d’autres à commettre des erreurs. C’est l’une des justifications de la démocratie, qui consiste notamment à soumettre les décisions qui concernent le plus grand nombre à des processus délibératifs prévoyant des garde-fous. L’histoire des régimes politiques absolutistes et autoritaires abonde de personnages dont les erreurs se sont révélées désastreuses non seulement pour eux-mêmes, mais également pour les sociétés qu’ils dirigeaient.
Pour la première fois de mémoire d’homme, il semble que Dieu et le Diable soient représentés sur Terre par deux Américains. L’opposition acerbe entre le pape Léon XIV et le président américain Donald Trump ravive en effet le conflit séculaire entre le sacré et le profane, de manière nouvelle et souvent grossière.
La réunion de la Mobilisation progressiste mondiale qui vient de s’achever à Barcelone a rassemblé des dirigeants politiques, des décideurs et des militants du monde entier, unis par une préoccupation commune : la démocratie est menacée. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez l’a décrite comme un effort collectif pour faire face à la montée mondiale de l’autoritarisme, tandis que le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silvaa appelé à reconstruire le multilatéralisme et à « replacer la justice sociale au centre de l’agenda mondial ».
L’immense potentiel de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables et la croissance rapide de sa population offrent au continent une occasion rare de mettre en œuvre des stratégies économiques susceptibles de générer une croissance résiliente et durable. L’action climatique représente une formidable opportunité de développement pour l’Afrique, en plus de constituer une nécessité environnementale.
Quel est le plus grand risque posé par l'IA ? Alors que beaucoup pointeraient du doigt le système financier, il serait préférable de concentrer notre attention davantage sur les marchés du travail.
À quoi ressemblera l’Europe sans la présence militaire et politique des États-Unis ? Les Européens feraient bien de commencer à se préparer à cette éventualité, car il ne fait plus aucun doute que le président américain Donald Trump souhaite mettre fin à l’alliance de l’Atlantique Nord et qu’il est en bonne voie d’y parvenir. La seule question qui reste est de savoir s’il retirera officiellement les États-Unis de l’OTAN ou s’il se contentera de la vider de sa substance par la négligence et le mépris.
La réponse politique habituelle face aux bidonvilles — reloger les habitants, raser les quartiers et construire des logements sociaux ailleurs — est plus ancienne que les bidonvilles eux-mêmes. Elle n’a jamais fonctionné.
En 2023, le Maroc a franchi un seuil critique lorsque la valeur de ses exportations automobiles a dépassé ses recettes issues des phosphates, cette ressource minérale qui avait ancré l’économie du pays pendant au moins un siècle. Contre toute attente, un pays sans pétrole, sans gaz et sans autres atouts miniers évidents était devenu le pôle automobile le plus dynamique de la Méditerranée.
Les frappes iraniennes contre des centres de données dans le Golfe ont révélé une vulnérabilité que beaucoup préféraient ignorer. L’infrastructure qui sous-tend l’IA, le cloud computing et plusieurs autres secteurs ne constitue pas seulement un actif cyber ou commercial, mais également une cible alléchante.
La plupart des écoliers apprennent que la planète Terre présente une circonférence d’environ 40 000 kilomètres. Il ne leur est pas enseigné que l’économie mondiale dépend de seulement 160 de ces kilomètres.
Le nouveau modèle d'IA d'Anthropic, Claude Mythos Preview, a alarmé les chefs d'entreprise et les décideurs politiques du monde entier en raison de son extraordinaire capacité à détecter et à exploiter les vulnérabilités des principaux systèmes d'exploitation et navigateurs web. Même l'administration Trump, qui s'est opposée à Anthropic ces derniers mois au sujet de certaines utilisations militaires de ses modèles, semble désormais désireuse de collaborer avec l'entreprise pour protéger les infrastructures gouvernementales critiques contre les cyberattaques.
Les empires ne cèdent pas le pouvoir sans résistance. À l’apogée de l’Empire romain, les légionnaires portaient le gladius, une arme courte et précise, symbole de domination. À mesure que l’empire déclinait, les soldats finirent néanmoins par adopter la spatha, plus longue, un choix qui traduisait une perte de confiance face à leurs rivaux et aux nouveaux challengers. Cette analogie est instructive, à l’heure où l’hégémonie américaine cède la place à un monde multipolaire. La transition loin de l’architecture monétaire d’après-guerre de Bretton Woods et de l’ordre commercial fondé sur des règles sera tumultueuse. Les armes s’allongent déjà, et l’Afrique doit décider comment elle va réagir.
Les répercussions mondiales de la guerre en Iran démontrent une fois de plus que les combustibles fossiles ne constituent pour les investisseurs pas une simple exposition à une matière première parmi d’autres, mais un véritable risque géopolitique. Les prix du pétrole et du gaz ont toujours été structurellement instables, et les perturbations d’approvisionnement, où qu’elles se produisent, par conséquent susceptibles de provoquer des chocs économiques soudains partout dans le monde. Le pétrole occupant par ailleurs une place centrale dans le système énergétique planétaire, la volatilité se propage rapidement à travers le système financier.
Tandis que les conséquences tragiques de la guerre choisie par le président américain Donald Trump contre l’Iran ne cessent de s’accumuler, un cri de désespoir retentit : sommes-nous en train d’assister à la « mort du droit international » ? Cette question est légitime. Une autre, plus importante encore, doit cependant être posée : pouvons-nous profiter de cette crise pour imaginer un nouveau régime juridique international, qui serve les intérêts d’un plus grand nombre d’individus
La sélection nationale féminine a conclu avec brio sa participation aux FIFA Series 2026, en dominant le Pakistan (2-0) ce jeudi 16 avril, au Stade Olympique Alassane Ouattara.
Il y a des moments où un sentiment profond révèle quelque chose d’important sur l’histoire politique. L’un de ces moments s’est produit lorsque la Première ministre italienne Giorgia Meloni a répondu aux attaques du président américain Donald Trump contre le pape Léon XIV.
En juin 2023, Sam Altman, PDG d’OpenAI, s’est rendu à New Delhi pour s’adresser à des entrepreneurs et des investisseurs. Lorsqu’on lui a demandé si trois ingénieurs indiens disposant de 10 millions de dollars pouvaient créer quelque chose de comparable à OpenAI, sa réponse a été sans détour : il était « totalement vain » pour des start-ups aux ressources limitées de rivaliser avec des acteurs établis dans le développement de modèles de base. Dix-neuf mois plus tard, la start-up chinoise DeepSeek a démontré qu’il était possible de former un modèle de pointe pour un coût bien inférieur à celui que beaucoup dans la Silicon Valley considéraient comme indispensable.
Lorsque l’Égypte a fermé le canal de Suez pendant cinq mois en 1956, cela a déclenché une série d’événements qui ont affaibli la position mondiale de la livre sterling britannique, inauguré l’ère du pétrodollar et démontré comment un petit pays peut infliger de graves dommages à la puissance économique qui l’avait assujetti des décennies plus tôt.
Face à un environnement médiatique hostile et à une carte électorale faussée par le découpage électoral, l’opposition hongroise, menée par Péter Magyar, a triomphé de Viktor Orbán, remportant non seulement une majorité simple, mais aussi la majorité qualifiée nécessaire pour modifier la Constitution. Il s’agit d’un revirement spectaculaire, d’autant plus qu’Orbán avait obtenu des majorités qualifiées en 2014, 2018 et 2022, ce qui lui avait permis d’ancrer son parti, le Fidesz, dans les institutions de l’État et la sphère publique.
La fermeture du détroit d’Ormuz a déclenché ce que le Fonds monétaire international qualifie de rupture « mondiale mais asymétrique », perturbant l’approvisionnement d’environ un quart du pétrole, un cinquième du gaz naturel liquéfié et un tiers des engrais. Les prix de l’énergie et des engrais ont augmenté, les chaînes d’approvisionnement ont été réorientées et les conditions financières se sont resserrées de manière inégale à travers le monde.
La fermeture du détroit d’Ormuz a déclenché ce que le Fonds monétaire international qualifie de rupture « mondiale mais asymétrique », perturbant l’approvisionnement d’environ un quart du pétrole, un cinquième du gaz naturel liquéfié et un tiers des engrais. Les prix de l’énergie et des engrais ont augmenté, les chaînes d’approvisionnement ont été réorientées et les conditions financières se sont resserrées de manière inégale à travers le monde.
Alors même que les bombes israéliennes pleuvaient sur le Liban, la plupart des pays du monde ont poussé un soupir de soulagement prudent à l’annonce que le Pakistan avait négocié un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, dans le but de rouvrir le détroit d’Ormuz.
La victoire décisive de l’opposition hongroise sur le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orban a été accueillie avec soulagement dans l’ensemble du monde démocratique. Forts d’une majorité constitutionnelle, le parti de centre droit Tisza et son chef Péter Magyar s’apprêtent désormais à démanteler l’emprise exercée pendant seize ans par Orban sur les institutions de l’État. Un défi plus difficile encore consistera toutefois à faire face à l’aspiration d’une partie de la population à ce régime illibéral qui fondait le pouvoir d’Orban.
Il y a quelques années encore, l’IA semblait n’être qu’un simple gadget : un chatbot qui simulait l’intelligence en assemblant des phrases complètes en réponse aux demandes des utilisateurs, mais qui, en fin de compte, n’était guère plus sophistiqué qu’un moteur de recherche avancé. Pourtant, aujourd’hui, elle s’est révélée être un outil incroyable, capable d’accomplir des tâches que je n’aurais jamais cru possibles de mon vivant.
Le boom de l’IA est-il une bulle ? Personne ne peut en être certain. Mais une façon de répondre à cette question consiste à en poser une autre, plus accessible (et plus intéressante) : quel type d’économie mondiale devrait émerger pour que les valorisations boursières actuelles aient un sens ?
La fermeture du détroit d’Ormuz a des conséquences dévastatrices à l’échelle mondiale. Le prix du pétrole a fortement augmenté, le gaz naturel liquéfié est devenu beaucoup plus cher sur les principaux marchés, le coût des engrais devrait rester élevé tout au long de la saison des semailles, et le gaz de pétrole liquéfié est difficile à trouver dans certaines régions.
La part du dollar américain dans les réserves de change mondiales a atteint son apogée en 2001 et n’a cessé de diminuer depuis. Mais si cette tendance devrait se poursuivre, elle progresse très lentement, ce qui signifie que le billet vert conservera sa domination relative — et que les pays du Sud continueront de subir les conséquences de la politique américaine — pendant de nombreuses années encore.
La guerre américano-israélienne contre l’Iran a déstabilisé l’ensemble du Moyen-Orient, causé d’énormes pertes humaines et environnementales, et provoqué l’une des plus fortes fluctuations des prix du pétrole jamais enregistrées. Alors que les répercussions se font sentir sur les marchés boursiers mondiaux et font grimper la dette publique, les décideurs politiques doivent reconnaître que ce type de choc énergétique n’est pas une crise isolée et de courte durée. Il représente notre nouvelle réalité.
Les récentes crises énergétiques, en particulier la guerre en Iran, ont mis en évidence la vulnérabilité de nombreux pays face aux conflits, aux perturbations et à la coercition. Il n’est donc pas surprenant que les gouvernements du monde entier s’empressent de réévaluer leurs stratégies de diversification énergétique et de transition.
La guerre entre les États-Unis/Israël et l’Iran confronte les économies africaines à un règlement de comptes brutal. Une fois de plus, la majeure partie du continent se retrouve à la merci de marchés mondiaux volatils du pétrole et du gaz, en raison de dépendances énergétiques et de déficiences structurelles enracinées dans des décennies de néocolonialisme. Avec des prix du pétrole dépassant les 100 dollars le baril, les économies africaines doivent s’engager dans une offensive stratégique vers la souveraineté énergétique propre.
La bataille juridique qui oppose actuellement la startup Anthropic à l’administration du président américain Donald Trump révèle quelque chose de profondément troublant quant à l’état actuel de la gouvernance de l’IA. Une entreprise privée se montre en effet aujourd’hui plus attachée aux garde-fous éthiques que l’armée la plus puissante au monde.
À travers un récent discours dans lequel il qualifie de « fiction » l’ordre international fondé sur des règles, le Premier ministre canadien Mark Carney a popularisé en Occident un thème central des débats au sein des pays du Sud. Les pays en voie de développement et les économies émergentes critiquent depuis de nombreuses années l’application incohérente des règles internationales, et le deux poids deux mesures qui s’inscrit au cœur de l’ordre mondial. Un dirigeant occidental reconnaît aujourd’hui lui aussi cette hypocrisie.
Dans un discours décousu adressé au peuple américain le 1er avril, le président américain Donald Trump a affirmé que la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran était un succès, s’engageant à « finir le travail… très rapidement ». Cette déclaration était en contradiction flagrante avec les faits. Trump continue de prétendre que l’Iran n’est qu’un petit adversaire de plus pour les États-Unis, capable uniquement d’encaisser les coups, de riposter localement et, au final, de céder sous la pression militaire et économique soutenue. En réalité, l’Iran a bouleversé le modèle sur lequel l’interventionnisme américain s’est longtemps appuyé.
