Trente-cinq professionnels participent, du 26 au 30 octobre 2026 à Abidjan, à une formation consacrée aux investigations financières, à la lutte contre la corruption et au recouvrement des avoirs criminels.
Remonter la piste de l’argent pour mieux combattre la criminalité financière. C’est l’objectif de la deuxième session de formation nationale avancée ouverte le lundi 26 octobre au Bureau régional d’Interpol, à Abidjan-Cocody. Cette initiative réunit magistrats, enquêteurs, analystes et experts techniques autour des méthodes d’identification des flux financiers illicites et de récupération des biens issus d’activités criminelles.
Représentant le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambiré, le directeur de cabinet, Kouassi Bernad, a souligné la nécessité d’adapter les enquêtes à l’évolution des pratiques criminelles. Les transferts financiers complexes et l’utilisation des cryptomonnaies imposent, en effet, de nouvelles compétences pour détecter les opérations suspectes et réunir les preuves nécessaires.
Traquer les profits du crime
Pour Célestin Ankamtséné, chef du projet Bonne Gouvernance II, mis en œuvre par la Coopération allemande (GIZ), la lutte contre la criminalité financière doit aller au-delà de la poursuite des auteurs. Elle implique également de retracer les circuits financiers, de saisir les avoirs illicites et d’en assurer le recouvrement conformément à la loi.
Les travaux portent notamment sur l’analyse financière, le traçage des cryptomonnaies, les échanges sécurisés de renseignements et l’utilisation des outils d’Interpol, dont la notice argent, destinée à faciliter la localisation des avoirs criminels.
Miser sur la coopération
L’officier de renseignement criminel Richard Evina Engolo a présenté cette session comme la continuité d’une première phase organisée en juin 2026. De son côté, l’officier régional spécialisé Daoud Traoré a insisté sur l’importance de la coopération nationale et internationale pour suivre les fonds au-delà des frontières.
À l’issue de la formation, une vingtaine de participants devraient être sélectionnés pour une troisième phase consacrée à la formation de formateurs certifiés Interpol. L’ambition est de diffuser durablement les compétences et de renforcer les capacités ivoiriennes face aux réseaux criminels.
SYS


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