La guerre américano-israélienne contre l’Iran est un signal d’alarme pour l’Union européenne : l’énergie reste une vulnérabilité stratégique majeure. Mais remédier à cette vulnérabilité en affaiblissant certains éléments du système européen d’échange de quotas d’émission, comme semble le vouloir le Conseil européen, ne permettrait en rien de relever un défi qui dépasse largement la dépendance aux combustibles fossiles importés. La véritable source de la vulnérabilité de l’Europe réside dans un système énergétique fondamentalement incompatible avec la puissance économique du XXIe siècle.
L’Assemblée générale des Nations Unies a récemment qualifié la traite transatlantique des esclaves, qui a duré quatre siècles, de « crime le plus grave contre l’humanité », et appelé à des réparations pour ses victimes en Afrique, dans les Caraïbes et sur le continent américain. Sur 193 États membres de l’ONU, 123 ont voté en faveur de l’adoption de la résolution, le bloc afro-caribéen ayant été rejoint par de nombreux pays d’Amérique latine et d’Asie. Il convient de noter que les États européens les plus coupables d’esclavage transatlantique, et par conséquent les plus responsables du paiement de réparations, se sont abstenus.
Au XXIe siècle, le pouvoir ne réside plus uniquement dans le territoire, le capital ou la technologie. Il réside dans quelque chose de bien plus insaisissable et limité : l’attention humaine. Le verdict rendu par le jury dans un procès civil américain, qui a jugé Meta et YouTube responsables d’ avoir délibérément rendu leurs jeunes utilisateurs dépendants, entraînant de nombreux problèmes de santé mentale, n’est probablement qu’une première escarmouche dans ce qui s’annonce comme une longue guerre.
Les monarchies riches en pétrole du golfe Persique sont souvent qualifiées de « pétro-États ». La guerre américano-israélienne contre l'Iran a mis en évidence qu'il s'agit également de royaumes de l'eau salée, des sociétés dont la survie dépend du dessalement, c'est-à-dire de la transformation de l'eau de mer en eau potable à l'échelle industrielle. La vie dans le Golfe repose sur la « magie noire » qui consiste à transformer le pétrole et les revenus pétroliers en eau. Cette prouesse technologique a alimenté la croissance dynamique de la région, mais elle apparaît désormais comme sa plus grande vulnérabilité.
La guerre américano-israélienne contre l’Iran est un signal d’alarme pour l’Union européenne : l’énergie reste une vulnérabilité stratégique majeure. Mais remédier à cette vulnérabilité en affaiblissant certains éléments du système européen d’échange de quotas d’émission, comme semble le vouloir le Conseil européen, ne permettrait en rien de relever un défi qui dépasse largement la dépendance aux combustibles fossiles importés. La véritable source de la vulnérabilité de l’Europe réside dans un système énergétique fondamentalement incompatible avec la puissance économique du XXIe siècle.
Depuis le surgissement spectaculaire de ChatGPT d’OpenAI à la fin de l’année 2022, économistes et commentateurs débattent des effets potentiels de l’IA générative sur la productivité. Une question normative se pose néanmoins d’un point de vue culturel et politique : à quelle croissance de la productivité nos sociétés aspirent-elles ?
En 2005, le Sommet mondial des Nations unies, auquel ont participé plus de 170 chefs d’État et de gouvernement, a pris l’engagement politique de prévenir le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité. Mais en approuvant la responsabilité de protéger, ou R2P, ont-ils également ouvert la voie juridique à la guerre américano-israélienne contre l’Iran ?
Les « Deux sessions » chinoises qui viennent de s’achever – les réunions annuelles de l’Assemblée populaire nationale et de la Conférence consultative politique du peuple chinois – ont délivré un message clair : la technologie sera le principal moteur de l’avenir économique du pays.
Après avoir déclaré que l’armée iranienne était « hors jeu », le président américain Donald Trump a appelé la Grande-Bretagne, la France, le Japon et la Corée du Sud – ainsi que la Chine, partenaire stratégique de l’Iran – à envoyer des dragueurs de mines et des forces navales pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Lorsque les alliés ont hésité, la demande s’est transformée en avertissement : l’OTAN ferait face à un avenir « très sombre » si elle refusait.
On ne saurait trop insister sur l’ampleur avec laquelle le président américain Donald Trump a remodelé le paysage international au cours des 14 derniers mois. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la politique étrangère américaine a largement suivi une approche internationaliste. Des institutions telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce – toutes fondées et dirigées par les États-Unis – ont contribué à maintenir l’ordre multilatéral, tandis que les relations économiques entre la plupart des pays fonctionnaient selon le principe de non-discrimination.
La bactérie responsable de la tuberculose est connue depuis 1882, et un traitement efficace a été mis au point il y a plusieurs décennies. Pourtant, la tuberculose reste la maladie infectieuse la plus mortelle au monde.
Avant même que le président américain Donald Trump ne bouleverse le système commercial mondial en brandissant les droits de douane comme une arme pour forcer les autres dirigeants à se plier à sa volonté, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) peinait déjà à rester pertinente et efficace. Face à l’intensification de la concurrence entre les grandes puissances et aux profondes divergences sur les règles et les priorités commerciales, les 166 pays membres de l’OMC se sont retrouvés paralysés par un engagement rigide en faveur d’une prise de décision par consensus (ce qui, dans la pratique, signifie l’unanimité).
Lorsque les responsables politiques parlent aujourd’hui de l’Afrique et du changement climatique, ils ont tendance à employer les mêmes mots : « leadership », « opportunité » et « solutions ». L’Afrique n’est plus présentée principalement comme un continent vulnérable aux effets de la hausse des températures, mais plutôt comme un acteur indispensable de la réponse mondiale au changement climatique, l’accent étant mis sur son potentiel en énergies renouvelables, ses puits de carbone naturels, ses minéraux essentiels et sa main-d’œuvre jeune.
Au milieu des années 1960, le mathématicien et cryptographe de Bletchley Park I. J. Good a proposé une expérience de pensée qui est depuis devenue le credo séculier de la Silicon Valley. Si nous construisions une « machine ultra-intelligente », affirmait-il, celle-ci pourrait alors concevoir des machines encore meilleures, déclenchant une explosion d’intelligence qui laisserait la cognition humaine loin derrière. La première machine de ce type serait donc « la dernière invention que l’homme aurait jamais besoin de faire ».
Alors que je fête le premier anniversaire de mon incarcération à la prison de Silivri, les événements qui se déroulent au-delà de ces murs suggèrent que nous assistons non seulement à un changement de politique, mais aussi à l’effondrement de l’ordre international. Les gros titres sont dominés par l’escalade de la violence en Iran et dans tout le Moyen-Orient, nous rappelant sans détour que la politique de puissance dicte à nouveau les termes des affaires mondiales.
La décision de la Cour suprême des États-Unis d’annuler les droits de douane généralisés imposés par le président Donald Trump en vertu de la loi de 1977 sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux a constitué une victoire claire pour ceux qui croient en l’État de droit et aux institutions démocratiques. Mais la joie a été de courte durée aux États-Unis et à l’étranger, car la décision de la Cour a rapidement engendré une incertitude encore plus grande quant à la politique commerciale américaine et aux relations extérieures, y compris avec ses alliés historiques.
La politique étrangère américaine a touché un nouveau fond sous la présidence de Donald Trump. La guerre que mène son administration contre l’Iran, peu de temps après la capture du dictateur vénézuélien, portera préjudice aux États-Unis, et transformera la manière dont le reste du monde perçoit la puissance américaine.
Depuis le début du siècle, l'Inde a presque doublé la proportion de ses foyers raccordés à l'électricité, passant de 56 % en 2000 à près de 100 % aujourd'hui. Ce faisant, elle a apporté l'une des plus grandes contributions mondiales à la réduction du déficit électrique mondial, qui est passé de 1,4 milliard à 700 millions de personnes. Aujourd'hui, le Nigeria, qui figure actuellement parmi les pays ayant la plus grande population non électrifiée au monde, pourrait être à l'aube d'une transformation énergétique similaire.
Depuis le début de la campagne américano-israélienne contre l’Iran, seule une poignée des 100 navires qui transitaient autrefois chaque jour par le détroit d’Ormuz ont réussi à le franchir. Aujourd’hui, alors que l’Iran aurait posé des mines marines dans ce passage étroit, la possibilité d’une fermeture pouvant durer des jours – voire des mois – n’est plus hypothétique.
Alors que la guerre actuelle au Moyen-Orient s’intensifie, les gouvernements et les experts en sécurité ont averti que le conflit pourrait s’étendre au cyberespace. Les entreprises et les chaînes d’approvisionnement, en particulier celles des États-Unis et de leurs alliés, pourraient être confrontées à des cyberattaques asymétriques ou de représailles de la part de l’Iran ou de groupes affiliés cherchant à exercer une pression au-delà du champ de bataille. Dans ce contexte, la cyber-résilience des réseaux d’approvisionnement mondiaux n’est plus une préoccupation théorique, mais une priorité opérationnelle urgente.
À l’occasion de la Journée mondiale des consommateurs, célébrée le 15 mars 2026, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, a réaffirmé la détermination du gouvernement à protéger le pouvoir d’achat des populations, dans un contexte économique mondial sous tension.
En 1945, alors que s’achève la Seconde Guerre mondiale, l’économiste Albert O. Hirschman publie son ouvrage National Power and the Structure of Foreign Trade, dans lequel analyse la manière dont les États-nations façonnent les modèles commerciaux à leur avantage sur le plan stratégique. Ce livre passera complètement inaperçu. Il fera seulement l’objet d’un bref résumé dans l’American Political Science Review, et ne sera que rarement voire jamais cité par d’autres économistes et auteurs.
L’Afrique prend le contrôle de son avenir climatique. Incapable de compter sur l’aide étrangère et le financement traditionnel du développement pour répondre à ses besoins, le continent mobilise des investissements en utilisant de nouveaux modèles qui intègrent les initiatives climatiques aux objectifs de développement. Il ne s’agit pas simplement de reformuler d’anciennes approches, mais d’un changement fondamental dans la manière dont l’action climatique est conçue et mise en œuvre à travers l’Afrique.
Une inquiétude familière est revenue sur les marchés financiers. Amazon consacre 100 milliards de dollars à des centres de données. Meta s’est engagé à investir plus de 600 milliards de dollars dans leur construction sur trois ans. Microsoft, Google et Apple prévoient de dépenser des centaines de milliards supplémentaires. Avec des investissements dans l’IA qui se chiffrent en milliers de milliards, assistons-nous à une bulle, et que se passera-t-il si elle éclate ?
La petite société d’analyse financière Citrini a récemment semé la panique sur les marchés financiers en présentant un scénario dans lequel l’IA mettrait fin à la plupart des emplois de cols blancs d’ici 2028, avec des conséquences désastreuses pour l’économie dans son ensemble. Cette prévision est toutefois certainement trop pessimiste à certains égards. En dehors de quelques secteurs, comme celui des logiciels, les frictions liées à l’adoption et la simple inertie ralentiront probablement le rythme du changement. Cela a toujours été le cas. Par exemple, bien que les centraux téléphoniques automatisés aient été possibles dès les années 1920, le dernier opérateur téléphonique humain aux États-Unis n’a été remplacé que dans les années 1980.
La volonté de protéger les mineurs sur Internet a pris un nouvel élan, car de plus en plus de personnes prennent conscience de l'ampleur et de la gravité des dangers en ligne, du grooming au cyberharcèlement en passant par la dépendance.
Depuis son retour au pouvoir l'année dernière, le président américain Donald Trump a ordonné des frappes militaires dans les Caraïbes, dans l'est du Pacifique, en Afrique et au Moyen-Orient, visant des bateaux soupçonnés de trafic de drogue et des groupes terroristes présumés. Il a attaqué le Venezuela et kidnappé son dirigeant, Nicolás Maduro. Et il s'est joint à Israël dans une offensive à grande échelle contre l'Iran, qui constitue une escalade majeure par rapport aux frappes de l'année dernière, censées avoir « détruit » les installations nucléaires du pays. Parallèlement, il resserre l'étau autour de Cuba, dans l'espoir que la crise humanitaire qui en résultera ouvrira la voie à une « prise de contrôle amicale » de l'île par les États-Unis.
Les récentes réductions de l’aide étrangère par les gouvernements donateurs ont provoqué dans les pays du Sud de douloureuses mesures d’austérité, telles que le plafonnement des prestations sociales, le gel des salaires ou encore la baisse des subventions. Ce revirement politique impacte de manière particulièrement dramatique les femmes – qui se retrouvent privées d’emploi, de services ainsi que de protections – et provoque des difficultés économiques généralisées au sein de nombreux pays en voie de développement.
Nous ne savons pas quand la prochaine épidémie ou pandémie frappera, ni où la prochaine menace infectieuse émergera. Nous savons toutefois que la nature de cette menace évolue constamment. L’une des conclusions les plus préoccupantes de la Conférence sur la sécurité de Munich de cette année est que l’édition génétique assistée par l’IA a considérablement réduit les obstacles au développement d’armes biologiques génétiquement modifiées. Nous devons nous préparer à vivre avec une incertitude encore plus grande quant à savoir si les menaces infectieuses émergentes sont naturelles ou artificielles, et si elles ont été libérées accidentellement ou délibérément.
Dans les relations internationales, il arrive qu’une action gouvernementale manifestement illégale soit moralement justifiable. Bien que les exemples historiques dans lesquels la légitimité l’emporte sur la légalité soient rares, ils existent bel et bien. La question de savoir si la guerre conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran correspond à un cas de ce type mérite davantage d’attention qu’elle n’en suscite jusqu’à présent.
La guerre avec l'Iran s'étend plus rapidement que beaucoup ne l'avaient prévu. Les représailles de la République islamique contre les États arabes du Golfe se sont étendues au-delà des cibles militaires pour toucher des infrastructures civiles essentielles, notamment des aéroports, des usines de dessalement d'eau et des installations énergétiques. Le Hezbollah a ouvert un deuxième front depuis le Liban. Le président américain Donald Trump suggère que les opérations pourraient durer « quatre à cinq semaines », mais avec près de 50 hauts responsables iraniens tués, on ne sait pas qui pourrait être en mesure de négocier une sortie de crise.
L’environnement indien se détériore rapidement. De l’aggravation de la pollution atmosphérique dans les grandes villes à l’intensification des vagues de chaleur, en passant par la pénurie d’eau et les inondations récurrentes, le stress climatique n’est plus un scénario abstrait ou une menace lointaine ; il est bien réel, et se produit chaque jour. L’Inde est également une économie en pleine croissance, et son gouvernement s’est engagé à faire en sorte qu’elle le reste, en investissant dans l’expansion des infrastructures, l’exploitation minière et le développement urbain. Ces projets se heurtant souvent à la résistance des communautés locales, la question de savoir comment concilier ambition économique et durabilité environnementale devient urgente.
Alors que le conflit avec l’Iran redéfinit les hypothèses en matière de sécurité mondiale et les marchés énergétiques, le débat aux États-Unis s’est largement concentré sur les raisons qui ont poussé le président Donald Trump à choisir la guerre. Était-ce pour des raisons de politique intérieure, par désir de montrer sa force, par erreur de calcul ou pour d’autres raisons ?
Il est difficile d'en vouloir à ceux qui se réjouissent de la chute des théocrates iraniens qui ont abattu des foules de leurs concitoyens – certaines estimations atteignent jusqu'à 30 000 morts rien qu'au cours des derniers mois. Dans le même temps, l'attaque aérienne lancée contre l'Iran par les États-Unis et Israël annonce une période de violence indisciplinée, illégale et arbitraire qui sera difficile à contenir.
Il est difficile d’en vouloir à ceux qui se réjouissent de la chute des théocrates iraniens, qui ont abattu des foules entières de leurs compatriotes, faisant d’après certaines estimations jusqu’à 30 000 morts au cours des derniers mois seulement. D’un autre côté, l’attaque aérienne lancée contre l’Iran par les États-Unis et Israël annonce une période de violences chaotiques, illégales et arbitraires, qui seront difficiles à contenir.
Dans les relations internationales, une action gouvernementale manifestement illégale peut parfois être moralement défendable. Si les exemples historiques où la légitimité l'emporte sur la légalité sont rares, ils existent néanmoins. La question de savoir si la guerre conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran est un cas de ce type mérite davantage d'attention qu'elle n'en a reçu jusqu'à présent.
Un nouveau discours gagne actuellement du terrain en Europe : le continent pourrait rebâtir sa puissance technologique en tirant parti de ses avantages de longue date dans les domaines de la mécanique, de l’automatisation et de l’ingénierie. Combinés à sa tradition open source profondément enracinée, ainsi qu’à ses modèles d’IA de nouvelle génération, ces atouts pourraient faire de l’Europe une superpuissance industrielle en matière d’IA. Certes prometteuse, cette vision peut-elle réellement inverser le déclin technologique de l’Europe
Alors que l’ordre mondial est mis à rude épreuve, la course au contrôle des ressources énergétiques et minérales est de plus en plus considérée comme une question de sécurité nationale. Du Venezuela au Groenland, en passant par la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ukraine, la concurrence pour les ressources stratégiques façonne les dynamiques de pouvoir, les alliances et les conflits à l’échelle mondiale.
Lorsqu'ils mettent en garde contre « l'effacement de la civilisation » occidentale, le président américain Donald Trump et le vice-président JD Vance citent souvent le Royaume-Uni, et en particulier Londres, pour étayer leur argumentation. Mais si le Royaume-Uni offre effectivement une leçon à retenir, ce n'est pas celle que MAGA a en tête. Plutôt que de se livrer à des guerres culturelles anti-immigration, Trump et ses partisans feraient mieux d'examiner comment la Grande-Bretagne a lutté contre la perte de sa prééminence mondiale. Aucun autre pays n'offre un aperçu aussi clair de l'avenir potentiel des États-Unis
Robert Mugabe, l'ancien dictateur du Zimbabwe, a remporté le gros lot à la loterie nationale de son pays en 2000. Il l'a remporté pour une raison simple : parce qu'il le pouvait. Une fois que vous avez détruit les institutions qui limitaient votre pouvoir, comme Mugabe l'a fait pendant ses 37 ans de règne, vous pouvez gouverner pour votre enrichissement personnel, votre glorification personnelle ou simplement votre divertissement personnel. Quel meilleur moyen de démontrer un pouvoir sans limites que de montrer que le système de règles existant est une farce ? Les dommages que ce type de comportement peut causer aux normes et aux institutions font partie du plan.
L'une des principales conclusions de l'audition de confirmation au Sénat de Casey Means – diplômée en médecine devenue « influenceuse bien-être » et candidate du président Donald Trump au poste de chirurgienne générale des États-Unis – est que la politique vaccinale américaine reste otage de l'idéologie. Illustrée par les politiques du secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS) Robert F. Kennedy, Jr., cette idéologie freine les investissements dans les vaccins et déstabilise le développement et les tests de produits, avec des conséquences potentiellement graves pour la santé humaine et la capacité d'innovation des États-Unis.
Le débat sur l'IA reste largement centré sur trois questions clés : quels emplois vont disparaître ? Quelles compétences vont perdurer ? Et les évaluations actuelles sont-elles justifiées ? Mais ces questions, bien qu'importantes, occultent une question plus profonde : qu'est-ce qui remplacera le temps comme mesure de la valeur, et qui le contrôlera ?
Le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, et les responsables de programmes de son ministère, notamment des Marchés publics, du Budget, des Impôts, du Trésor et de la comptabilité publique, de l'Administration générale, des Douanes, de la Gestion des financements, et de la Gestion macro-économique et politique économique et financière, ont signé officiellement les lettres d'engagement sur la performance pour l'exercice 2026.
Le discours dominant sur l’IA est le suivant : il faut aller vite ou prendre du retard. Les gouvernements sont exhortés à adopter rapidement cette technologie, à la déployer à grande échelle et à la réglementer avec souplesse, comme si la vitesse elle-même était une stratégie de développement.
Le rejet par la Cour suprême américaine du recours par Donald Trump à la loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux (IEEPA) pour imposer des droits de douane spécifiques à certains pays a fait la une des journaux et suscité des dénonciations virulentes de la part du président lui-même. Mais l'impact économique de cette décision sur les autres pays et le commerce mondial devrait être limité.
Aux alentours de Noël, le président américain Donald Trump s’en est pris une nouvelle fois de manière xénophobe et déshumanisante aux migrants somaliens présents au Minnesota, les qualifiant de « déchets » indésirables, et parlant de gangs somaliens « envahissant » l’État, « écumant les rues » à la recherche de « proies ». Peu de temps après, Trump déployait à Minneapolis et Saint Paul plusieurs milliers d’agents fédéraux dans le cadre d’une vaste opération de répression, qui a déclenché des troubles généralisés, et entraîné la mort des citoyens américains Renee Good et Alex Pretti.
L’Union européenne est largement considérée comme le leader mondial en matière d’action climatique, une position qu’elle occupe depuis plusieurs décennies. Bien sûr, la plupart des États membres sont trop petits pour avoir un impact significatif sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) à eux seuls. En tant que bloc, ils ont toutefois réussi à générer des retombées politiques positives, créant un cercle vertueux dans lequel leurs ambitions climatiques encouragent d’autres pays à suivre leur exemple.
Avec une dette publique estimée à 132 % du PIB, le Sénégal ne peut ignorer la question de sa viabilité. Il ne s'agit pas d'une question simple, car la viabilité de la dette dépend à la fois des conditions actuelles et des choix qui restent à faire, non seulement par le Sénégal, mais aussi par un large éventail d'acteurs externes. Aussi indésirable que cela puisse être pour les prêteurs à Londres, Paris, Washington et Pékin, les dirigeants sénégalais doivent sérieusement se demander si le défaut de paiement est la meilleure solution.
À l’approche de sa visite très attendue à Pékin – la première de son mandat de chancelier allemand – Friedrich Merz a livré une analyse franche de la position internationale de la Chine. Selon Merz, la Chine favorise systématiquement les dépendances, cherche à remodeler l’ordre international, et pourrait atteindre la parité militaire avec les États-Unis. Par ailleurs, comme le soulignent de plus en plus les dirigeants allemands, sans le soutien de la Chine, le président russe Vladimir Poutine ne serait pas en capacité de poursuivre sa guerre en Ukraine – qui dure depuis quatre ans, et qui a fait voler en éclats l’ordre sécuritaire européen de l’après-guerre froide.
S'il subsistait encore des doutes quant au retour de la politique des grandes puissances, ils ont été dissipés par l'attaque du président américain Donald Trump contre le Venezuela, ses menaces d'annexion du Groenland et son refus de prolonger le traité New START limitant les arsenaux nucléaires des États-Unis et de la Russie. Ces bouleversements géopolitiques sont motivés par « la volonté de puissance », comme l'a souligné Adam Tooze, notamment « le pouvoir sur les ressources, le pouvoir d'achat, la capacité de résister à l'influence des autres ».
L’IA est souvent présentée comme un moteur d’efficacité et de progrès. Elle pose toutefois un défi majeur en matière de durabilité. Si le calcul haute performance (high performance computing - HPC) permet des avancées décisives dans la modélisation climatique, la découverte de médicaments et le développement des énergies renouvelables, il consomme également des quantités d’énergie colossales.
Au mois de mars dernier, un tribunal turc ordonnait l’emprisonnement du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, dans l’attente d’un procès pour corruption. Si le président turc Recep Tayyip Erdogan nie toute motivation politique dans cette condamnation, qualifiant d’indépendante la justice de son pays, beaucoup y voient un exemple classique de recul de la démocratie : l’incarcération du leader populaire de l’opposition, sous couvert d’application de la loi. Cet événement a provoqué en Turquie des manifestations d’une ampleur jamais vue depuis plus de dix ans.
Au début du mois, l'administration du président américain Donald Trump a suscité une vague de condamnations pour sa décision d'abroger la « conclusion de danger » de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) : une reconnaissance formelle, fondée sur des preuves, que les émissions de gaz à effet de serre constituent une menace pour la santé publique. Bien que ce changement puisse sembler mineur, il est tout sauf cela. Depuis 2009, la conclusion sur les risques a étayé une grande partie de l'élaboration des politiques liées au climat au sein de l'EPA et d'autres agences.
Les infrastructures étant désormais considérées comme le principal moteur de la croissance dans les pays du Sud, les gouvernements sont tenus de construire, et vite. Seulement voilà, pour la plupart d’entre eux, la marge de manœuvre budgétaire est limitée, l’aide au développement s’amenuise, et les financements climatiques promis de longue date demeurent difficiles à obtenir. Ces États se tournent par conséquent vers les capitaux privés, et relancent avec une urgence nouvelle une idée ancienne : les partenariats public-privé (PPP)
Pour une grande partie des pays du Sud, l'électricité est une question de survie. Si la transition énergétique est souvent présentée sous l'angle climatique, des milliards de personnes la considèrent avant tout comme un moyen d'élargir les opportunités, de garantir l'accessibilité financière et d'améliorer la prestation de services.
Beaucoup craignent que l'IA ne provoque une « apocalypse de l'emploi ». Le forum de Davos de cette année a tiré la sonnette d'alarme sur les implications de cette technologie pour l'emploi, tandis que les récentes annonces de suppressions d'emplois dans les secteurs tertiaires sont largement considérées comme des signes avant-coureurs.
Les États-Unis ont longtemps été le principal moteur de la croissance mondiale, récemment alimentée par un boom de l'intelligence artificielle qui ne montre aucun signe de ralentissement. Le dollar, qui reste le pilier central de la finance mondiale, a financé cette transformation. Pourtant, le billet vert s'est montré étonnamment faible, et si le président américain Donald Trump estime que cela n'a pas d'importance, les marchés voient les choses différemment.
Dès que le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'est levé pour prendre la parole lors de la Conférence sur la sécurité de Munich de cette année, il est apparu clairement que l'administration Trump avait l'intention de changer son discours envers les alliés européens de longue date des États-Unis. Alors que le vice-président JD Vance avait profité de son discours de l'année dernière pour harceler et insulter les dirigeants européens, Rubio semblait désireux de les flatter. Après avoir rendu hommage à l'histoire et à la culture européennes – en soulignant diverses réalisations, de la chapelle Sixtine aux Beatles –, il a reconnu que les États-Unis étaient eux-mêmes un enfant de l'Europe.
Il arrive parfois qu'un événement mondial majeur exige une réponse particulière de la part de nombreuses disciplines universitaires, industries et administrations publiques. Ce fut le cas lors de la Seconde Guerre mondiale, avec les armes nucléaires et la guerre froide, et c'est à nouveau le cas aujourd'hui avec l'IA générative.
« De la merde dans un bas de soie ». Tel fut autrefois le qualificatif employé par un Napoléon furieux à l’encontre de son ministre des Affaires étrangères, le prince de Talleyrand. Cette formule m’est revenue à l’esprit lorsque j’ai écouté le ministre des Affaires étrangères de Trump, le secrétaire d’État américain Marco Rubio, s’exprimer cette année durant la Conférence de Munich sur la sécurité.
Après une réunion du Forum économique mondial à Davos le mois dernier, marquée par des tensions géopolitiques, qui a fait suite aux menaces du président américain Donald Trump contre le Groenland et aux frappes illégales contre le Venezuela, les dirigeants européens devraient reconsidérer leur dépendance à l’égard de l’énergie américaine lors de la Conférence sur la sécurité de Munich qui débutera le 13 février.
Les premiers rapports faisant état d’une infection respiratoire inconnue se propageant à Wuhan, en Chine, sont apparus pendant la période calme entre Noël et le Nouvel An 2019. À l’époque, j’étais directeur des Centres africains pour le contrôle des maladies, l’agence de santé publique de l’Union africaine, et j’essayais de me reposer après avoir passé des mois à lutter contre une épidémie mortelle d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Conscient de la gravité et de l’urgence de ce nouveau virus, j’ai toutefois convoqué l’équipe du CDC Afrique au siège à Addis-Abeba.
Dans son discours historique prononcé lors du rassemblement annuel du Forum économique mondial à Davos en janvier, le Premier ministre canadien Mark Carney a affirmé que l'ordre international ne subissait pas une « transition », mais une « rupture ». Alors que la rivalité sino-américaine s'intensifie, a-t-il averti, l'architecture sous-jacente de l'économie mondiale – des marchés ouverts régis par des règles raisonnablement prévisibles, avec les États-Unis garantissant les « biens publics » essentiels – est en train d'être remplacée par un patchwork d'accords transactionnels et coercitifs. L'interdépendance, autrefois considérée comme un moteur de prospérité partagée, est de plus en plus perçue comme une vulnérabilité à exploiter.
Les médias du monde entier sont en train de mourir. En plus d'un manque persistant de financement, ils doivent désormais faire face aux résumés générés par l'IA et aux chatbots, qui leur volent leur audience. Une étude récente a révélé qu'en 2025, le trafic en ligne vers les sites d'information avait chuté d'un tiers. Ce problème devrait préoccuper tout le monde, et pas seulement les journalistes et les dirigeants des médias, car les sociétés démocratiques ne peuvent fonctionner sans informations de qualité. À une époque de polarisation, de fragmentation et de recul démocratique, les médias qui fournissent un journalisme de qualité sont plus nécessaires que jamais.
Les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) pourraient-ils un jour lancer une monnaie commune pour contester la position dominante du dollar américain dans l'économie mondiale ? Comme beaucoup d'économistes internationaux conventionnels, j'ai généralement rejeté cette idée, malgré mon propre rôle dans la création de l'acronyme BRICS, qui a conduit à la création d'un club BRICS officiel (depuis élargi au BRICS+, avec l'ajout de cinq nouveaux membres).
L’expiration du traité New START ne signifie pas seulement la disparition des limites quantitatives imposées aux arsenaux nucléaires de la Russie et des États-Unis. La mort de ce traité vient également démanteler un système de partage de connaissances – inspections, échanges de données et régimes de notification – qui rendait possibles des engagements crédibles.
L'expiration du traité New START a fait plus que supprimer les plafonds numériques sur les arsenaux nucléaires de la Russie et des États-Unis. La fin du traité a démantelé un système de partage des connaissances – inspections, échanges de données et régimes de notification – qui rendait possibles des engagements crédibles.
Le monde vient de franchir une étape importante : l'accord sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique marine dans les zones situées au-delà de la juridiction nationale, communément appelé « Traité sur la haute mer », est désormais entré en vigueur. Ce traité consacre une vérité fondamentale : sans un océan en bonne santé, la vie sur cette planète ne peut perdurer.
Pendant plus de deux décennies, les États-Unis ont considéré l'Inde comme un « partenaire naturel », une puissance montante dont la situation géographique, les capacités militaires et les références démocratiques la rendaient indispensable à la stratégie américaine dans la région indo-pacifique. Cinq administrations américaines successives, républicaines comme démocrates, ont investi massivement dans le renforcement de ce partenariat, considérant l'Inde non seulement comme un marché, mais aussi comme un pari stratégique à long terme.
Les pourparlers qui viennent de s'achever entre les représentants des États-Unis, de la Russie et de l'Ukraine aux Émirats arabes unis pour mettre fin à la guerre menée par la Russie en Ukraine se sont terminés, sans surprise, pratiquement là où ils avaient commencé. Mais ces derniers efforts pourraient éclairer la façon dont les États-Unis envisagent la place de la Russie dans le système international, en particulier ce à quoi pourraient ressembler les relations bilatérales après la guerre. Comme une grande partie de la politique étrangère du président américain Donald Trump, cette vision semble être définie par des considérations commerciales.
Il n’y a encore pas si longtemps, lorsque les économies développées éternuaient, les marchés émergents s’enrhumaient. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Face aux récents chocs mondiaux, parmi lesquels la flambée de l’inflation postpandémique et la nouvelle vague de droits de douane, les marchés émergents ont bien résisté. L’inflation a continué de ralentir, les monnaies ont globalement conservé leur valeur, et les coûts d’émission de la dette sont restés à des niveaux gérables au sein de ces marchés. Aucun signe de turbulences financières du type de celles qui avaient accompagné les chocs économiques passés n’a été observé.
Les pays et les peuples du monde coexistent avec les armes nucléaires depuis huit décennies. Ces armes d'une destructivité inimaginable n'ont été utilisées que deux fois, lorsque les États-Unis ont largué des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki pour hâter la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Avant même que le président Donald Trump ne renforce ses revendications sur le contrôle américain du Groenland, les dirigeants européens réévaluaient fébrilement tous les aspects des relations transatlantiques, de la sécurité au commerce. L'un des domaines particulièrement préoccupants était le déficit supposé de « compétitivité » de l'Union européenne par rapport aux États-Unis.
En matière d’IA, le plus grand défi de l’Europe n’est pas l’arrivée soudaine de modèles étrangers de pointe ou la prolifération des plateformes américaines et chinoises sur ses marchés. Il réside dans le fait que l’économie politique générale de l’IA repose précisément sur les domaines dans lesquels l’Europe est désavantagée : la capacité de développement industriel, le calcul (centres de données et puces) et un marché unique véritablement unifié qui permettrait une expansion stratégique.
Dans toute l’Afrique, la restructuration de la dette continue de dominer l’agenda politique. Les fluctuations de plus de 11 milliards de dollars dans le service de la dette de l’Éthiopie et du Ghana en soulignent la raison : les négociations de restructuration durant souvent plusieurs années, les pays restent vulnérables aux chocs externes et leur résilience dépend fortement des devises avec lesquelles ils opèrent.
Au cours des cinquante dernières années, l’économie de la santé mondiale était simple. Les pays riches accordaient des subventions aux pays pauvres, qui utilisaient ces fonds pour répondre aux besoins de leur population en matière de santé. Le succès était mesuré en termes de services fournis ou de vies sauvées, plutôt qu’en termes de bilans financiers équilibrés. Si ce modèle était loin d’être parfait, l’approche qui le remplace aujourd’hui – axée sur l’utilisation d’outils tels que les garanties et le financement mixte pour attirer les capitaux privés – risque de produire des résultats encore pires.
En 1939, l'écrivain allemand Thomas Mann publiait son essai« Frère Hitler », dans lequel il rejetait le mythe réconfortant d'Adolf Hitler en tant que monstre surhumain. Au contraire, Mann dépeignait Hitler comme un raté médiocre et paresseux dont le pouvoir destructeur provenait précisément de son caractère ordinaire. Incapable de travailler de manière soutenue et submergé par les exigences de la vie quotidienne, Hitler possédait néanmoins une compétence extraordinaire : la capacité d'ensorceler et de mobiliser les foules.
Si les êtres humains dépendent de la coopération pour survivre et prospérer, nos travaux les plus innovants et les plus aboutis sont souvent le fruit de la concurrence. Il n'est pas toujours facile de trouver le juste équilibre entre coopération et concurrence, mais en matière d'économie mondiale, ce n'est pas aussi compliqué qu'on pourrait le croire, notamment grâce aux enseignements importants tirés de la théorie des jeux. Le président américain Donald Trump aurait tout intérêt, pour son pays et pour le monde, à se familiariser avec ces enseignements.
Quand on me demande comment je vais, je réponds généralement : « Je vais bien, mais le monde est en pagaille. » Pourtant, en tant que Danois, ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles, et incomparablement pires pour les habitants du Groenland. Avec son affirmation que la force fait le droit, ses menaces à l'égard de la souveraineté danoise, son affaiblissement des Nations unies par le biais d'un soi-disant Conseil de la paix et sa commercialisation de l'aide humanitaire, le président américain Donald Trump a clairement exprimé sa vision du monde, et celle-ci est profondément troublante.
Lorsque nous pensons aux innovations en temps de guerre, nous imaginons généralement des avancées spectaculaires : le décryptage du code Enigma nazi par Alan Turing, l'invention du radar, le développement de la bombe atomique dans le cadre du projet Manhattan. Une innovation biologique moins visible, la production massive de pénicilline, a toutefois été tout aussi révolutionnaire.
Un an après le début du second mandat du président américain Donald Trump, ses menaces commerciales se sont avérées plus modérées dans la pratique que la guerre tarifaire généralisée que beaucoup avaient initialement anticipée. Au lieu de cela, son administration a utilisé les droits d’importation élevés comme tactique de négociation, comme le démontrent les nombreux reports et exemptions. Si le taux tarifaire effectif moyen sur les importations américaines a fortement augmenté, passant de 1,5 % en 2022 à 17 % en 2025, l’impact de l’annonce des droits de douane « Liberation Day » faite par Trump en avril dernier a été plus modéré que prévu.
En 2025, l'indice du dollar, qui mesure la force du billet vert par rapport à un panier de devises majeures, a chuté d'environ 9,4 %. Au cours de la même période, le taux tarifaire effectif moyen des États-Unis a augmenté d'environ 14,4 points de pourcentage, passant de 2,4 % à 16,8 %, selon le Yale Budget Lab. Pris ensemble, ces changements impliquent que, dans le domaine du commerce des importations, les États-Unis ont connu une dépréciation effective du taux de change d'environ 24 %
Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, le monde est de plus en plus pris entre les États-Unis, superpuissance extractive, et la Chine, « superpuissance dépendante » dont l’influence mondiale repose sur la dépendance des autres pays à ses exportations. En l’absence de résistance significative, les deux pays devraient poursuivre leur course, les puissances moyennes étant contraintes de se plier à leurs exigences sous peine de représailles
Comme toujours, le discours prononcé par le président américain Donald Trump lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos le mois dernier était un mélange décousu d'affirmations mensongères, d'illogismes et de malapropismes. Il contenait toutefois une bonne nouvelle : après avoir menacé pendant des semaines de s'emparer du Groenland, par la force si nécessaire, il semblait faire marche arrière.
Le président américain Donald Trump semble déterminé à remodeler la région nord-atlantique, et il est prêt à détruire l'Occident transatlantique dans le processus. Trump et ses conseillers semblent croire que les alliances telles que l'OTAN sont un fardeau et que « l'Amérique seule » atteindra la véritable grandeur. Pourtant, en examinant le bilan de l'administration au cours de l'année écoulée, on ne trouve que des preuves d'un affaiblissement de soi.
L'Union européenne a été créée pour contrer la politique de puissance. Mais pour survivre, elle doit devenir une superpuissance, ce qui contredit le principe même sur lequel elle a été fondée. La raison en est le président américain Donald Trump, qui la force à se transformer presque contre son gré.
Le président américain Donald Trump a entamé son deuxième mandat il y a un an avec une campagne sans précédent d'anarchie. Alors que ses actes de violence s'intensifient à l'étranger et que le nombre de victimes augmente dans le Minnesota, son mépris ouvert pour la loi, tant au niveau national qu'international, n'a fait que s'intensifier.
On sait peu de choses sur le nouveau cadre annoncé par le président américain Donald Trump après ses discussions avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, à Davos ce mois-ci. S’il a apaisé les craintes d’une confrontation imminente au sujet du Groenland, il n’a pas réglé le différend sous-jacent. Tout le monde doit encore se poser la question suivante : lorsque le Danemark ou le Groenland disent non, les États-Unis doivent-ils les écouter ?
Les récents développements politiques aux États-Unis ont révélé une faiblesse fondamentale de l'Amérique. Après les menaces proférées par le président Donald Trump à l'encontre du Groenland (qu'il a ensuite retirées à Davos), le vice-président américain JD Vance a involontairement admis une dure réalité lors d'une visite dans une installation industrielle de transport maritime à Toledo, dans l'Ohio. Vantant un supposé « grand retour américain », il a reproché à l'administration de l'ancien président Joe Bidenla crise croissante du pouvoir d'achat, avant de lâcher: « On ne fait pas demi-tour avec le Titanic du jour au lendemain. »
La confiance de l’opinion publique dans les gouvernements des démocraties établies se situant aujourd’hui au plus bas, beaucoup redoutent que l’IA ne vienne aggraver le problème, en alimentant la désinformation ainsi qu’en érodant la confiance dans les faits eux-mêmes. En réalité, de nouveaux outils d’IA pourraient faire partie de la solution au déficit de confiance qui affecte les démocraties.
Le blocus naval du Venezuela par le président américain Donald Trump, la récente capture du président Nicolás Maduro par son administration et les efforts de Trump pour affirmer son contrôle sur les réserves pétrolières du pays sont le genre de mesures unilatérales agressives qui font souvent la une des journaux. Présentée par Trump comme une renaissance moderne de la doctrine Monroe, la doctrine dite « Donroe » évoque un manuel impérialiste du XIXe siècle axé sur la sécurisation du territoire, l'élimination des adversaires déstabilisateurs et la saisie des ressources naturelles.
George W. Bush a fait campagne contre les guerres étrangères et les tentatives de reconstruction nationale dans des pays lointains lorsqu'il s'est présenté à l'élection présidentielle américaine en 2000. Pourtant, une fois à la Maison Blanche, il a envoyé des dizaines de milliers de soldats en Afghanistan et a tenté d'y instaurer la démocratie, puis a fait de même en Irak.
Le 27 janvier, le deuxième retrait du président américain Donald Trump de l’accord de Paris sur le climat entrera officiellement en vigueur. Cette décision fait suite à son annonce, le 7 janvier, du retrait des États-Unis de 66 organisations internationales supplémentaires, dont 31 entités des Nations unies et 35 organismes non onusiens, désormais jugés inacceptables par son administration.
Les progrès rapides réalisés au cours des deux dernières années dans le domaine des grands modèles linguistiques (LLM) ont conduit certains à affirmer que l'IA rendra bientôt obsolète l'enseignement supérieur, en particulier dans le domaine des arts libéraux. Selon ce point de vue, les jeunes auraient tout intérêt à renoncer à l'université et à apprendre directement sur le terrain.
Les inquiétudes concernant une bulle spéculative autour de l'IA se sont intensifiées depuis le début de l'année 2026, les investisseurs et les décideurs politiques se concentrant sur la question de savoir si, et quand, elle pourrait éclater. Mais la véritable question n'est pas de savoir si les valorisations actuelles sont surévaluées, mais si le modèle économique émergent de l'IA diffère de ceux des révolutions technologiques précédentes.
En 1948, le défunt bureaucrate américain Rufus E. Miles, Jr. observait que votre position sur une question dépendait de votre place dans la hiérarchie. Scott Bessent, ancien gestionnaire de fonds spéculatifs aujourd'hui secrétaire au Trésor du président américain Donald Trump, incarne parfaitement cette maxime.
Le président américain Donald Trump a suscité une vague de critiques pour ses actions au Venezuela, ses violations du droit international, son mépris des normes établies de longue date et ses menaces à l'encontre d'autres pays, notamment des alliés comme le Danemark et le Canada. Partout dans le monde, un sentiment palpable d'incertitude et d'appréhension règne. Il devrait cependant déjà être évident que les choses ne se termineront pas bien, ni pour les États-Unis ni pour le reste du monde.
L’Europe est confrontée à son plus sérieux défi stratégique depuis la fin de la guerre froide. L’invasion russe en Ukraine, les visées des États-Unis sur le Groenland, la fragmentation géopolitique croissante et l’accélération de la course aux armements technologiques mettent en lumière le cruel manque de préparation de l’Union européenne face aux défis sécuritaires d’aujourd’hui.
Les commentateurs ont largement présenté la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro comme une tentative orchestrée par les États-Unis visant à «changer le régime » ou à préserver l'ordre politique existant dans le pays, sans Maduro. Mais ces interprétations négligent une évolution plus importante : l'émergence d'une nouvelle forme d'impérialisme, plus discrète.
La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis a clairement enhardi le président Donald Trump, qui a ensuite menacé de déployer l'armée américaine à Cuba, en Colombie et, avant de faire marche arrière cette semaine, en Iran. Plus inquiétant encore, il a également évoqué la possibilité de s'emparer par la force du Groenland, un territoire autonome du Danemark, allié de longue date des États-Unis au sein de l'OTAN.
Une sorte de ferveur religieuse, centrée non plus sur l’Évangile mais sur les unités de traitement graphique, se propage actuellement dans la Silicon Valley. Les valorisations vertigineuses de startups d’IA qui pourraient ne jamais se révéler rentables, ainsi que des investissements capitalistiques considérables, alimentent le débat sur la question de savoir si cette euphorie constitue une bulle. Les sceptiques y voient une folie financière, tandis que les évangélistes de l’IA annoncent la naissance d’une divinité numérique. Pour les plus croyants, aucun prix – que ce soit en dollars ou en carbone – n’est trop élevé pour l’arrivée d’une « superintelligence » capable de résoudre tous les problèmes de l’humanité.
L’enlèvement par les États-Unis du président vénézuélien Nicolas Maduro et son transfert à New York en vue de poursuites judiciaires pour narcotrafic portent gravement atteinte à un système juridique international fondé sur les Nations Unies et bâti en grande partie par les États-Unis. Le président Donald Trump ne fait certes que poursuivre une longue tradition d’interventionnisme américain à l’étranger. Pour autant, alors que les précédentes administrations américaines feignaient à tout le moins de défendre les droits de l’homme ou la démocratie, Trump renonce à toute façade : selon ses propres dires, la mission des États-Unis au Venezuela consiste à prendre le contrôle des plus importantes réserves de pétrole de la planète.
La dernière Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques s’est soldée par une impasse politique. La COP30 à Belém n’a abouti à aucun accord sur l’élimination progressive des combustibles fossiles, à aucun plan contraignant pour mettre fin à la déforestation, ni à aucune augmentation significative du soutien aux pays déjà submergés – parfois littéralement – par les pertes climatiques et écologiques. Pour un sommet organisé dans la plus grande forêt tropicale du monde, le symbolisme était brutal.
La presse s'est déchaînée pour présenter la destitution du dictateur vénézuélien Nicolás Maduro par le président américain Donald Trump comme un exemple spectaculaire d'une nouvelle «doctrine Donroe» : une posture de politique étrangère mêlant la diplomatie transactionnelle agressive de Trump à l'affirmation par le président James Monroe, au XIXe siècle, de la tutelle des États-Unis sur l'hémisphère américain. Mais personnaliser l'intervention au Venezuela s'est avéré problématique, car Trump a été élu deux fois sur la base d'un programme renonçant précisément au « changement de régime » et à la « reconstruction nationale » qu'il semble aujourd'hui vouloir entreprendre.
L'IA s'attaque au « contenu », c'est-à-dire à tout ce qui va de la publicité et des romans aux films et au journalisme. Le résultat, qui se fera sentir très bientôt, sera probablement à la fois horrible, merveilleux, déprimant et passionnant. Il y aura non seulement une destruction créatrice, mais aussi beaucoup de destruction pure et simple.
Les efforts continus du président américain Donald Trump pour contrôler le pétrole vénézuélien reposent sur l'hypothèse que les États-Unis peuvent réussir à« diriger »un pays deux fois plus grand que l'Irak. Cependant, plutôt que de projeter une image de puissance à l'étranger, cette intervention militaire excessive révèle la vulnérabilité croissante d'un président dont l'emprise autrefois ferme sur la politique américaine s'affaiblit progressivement.
Les investissements dans les infrastructures sont en plein essor. Partout dans le monde, les gouvernements investissent des milliards de dollars dans les routes, les réseaux électriques, les centres de données, les systèmes d’approvisionnement en eau et le logement. Beaucoup d’entre eux réagissent ainsi à l’intensification des chocs climatiques et au besoin croissant de s’adapter. Pourtant, le secteur de la construction, qui est à lui seul le plus grand acteur physique de la transformation de la planète, est l’un des derniers grands secteurs à ne pas avoir encore exploité tous les avantages offerts par les technologies numériques. En conséquence, il représente environ 21 % des émissions de gaz à effet de serre, produit la moitié des déchets mis en décharge dans le monde et dépense 1 600 milliards de dollars de trop chaque année.
Ces dernières semaines, Grok, le système d’IA développé par xAI d’Elon Musk, a généré des images non consenties et sexualisées de femmes et d’enfants sur la plateforme du réseau social X. Cela a donné lieu à des enquêtes et à un examen officiel par les régulateurs de l’Union européenne, de la France, de l’Inde, de la Malaisie et du Royaume-Uni. Les responsables européens ont qualifié ce comportement d’illégal. Les régulateurs britanniques ont lancé des enquêtes urgentes. D’autres gouvernements ont averti que les productions de Grok pourraient enfreindre les lois nationales en matière pénale et de sécurité des plateformes. Loin d’être des différends réglementaires marginaux, ces discussions touchent au cœur même de la gouvernance de l’IA.
Au cours de l'année écoulée, les États-Unis et la Chine ont consolidé leur position de superpuissances mondiales, en grande partie au détriment de tous les autres pays. Dans les deux pays, la croissance est restée forte malgré les perturbations et la volatilité causées par l'effondrement de l'ordre international fondé sur des règles, que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont activement alimenté.
De nombreux éléments de la récente rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et Donald Trump à Mar-a-Lago étaient déconcertants, voire déprimants. Tout d'abord, aucun responsable américain n'a accueilli le chef de l'État ukrainien à son arrivée à Miami, ce qui contraste fortement avec les honneurs rendus au président russe Vladimir Poutine à Anchorage, en Alaska, en août dernier.
Les Iraniens sont descendus dans la rue pour protester contre l'effondrement de la monnaie nationale et la flambée de l'inflation, beaucoup réclamant la fin de la République islamique. Pourtant, la réponse du gouvernement a été différente de celle apportée lors des précédentes vagues de troubles. Alors que les dirigeants iraniens avaient rapidement réprimé le Mouvement vert de 2009 et le soulèvement « Femme, vie, liberté » de 2022, les forces de sécurité ont mis du temps à réagir à l'intensification des manifestations actuelles. Plutôt que de recourir à une répression brutale, le président Masoud Pezeshkian a d'abord réagi par des réformes d'austérité visant à libérer des fonds pour subventionner les plus démunis.
Alors que les débats sur la course à l'IA entre les États-Unis et la Chine ont tendance à se concentrer sur la question de savoir quel pays dispose des modèles de pointe les plus puissants et des semi-conducteurs les plus avancés, cette approche est en train de devenir obsolète. À mesure que l'IA passe de nos écrans au monde physique, la question n'est plus de savoir quels modèles atteignent les références techniques, mais qui est capable de construire et de maintenir un écosystème qui intègre l'IA dans les produits et services quotidiens.
La plus importante question soulevée par l’intervention américaine au Venezuela n’est pas de savoir si cette opération viole le droit international et les normes mondiales, mais ce qu’elle révèle sur l’avenir de l’ordre international libéral. Contrairement à ce qu’affirment certains commentateurs, cet ordre n’est pas en cours d’effondrement, dans la mesure où ses piliers fondamentaux demeurent en place, et parce que les alternatives à ces piliers sont encore trop fragiles. Sa continuité passera toutefois désormais par des actions discrétionnaires plus fréquentes de la part des États-Unis, et il deviendra de plus en plus difficile de déterminer les limites des futures interventions.
Début décembre, le magazine Timea désigné les « architectes de l'IA » comme personnalité de l'année 2025. Cette annonce a toujours suscité de nombreuses spéculations, mais cette année, des millions de dollars étaient en jeu : les gens ont misé 55 millions de dollars sur le site de paris Polymarket et 19 millions de dollars sur Kalshi, une plateforme concurrente.
Un an après le début de son deuxième mandat, Donald Trump s'est imposé comme le président américain le plus révolutionnaire de l'histoire récente. Alors que le slogan « America First » semblait autrefois refléter une posture isolationniste (notamment pour la base électorale de Trump), il est désormais clair qu'il incarne une vision hobbesienne du monde, dans laquelle les États-Unis, puissants, tirent tout ce qu'ils veulent de ceux qu'ils jugent faibles.
Six ans après l'apparition du COVID-19, le monde risque d'oublier les leçons apprises et de répéter les mêmes erreurs. La menace pandémique n'a pas disparu : des études suggèrent que la probabilité annuelle d'un autre événement du niveau du COVID est de 2 à 3 %. Les experts estiment que les futures pandémies coûteront en moyenne plus de 700 milliards de dollars par an à l'échelle mondiale.
Le pessimisme règne autour de l'IA, beaucoup redoutant des pertes d'emploi massives, une augmentation des inégalités, voire la création de machines mortelles. Au Japon, cependant, on constate un optimisme marqué. Nous pensons que l'IA aidera notre pays à surmonter la pénurie aiguë de main-d'œuvre, à améliorer la vie quotidienne des gens et à retrouver son leadership mondial dans le domaine technologique.
Nicolas Maduro n’est plus le président du Venezuela, mais désormais un détenu incarcéré aux États-Unis. Son éviction par les forces spéciales américaines doit toutefois être considérée comme la fin d’un commencement, plutôt que comme le début de la fin.
Aux premières heures du 3 janvier, les forces américaines ont bombardé Caracas, plongeant la capitale dans le noir, et ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro dans son complexe de Fort Tiuna. À l'aube, les agents de la Delta Force ont transporté Maduro – les yeux bandés, menotté, vêtu d'un survêtement Nike – à bord de l'USS Iwo Jima, à destination de New York où il devait être mis en accusation pour divers chefs d'accusation fédéraux liés au trafic de stupéfiants et au terrorisme.
Les investissements dans les centres de données constituent le signe d’un changement imminent dans la course à l’IA. Bientôt, si ce n’est pas déjà le cas, une électricité fiable et abordable conférera un avantage décisif dans ce secteur.
« Il n'y a aucun doute à ce sujet », a déclaré le président américain Donald Trump lors de la cérémonie du tirage au sort final de la Coupe du monde de la FIFA ce mois-ci : le jeu que les Américains appellent « soccer » est en réalité du « football », et les États-Unis doivent « trouver un autre nom » pour leur Ligue nationale de football (NFL).
Lors du Forum d'investissement saoudo-américain qui s'est tenu en novembre, Elon Musk a esquissé un avenir dans lequel l'intelligence artificielle et les robots humanoïdes effectueront la quasi-totalité du travail. Selon lui, l'argent deviendra presque inutile. Les emplois seront « facultatifs », s'apparentant davantage à des loisirs tels que le jardinage. Les machines auront mis fin à la pauvreté, car chacun recevra un « revenu universel élevé » de la part de l'État.
Le mois dernier, le président américain Donald Trump a interdit ou sévèrement restreint l'entrée aux États-Unis aux ressortissants de 20 pays supplémentaires, élargissant ainsi les restrictions d'entrée qu'il avait mises en place en juin, soi-disant pour atténuer les « menaces à la sécurité nationale et à la sécurité publique ». Mais un rapide coup d'œil à la liste des pays visés montre clairement qu'il s'agit là d'un nouveau cas de politique ethnonationaliste déguisée en mesure antiterroriste.
Cette année a vu s’effondrer les derniers piliers de l’ordre apparu à la fin du XXe siècle, que nous considérions comme un système mondial, et dont la vacuité a finalement été révélée. Trois coups ont suffi à le mettre à terre.
Il y a huit ans, le président russe Vladimir Poutine suggérait que celui qui maîtriserait l'IA « serait le maître du monde ». Depuis lors, les investissements dans cette technologie ont explosé ; les géants américains de la technologie (Microsoft, Google, Amazon, Meta) ont dépensé plus de 320 milliards de dollars rien qu'en 2025.
Rares sont ceux qui nieront que la coopération multilatérale a connu un recul ces dernières années. À mesure que le monde devient plus multipolaire, les tensions géopolitiques entravent les efforts visant à trouver des solutions communes à des problèmes partagés, tandis que la montée du nationalisme et les crises budgétaires dans de nombreux pays donateurs traditionnels menacent les institutions sur lesquelles repose le multilatéralisme.
La politique de tarification du carbone appliquée par l’Union européenne fait depuis de nombreuses années l’objet d’un débat houleux. Pour certains, elle constitue une audacieuse expérimentation visant à aligner les marchés sur les limites de notre planète ; pour d’autres, elle n’est qu’un fardeau de plus pour des ménages et des entreprises déjà éprouvés par l’augmentation des prix de l’énergie.
Même si 2025 restera probablement dans les mémoires comme l'année où le président américain Donald Trump a bouleversé le système commercial mondial, la vérité est que les deux hégémons mondiaux, les États-Unis et la Chine, sont devenus voyous. Le protectionnisme américain galopant et le mercantilisme chinois renaissant sont désormais deux fléaux qui affligent le reste du monde, en particulier les pays en développement.
Au cours des deux dernières années, le discours dominant sur l'IA a été celui d'un potentiel illimité. Des modèles plus grands, des cycles d'entraînement de plusieurs milliards de tokens et des cycles d'investissement record ont renforcé le sentiment d'une accélération ininterrompue. Les changements technologiques sont rarement aussi simples, et cette fois ne fait pas exception. Alors que l'IA passe de l'expérimentation à des applications concrètes, les limites imposées par le monde physique, les marchés financiers et les systèmes politiques ont clairement plus d'importance que son potentiel théorique.
Au début du mois, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a donné une description succincte de la nouvelle stratégie de sécurité nationale (NSS) de l'administration Trump, la qualifiant de « largement conforme à notre vision ». Il a raison. La NSS ne contient pas la moindre critique à l'égard de la Russie, ni pour ses politiques intérieures de plus en plus autoritaires, ni pour son agression militaire flagrante contre l'Ukraine. Au contraire, elle cible l'Europe – amie et alliée démocratique de longue date des États-Unis – pour lui réserver un traitement particulièrement abusif.
Alors que le monde se précipite vers des échéances climatiques de plus en plus urgentes, les décideurs politiques africains doivent dépasser l'illusion réconfortante selon laquelle la simple production d'une plus grande quantité d'électricité renouvelable permettra d'atteindre les objectifs mondiaux de réduction des émissions. En réalité, une stratégie climatique qui se concentre sur les énergies vertes mais néglige le développement risque d'apporter des bénéfices climatiques sans générer de dividendes en matière de développement.
Lorsqu'un juge fédéral américain a statué, fin novembre, que Meta n'exerçait pas de monopole illégal sur les réseaux sociaux, il a rappelé que même les preuves les plus solides peuvent paraître faibles lorsque les autorités chargées de faire respecter la loi agissent trop tard.
Le développement de modèles toujours plus puissants est au cœur de la révolution de l'IA qui se déroule actuellement. Mais cette révolution comporte un deuxième volet tout aussi important : l'adaptation et l'adoption de modèles d'IA dans l'ensemble de l'économie, à la fois pour réduire le coût des produits et services existants et pour créer des produits et services nouveaux ou améliorés, capables de faire progresser le développement économique et social. Alors que le développement des modèles se fait principalement aux États-Unis et en Chine, leur diffusion peut et doit avoir lieu partout.
À la veille de l’invasion impériale américaine des Philippines en 1899, le poète britannique et défenseur de l’empire, Rudyard Kipling, appelle les États-Unis à accomplir ce qui suit :
Assumez le fardeau de l’homme blanc
Les cruelles guerres de la paix
Remplissez les bouches affamées
Et faites que cesse la maladie ;
Conduite par le président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance, Épiphane Zoro Ballo, la délégation ivoirienne prend part à la 11ᵉ session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption, du 15 au 19 décembre 2025 au Qatar. Une rencontre mondiale dédiée à la transparence, à l’intégrité et au renforcement de l’État de droit.
LONDRES - Le 1er décembre, la présidence tournante du G20 passera de l'Afrique du Sud aux États-Unis, plaçant son agenda sous le contrôle du président Donald Trump. Mais il reste à voir ce que ce passage de témoin signifiera pour le premier organisme économique multilatéral du monde. Si la présence de M. Trump à la tête de l'organisation pourrait réduire encore l'efficacité du G20, comme beaucoup s'y attendent, il n'est pas nécessaire que ce soit le cas. En fait, si M. Trump le souhaite, il peut insuffler une nouvelle vie à l'organisation.
WASHINGTON, DC – Il ne se passe pas un jour sans que de nouveaux titres de presse n’annoncent que l’IA est sur le point de transformer l’économie. Bien que les affirmations selon lesquelles « l’IA est la nouvelle électricité » soient exagérées, nous devons nous préparer à des changements profonds. L’un des mécanismes les plus puissants et les plus fiables pour faire en sorte que l’IA bénéficie à l’ensemble de la société est également l’un des plus courants : la fiscalité.
LONDRES - De toutes les mesures imprudentes prises par le président américain Donald Trump depuis le début de son second mandat, aucune n'est plus dangereuse que sa tentative de forcer l'Ukraine à accepter ce qu'il appelle un "accord de paix".
CAPE TOWN – La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) qui vient de s’achever à Belém, au Brésil, est intervenue au cours d’une année décisive pour les négociations mondiales sur le climat. Les États étaient tenus de présenter leurs contributions déterminées au niveau national (CDN), conformément à l’accord de Paris 2015 sur le climat. Dans le même temps, de nombreux pays – y compris de grandes puissances telles que les États-Unis – ont reculé quant à leurs engagements climatiques, dans un contexte de fragmentation et d’incertitude géopolitiques croissantes.
La Commission des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale a adopté, à l’unanimité, la loi de finances 2026 ainsi que son annexe fiscale, dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 novembre. Par ce vote, les députés autorisent le gouvernement à exécuter un budget de 17 350,2 milliards de francs CFA, en augmentation de 13,1 % par rapport à l’exercice 2025, fixé à 15 339,2 milliards FCFA.
À l’occasion de la 35ᵉ Journée africaine de la statistique, célébrée ce mardi 18 novembre 2025, la ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, Kaba Nialé, a appelé les décideurs publics, les partenaires au développement et l’ensemble des acteurs du système statistique national à renforcer leurs efforts pour bâtir un dispositif moderne, fiable et performant. Elle a rappelé qu’un système statistique efficace doit produire régulièrement des données officielles de qualité, indispensables à une Côte d’Ivoire tournée vers un développement durable et inclusif.
Abidjan, 15 septembre 2025 – Le Trésor public de Côte d’Ivoire a célébré ce lundi ses 62 ans d’existence. Créé en 1963, cet organe de l’État assure depuis plus de six décennies la mobilisation des ressources publiques et la gestion rigoureuse des finances nationales.
La troisième édition de la Foire du Made in Côte d’Ivoire (FOMCI 2025) s’est ouverte ce mercredi 2 avril au Parc des Expositions d’Abidjan-Port-Bouët. L’événement, qui se tient jusqu’au 6 avril, rassemble entrepreneurs, investisseurs et décideurs autour du thème « Cap sur la compétitivité et l’innovation ».
Abidjan, le 2 avril 2025 – La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) a officiellement lancé, ce mardi, l’Académie de bonne gouvernance et du leadership anti-corruption. Ce projet régional vise à renforcer la lutte contre la corruption en Afrique par la formation et la sensibilisation des dirigeants.
Présidant la cérémonie d’ouverture du séminaire gouvernemental consacré à la préparation du Plan national de Développement (PND) 2026-2030, le lundi 17 février 2025 à Abidjan Sofitel Hôtel Ivoire, le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a évoqué quelques problématiques importantes à adresser.
La tarification du carbone constitue un outil essentiel de la politique climatique. En attribuant une valeur monétaire aux émissions de gaz à effet de serre, elle incite les entreprises à réduire leurs émissions, et génère des recettes qui peuvent être consacrées au développement durable. Plus de 70 juridictions à travers le monde ont d’ores et déjà mis en place des taxes sur le carbone ou des systèmes d’échange de droits d’émission, afin de concilier croissance économique et objectifs climatiques.
Le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) a ouvert, ce mercredi 29 janvier 2025, son premier numéro des Rendez-vous du Gouvernement de l’année. Invitée de cette édition, la ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba, a livré une analyse approfondie sur la politique économique ivoirienne.
OSLO/CAPE TOWN – Ces dernières années, l'inflation mondiale a poussé les prix des denrées alimentaires, de l'énergie et des produits de base à des niveaux sans précédent. En conséquence, l'augmentation du coût de la vie a dominé les débats politiques dans le monde entier, mais surtout dans les pays du G20. Avant l'élection présidentielle de cette année aux États-Unis, par exemple, 41 % des Américains ont cité l'inflation comme leur principal problème économique.
BELFAST – Pendant la campagne présidentielle américaine, Donald Trump s'est engagé à rendre la dédollarisation – les efforts visant à réduire la dépendance mondiale à l'égard du billet vert – trop coûteuse pour être envisagée, en promettant d'imposer des droits de douane de 100 % aux pays qui la mettraient en œuvre. Mais une telle mesure, qui s'inscrit dans le cadre d'un programme tarifaire plus important, que le président élu semble déterminé à mettre en œuvre, ne contribuerait guère à enrayer la chute du dollar.
PRETORIA – Le récent voyage du président américain Joe Biden en Angola n'était que sa deuxième visite en Afrique, après son apparition à la conférence des Nations unies sur le changement climatique de 2022 à Sharm El-Sheikh. Survenant vers la fin de sa présidence, cette visite a parfaitement illustré le mépris des États-Unis pour le continent. Pour les États-Unis, l'Afrique est le théâtre gênant d'une rivalité stratégique, qui n'attire l'attention que pour ses minerais et ses matières premières de grande valeur.
NAIROBI – La récente reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, pour un montant record de 100 milliards $, constitue une étape majeure. Bien que le montant final soit inférieur aux 120 milliards $ qu’un certain nombre de dirigeants africains et moi-même avions réclamés au mois d’avril, lors du sommet IDA21 de Nairobi sur la reconstitution des ressources de l’institution, il s’agit d’une avancée cruciale. Ces nouveaux financements constituent un espoir pour plusieurs millions de personnes, et témoignent de la détermination de nos partenaires mondiaux à relever les défis immenses auxquels nous sommes confrontés.
WASHINGTON, DC – Au mois de juillet, le gouvernement de la Serbie a rétabli les permis relatifs aux projets d’extraction de lithium de Rio Tinto, après les avoir annulés en 2022 à la suite de manifestations populaires. Ce rétablissement a provoqué de nouvelles manifestations, plusieurs milliers de personnes étant descendues dans les rues de Belgrade pour exprimer leur opposition à une mine susceptible de constituer une menace pour les sources d’eau et la santé publique. Rio Tinto avait en effet déjà fait preuve par le passé d’une volonté de contourner les réglementations environnementales du pays.
Selon le cabinet conseil McKinsey & Company les fintech actives sur le continent africains peuvent s’adapter au récent refroidissement du marché du capital-risque en privilégiant une croissance plus lente, mais plus durable et en s’ouvrant davantage aux fusions-acquisitions.
Sur le marché mondial du cacao, le climat est le plus important facteur déterminant du côté de l’offre. Pour l’actuelle campagne, la météorologie joue un rôle encore plus décisif.
NEW YORK/WASHINGTON, DC – Aucune mère ne devrait perdre la vie en mettant un enfant au monde. Malheureusement, la prévention de la mortalité maternelle demeure un défi mondial tenace. En vertu du troisième objectif de développement durable (ODD) des Nations Unies, les États se sont engagés à réduire leur taux de mortalité maternelle à moins de 70 pour 100 000 naissances viables d’ici 2030. Au rythme actuel, le monde est encore loin de pouvoir atteindre cet objectif, ce qui annonce plus d’un million de nouveaux décès, pourtant évitables dans leur immense majorité.
VIENNE – À 82 ans, j'ai vécu d'innombrables bouleversements politiques et sociaux, suffisamment pour m'habituer aux cycles récurrents de l'histoire. Mais les événements récents m'ont profondément ébranlé et effrayé. Les principes fondamentaux du droit international, établis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sont mis à mal de manière flagrante. L'interdiction d'acquérir des territoires par la force, l'obligation de protéger les civils pendant les conflits, les limites du droit à l'autodéfense et le mandat du Conseil de sécurité des Nations unies de « maintenir la paix et la sécurité internationales » sont en train de s'effilocher, sans que l'on se préoccupe vraiment des conséquences.
BOGOTÁ – L'océan est notre plus grande ressource naturelle. Il fournit la moitié de l'oxygène de la planète, contribue à nourrir la moitié de la population mondiale et, en tant que plus grand puits de carbone du monde, constitue l'une de nos meilleures défenses contre le changement climatique. Mais elle est attaquée comme jamais auparavant.
Au cours des cinquante dernières années, le nombre d'enfants qui meurent avant d'atteindre l'âge de cinq ans a chuté de façon spectaculaire, passant d'environ 20 millions en 1960 à 4,9 millions en 2022, en grande partie grâce au Programme élargi de vaccination (PEV). Créé par l'Organisation mondiale de la santé en 1974, le PEV a connu un succès extraordinaire en permettant aux plus jeunes d'accéder aux vaccins, sauvant ainsi plus de 150 millions de vies. Mais si ces progrès méritent d'être célébrés, il reste encore beaucoup à faire, car les nouveau-nés représentent chaque année la moitié des décès d'enfants de moins de cinq ans, dont beaucoup sont dus à des infections.
L’énergie solaire s’est imposée comme l’étoile montante de la transition énergétique, conférant des avantages majeurs sur le plan du climat, du coût de la vie, et de la sécurité énergétique. Enregistrant une croissance annuelle de près de 30 % sur les dix dernières années, le marché de l’énergie solaire a connu une transformation rapide. Autrefois technologie d’énergie renouvelable massivement subventionnée, le solaire est devenu une solution facilement accessible et largement adoptée, que ce soit pour alimenter les gratte-ciels des grandes villes ou pour fournir de l’électricité aux petites entreprises dans les régions rurales.
Quel est le point commun entre Tulsi Gabbard, Robert F. Kennedy Jr. et la politicienne allemande Sahra Wagenknecht ? Ils se sont tous les trois nettement déplacés sur l’échiquier politique. Gabbard et Kennedy sont d’anciens Démocrates qui soutiennent désormais Donald Trump, de même que Wagenknecht est passée de l’extrême gauche du parti de gauche allemand à un nationalisme virulent. Elle a fondé cette année un nouveau parti, qui porte modestement son nom. Après de bons résultats aux élections dans trois États d’Allemagne de l’Est, l’Alliance Sahra Wagenknecht semble bien placée pour entrer au Bundestag à l’issue des élections fédérales de 2025.
Je donne un cours à l'université de Chicago sur les élections présidentielles, et j'entends le même genre de questions de la part d'amis de droite et de gauche. Les républicains avec lesquels j'ai grandi dans l'ouest du Kansas ne comprennent pas pourquoi Donald Trump n'est pas largement en tête des sondages, tandis que les démocrates qui m'entourent à Chicago se demandent comment il est possible que Kamala Harris ne soit pas en tête de la course.
Chaque fois que les dirigeants financiers et politiques du monde se réunissent – que ce soit au sommet du G20, à l'Assemblée générale des Nations unies ou aux réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale – les défis les plus urgents en matière de développement sont presque toujours à l'ordre du jour. De plus en plus, la solution proposée par ces dirigeants pour résoudre ces problèmes, qu'il s'agisse de la lutte contre la pauvreté, des crises de santé publique, du changement climatique ou de la transition énergétique, est l'augmentation des financements.
Le vendredi 11 octobre 2024, le Palais présidentiel a accueilli la première Conférence au Sommet des Chefs d’État de l’Accord de Partenariat Stratégique (APS) entre la Côte d'Ivoire et le Ghana. Lors de cet événement, les présidents Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo ont réaffirmé leur engagement ferme en faveur de la mise en place de la monnaie unique, l’Eco, en Afrique de l’Ouest.
NAIROBI - Les systèmes alimentaires africains sont confrontés à une myriade de défis, depuis les chocs climatiques et la faible productivité jusqu'aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement et à la dégradation des sols. En 2022, un Africain sur cinq était sous-alimenté, alors que les terres cultivées du continent pourraient largement satisfaire ses besoins alimentaires. Mais il faudrait pour cela une gestion efficace et, surtout, la plantation de cultures adaptatives telles que le millet, le sorgho, le teff et le fonio.
WASHINGTON, DC – Quiconque suive l’actualité pourrait penser que le monde est en déclin. Au milieu de tant de conflits et de tensions sociétales, les Nations unies avertissent régulièrement que seuls 17 % des objectifs de développement durable (ODD) – les objectifs économiques, sociaux et environnementaux que tous les pays se sont fixés en 2015 – sont en passe d'être atteints d'ici 2030, comme convenu. Cela porte souvent à se demander si ces objectifs servent encore à quelque chose. Mais plutôt que de succomber au pessimisme, nous ferions mieux d'examiner les domaines dans lesquels le monde fait de solides progrès, ceux dans lesquels il semble bloqué sur le pilote automatique, et ceux dans lesquels les choses reculent effectivement ou s'approchent d'un point de basculement pour le pire.
Le Conseil des ministres a adopté le lundi 30 septembre 2024, un projet de budget pour l’année 2025, qui s’équilibre globalement en ressources et en charges à 15 339,2 milliards de FCFA contre 13 720,7 milliards de FCFA en 2024, soit une progression de 11,8%, a annoncé le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, par ailleurs porte parole du gouvernement, lors du point de presse à l’issue de ce conseil.
Le projet de réhabilitation des immeubles administratifs dénommés Tour C et Sébroko à Abidjan vient de bénéficier d’un financement partiel de 30 milliards de FCFA grâce à un accord de prêt conclu le 12 juin 2024 entre la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire.
L'augmentation du coût de la vie en Afrique a déclenché une vague de protestations ces derniers mois, soulignant les coûts économiques et sociaux disproportionnés de l'inflation sur un continent où la pauvreté généralisée persiste et où la vulnérabilité à la volatilité mondiale est accrue. Il semble que le monde vive aujourd'hui l'histoire de deux inflations.
Le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, et le directeur de l’Agence Française de Développement (AFD), Adrien Haye, ont signé, le mercredi 11 septembre 2024 à Abidjan-Plateau, une convention d’affectation sur le 3ème Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) d’un montant global de 11,3 milliards de FCFA. Ce financement est destiné à financer le projet d’appui aux industries culturelles et créatives.
Le vice-président de la République, Tiémoko Koné, est arrivé en Chine ce mardi 3 septembre 2024 pour participer au Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement du Forum sur la Coopération sino-africaine. Lors de son séjour, en marge du sommet à Pékin, il a animé une conférence à l'Université de la Communication de Chine.
WASHINGTON, DC - Il y a six mois, la mainmise du Premier ministre Sheikh Hasina sur le pouvoir au Bangladesh semblait inébranlable. La Ligue Awami au pouvoir venait de remporter un quatrième mandat consécutif à l'issue d'élections incontestées, ce qui lui permettait de garder le contrôle total des institutions du pays. Les journalistes, les défenseurs des droits de l'homme, les membres de l'opposition et d'autres critiques étant poursuivis pour des motifs politiques, emprisonnés, exilés ou victimes de disparitions forcées, la poursuite de la descente du pays dans l'autoritarisme semblait assurée.
JOHANNESBURG - Alors que les Nations unies se préparent à accueillir leur ambitieux Sommet de l'avenir à New York les 22 et 23 septembre, les trois piliers du multilatéralisme – la paix et la sécurité, le développement durable et les droits de l'homme – montrent des signes évidents de tension et ont besoin d'être renouvelés de toute urgence.
NAIROBI - Les récentes manifestations au Kenya reflètent les aspirations frustrées des jeunes à des services sociaux de meilleure qualité et à de meilleures opportunités économiques. Elles soulignent également la difficulté – au Kenya et dans l'ensemble des pays en développement – de parvenir à la stabilité macroéconomique dans un contexte d'incertitude mondiale considérable. Comment le Kenya et les autres économies en développement peuvent-ils surmonter les défis auxquels ils sont confrontés ?
LONDRES - Le changement climatique est au cœur des élections présidentielles américaines de novembre. Une deuxième présidence de Donald Trump pourrait entraîner l'émission de quatre milliards de tonnes de dioxyde de carbone supplémentaires d'ici 2030, effaçant ainsi les progrès réalisés sous la présidence de Joe Biden. À l'inverse, la vice-présidente Kamala Harris, candidate démocrate présumée, s'est illustrée par sa fermeté à l'égard des pollueurs lorsqu'elle était procureur général de Californie.
Sur le continent africain, des voix s’élèvent de plus en plus. Après le Ghana, le Kenya et aujourd’hui le Nigeria, les populations dénoncent la flambée des prix et le mutisme des gouvernants. Le gouvernement ivoirien quant à lui multiplie les mesures.
Créé en Février 2009 par l’ivoirienne Magnatié Bamba, à la suite du constat contradictoire de l’existence d’une part, d’opportunités exceptionnelles dans le secteur des transports et d’autre part, des énormes difficultés que connaissait ce secteur alors sinistré, AFRIKA TRANSTOUR a relevé à ce jour d’énormes défis.
VIENNE – La fusillade sur l'ancien président américain Donald Trump est la deuxième tentative d'assassinat d'un dirigeant politique populiste cette année. Il y a tout juste deux mois, le Premier ministre slovaque Robert Fico a été grièvement blessé après avoir reçu quatre balles à bout portant, ce qui souligne le danger que représente la résurgence de la violence politique dans le monde.
SÃO PAULO - Les récentes victoires électorales des partis de gauche en France et au Royaume-Uni pourraient annoncer une nouvelle ère pour les politiques climatiques en Europe. Le nouveau gouvernement travailliste britannique a des projets ambitieux pour développer les capacités en matière d'énergies renouvelables et, même si la formation de coalitions reste délicate, l'extrême droite climato-sceptique a été contrecarrée en France.
BRASÍLIA - Les catastrophes climatiques qui se déroulent dans le monde entier – notamment les inondations sans précédent au Brésil, en Afrique et en Chine, les vagues de chaleur en Asie et au Moyen-Orient et les sécheresses persistantes en Europe et en Amérique latine – montrent que la planète est arrivée à un moment critique. Heureusement, nous pouvons encore saisir l'occasion de redéfinir nos paradigmes de développement économique et social. Outre la préservation et la restauration de nos forêts, nous devons mettre fin à notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles et opter pour les énergies renouvelables.
DUBLIN — Cet été de canicules record et d’élections litigieuses dans le monde entier offre une précieuse occasion d’entamer une réflexion sur le rôle que les particuliers peuvent jouer pour amener des changements positifs. En créant des coalitions et en amplifiant les voix des personnes les plus touchées par les crises, nous pouvons trouver le courage et la volonté politique nécessaires pour surmonter des obstacles à priori infranchissables à l’échelle mondiale.
SÉOUL – Non content de troubler la paix en Europe, le président russe Vladimir Poutine a récemment signé avec son homologue nord-coréen Kim Jong-un accord de partenariat stratégique global. Aussi dérangeant pour les dirigeants chinois que pour les responsables occidentaux, ce traité ébranle la géopolitique en Asie du Nord-Est et les secousses s’en font sentir dans le monde entier.
BERLIN – Le bras de fer électoral quinquennal pour l’obtention de sièges au Parlement européen étant désormais terminé, il est nécessaire que les dirigeants politiques européens passent sans tarder de cet exercice de compétition les uns contre les autres à une démarche de soutien à la compétitivité mondiale de l’Europe. Alors que l’Europe a désespérément besoin de renforcer sa puissance industrielle collective, les divisions et rivalités internes y font obstacle depuis trop longtemps, et la liste des priorités intergouvernementales confirme combien ce thème importera pour l’Union européenne dans les années à venir.
BRUXELLES – Face à la menace du changement climatique et à la concurrence technologique croissante des États-Unis et de la Chine, un nombre croissant d'hommes politiques à travers l'Union Européenne appellent à la réindustrialisation, dans le but de renforcer les technologies propres et d'améliorer la compétitivité de l'Union. Si ces propositions peuvent s'avérer populaires auprès des électeurs européens, elles négligent souvent des solutions simples à certains des défis fondamentaux auxquels l’Europe est confrontée.
WASHINGTON, DC – Le sommet de l’OTAN organisé ce mois de juillet à Washington marque le 75e anniversaire de la création de l’alliance, et intervient à un moment critique. Les menaces pour la stabilité mondiale évoluant au-delà des domaines militaires conventionnels, l’OTAN doit faire face à une vague de désinformation qui met à mal son unité et ses valeurs. Il est en particulier nécessaire que ses États membres empêchent les régimes autoritaires hostiles de manipuler l’opinion publique en utilisant la technologie pour mener une « guerre cognitive ».
ABIDJAN – Les migrations irrégulières en provenance d’Afrique constituent une préoccupation croissante depuis le milieu des années 2000, et demeurent un sujet majeur dans les médias. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, 40 868 migrants se sont aventurés dans un dangereux périple depuis l’Afrique de l’Ouest vers les îles Canaries en 2023. Parmi eux, 39 910 ont atteint leur destination, soit plus du double du nombre enregistré en 2022.
BERLIN - Après la défaite décisive de son parti face au Rassemblement national d'extrême droite lors de l'élection du Parlement européen, le président français Emmanuel Macron a choqué tout le monde en dissolvant l'Assemblée nationale et en convoquant des élections anticipées. Il a justifié sa décision en affirmant qu'une élection « clarifierait » la situation politique, mais ses compatriotes ne partagent pas ce point de vue.
BRIDGETOWN/ABUJA – Un défi sans précédent d'aussi grande ampleur et aussi menaçant que le réchauffement climatique appelle à une pensée originale et audacieuse et à une action rapide. Or depuis la pandémie de COVID-19 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les tensions géopolitiques qui dominent l'actualité mondiale font passer à l'arrière-plan les mesures collectives pour faire face à ce défi existentiel.
COPENHAGUE – La politique étrangère de l’Union européenne aura bientôt de nouveaux responsables. Tandis qu’Ursula von der Leyen semble en bonne position pour obtenir un nouveau mandat à la présidence de la Commission, le président du Conseil européen et le chef de la diplomatie européenne vont changer. Ils hériteront d’un agenda peu enviable, qui comprend notamment la réponse que devra donner l’Union à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. Mais pour ce qui concerne la place de l’Europe dans le monde, c’est bien leur réponse à une Chine de plus en plus agressive qui constituera l’enjeu le plus important.
BRUXELLES – Face à la menace du changement climatique et à la concurrence technologique croissante des États-Unis et de la Chine, un nombre croissant d'hommes politiques à travers l'Union Européenne appellent à la réindustrialisation, dans le but de renforcer les technologies propres et d'améliorer la compétitivité de l'Union. Si ces propositions peuvent s'avérer populaires auprès des électeurs européens, elles négligent souvent des solutions simples à certains des défis fondamentaux auxquels l’Europe est confrontée.
BRUXELLES – Depuis la présentation du pacte vert pour l’Europe, en 2019, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’évoque jamais cet ensemble de propositions visant à réduire les émissions nettes de l’Union sans en vanter les mérites pour la croissance économique. Si le but est effectivement d’atteindre la neutralité des émissions carbonées d’ici 2050, c’est en modernisant l’économie et en appuyant l’innovation qu’on y parviendra. Tout le monde, pourtant, n’est pas convaincu.
Le gouvernement ivoirien a annoncé une initiative visant à répertorier les biens immobiliers de l'État dans le but d'établir une cartographie précise. Cela a été annoncé par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l'issue du Conseil des ministres du mercredi 13 mars dernier à Abidjan-Plateau.
Le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Jacques Assahoré Konan, et son collègue des Eaux et Forêts, Laurent Tchagba, participent activement à l’ouverture de la 28ème Conférence des Parties sur le climat à Dubaï avec pour objectif d’apporter des solutions aux impacts du réchauffement climatique en Côte d’Ivoire.
Selon un rapport de la Banque mondiale rendu public début novembre, le changement climatique pourrait réduire le Produit intérieur brut (PIB) réel de la Côte d’Ivoire de 13% d'ici 2050 et empêcher 1,63 million de personnes d'échapper à la pauvreté.
La sixième édition de la Journée Nationale du Partenariat (JNP) État - Secteur privé est prévue les 6 et 7 novembre 2023 au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, autour du thème : "La Responsabilité Sociétale des Entreprises pour une Côte d’Ivoire Solidaire : quel partenariat Etat - Secteur Privé ?"
Dans le cadre de la 11ème édition de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) Academy qui se tient au Sofitel, Hôtel Ivoire jusqu’au 27 octobre, un panel sous le thème : « L'intelligence économique comme levier stratégique pour renforcer la compétitivité des entreprises en Afrique », animé par Stanislas ZEZE, PDG de Bloomfield investment, a montré l'importance de cet aspect dans la prise de décisions pour les entreprises.
Le Vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, a rassuré, ce jeudi 26 octobre 2023 à Abidjan-Cocody, le Patronat ivoirien et tous les investisseurs en Côte d’Ivoire de la ferme volonté de l’Etat de Côte d’Ivoire de les accompagner en poursuivant les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires.
M. Idrissa NASSA, Président du Groupe CORIS, est un leader inspirant dont le parcours est marqué par un engagement fort en faveur de la jeunesse dans une démarche d’excellence en Afrique.
Dans sa dernière analyse de l'écosystème financier dans l'espace économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Bloomfield Investment averti des dangers des coups d'État dans la sous région. L'alliance régionale vise à promouvoir la coopération économique et monétaire entre ses membres, favorisant ainsi le développement économique et la stabilité politique dans la région, mais elle est frappée par des coups d'État militaires depuis des décennies, qui ont un impact majeur sur l'économie de la sous-région.
La Côte d’Ivoire a récusé les allégations des autorités italiennes sur 1500 migrants prétendus Ivoiriens ayant débarqué, au cours du mois de septembre 2023, sur l’île italienne de Lampedusa. Cette précision a été faite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, lors d’une importante réunion liée à l’immigration irrégulière, le lundi 02 octobre 2023 à Abidjan.
Dans un communiqué, en date du 1er octobre 2023, le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba rassure les populations de ce que les ajustements tarifaires du carburant n’auront pas d’incidence sur le prix des produits de grande consommation et ne seront pas un prétexte de perturbation du marché impliquant des hausses excessives de prix.
Le litre du Super est passé de 815 à 875 FCFA et celui du Gasoil de 655 à 715 FCFA, depuis le 1er octobre 2023. Dans l’objectif de réduire les effets du réajustement des coûts du carburant pour les transporteurs, plusieurs mesures d’accompagnement ont été arrêtées par le gouvernement après concertation avec les acteurs du secteur des transports. L'une de ces mesures est la suppression de l’amende de 22 500 FCFA, considérée comme un abus.
Jean-Pierre Olivier de Sardan est un anthropologue, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris et Professeur (directeur d’Études) à l’École des Hautes études en sciences sociales à Paris. Il est chercheur au Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (LASDEL) et travaille sur les politiques publiques, les projets de développement et le fonctionnement des services publics au Niger et en Afrique de l’Ouest.
39 millions d’Africains risquent de tomber dans l’extrême pauvreté en 2021, malgré une croissance attendue à 3,4%. C’est l’une des conclusions amères du dernier rapport de la BAD.
Le Comité indépendant dirigé par Mary Robinson, qui devait à son tour plancher sur les allégations de mal gouvernance à la Banque africaine de développement, a rendu son verdict. Il innocente définitivement Akinwumi Adesina, le Président de l’institution.
Le grand confinement, obligeant plus de la moitié de la population mondiale à rester à la maison, a déjà des conséquences sur l’économie mondiale. Et la croissance devrait enregistrer une chute vertigineuse en 2020.
Les 9 et 10 mars prochains, Abidjan abritera la huitième édition, l’Africa CEO forum, le rendez-vous du secteur privé africain. Et pour cette édition, cinq Présidents seront présents.
A peine arrivé à Bondoukou, (Est, 416 km d’Abidjan), nous devons encore parcourir 22 kilomètres pour le village de Similimi. Un petit village de 571 âmes selon le recensement général de la population de 2014. Depuis 2008, ce village entouré de montagnes et presqu’isolé, a été désenclaver. Mais là où d’autres villages seraient heureux, ce désenclavement a ouvert les portes de l’enfer pour ces populations.
Le courrier express est une activité essentielle à l’activité d’entreprises qui expriment le besoin de voir acheminer des documents à leurs partenaires, clients ou fournisseurs dans un laps de temps réduit. Une activité dans laquelle s’est lancé depuis 2012, le PDG de Colivoire Express, Désiré Porquet.
Plus rien n’entrave la marche du Maroc vers son intégration au sein de la CEDEAO. Le 4 juin à Monrovia, les 15 pays membres, réunis lors du 51è sommet, ont accepté la main tendue par Rabat
Les adeptes du « bio » ont assurément déjà fait connaissance avec les produits @Ivorian Sweets. Derrière ces pâtisseries à base de produits du terroir, se cache Dominique Akpoué, une jeune ivoirienne révélée en 2008 sur la RTI.
Bernard Moingeon est professeur et ancien directeur général adjoint de HEC Paris. Cet article évoque les enjeux actuels et à venir de la fonction ressources humaines dans les entreprises ivoiriennes.
Elle est dans l’événementiel, la communication et l’édition. Mais Florence Koné reste une scientifique dans l’âme, avec tout le pragmatisme qui va avec. biologiste, elle a trouvé sa voie après avoir embrassé plusieurs activités professionnelles.
À grand-Bassam, presque tout le monde dit de germain Ollo qu’il a les affaires dans le sang. Convaincu d’appartenir à la race des leaders, l’homme s’engage en politique. Sans succès. Pour l’instant.
Dans le cadre du Programme national de développement (Pnd) 2016-2020, cinq grands projets d'aménagement urbain seront entrepris dans la capitale ivoirienne.
Elle est la fondatrice de l’entreprise PKL (Protein KissèeLa), spécialisée dans les produits agroalimentaires destinés aux enfants. Les marques Farinor et Nutribon de Marie Diongoye Konaté rivalisent désormais avec celles des grandes multinationales.
La 27ème édition de la Conférence annuelle des Nations unies sur le Climat, la COP27, s'est ouverte il y a quelques jours à Sharm El Sheikh, en Égypte. ...