Crise du Golfe : Bient˘t rÚsolue ?

Des mots prononcÚs le 5 dÚcembre en tÚmoignent : cĺest peut-ŕtre la fin du bras de fer qui dure depuis trois ans et demi entre le Qatar et l'Arabie saoudite. ź Un accord est Ó portÚe de main ╗, estime lĺArabie Saoudite. ź Les discussions sont fructueuses ╗, ajoute le Kowe´t, qui fait office de mÚdiateur dans ce dossier.

Depuis juin 2017, le petit émirat du Qatar (trois millions d’habitants) subit un embargo très strict, sans doute sans équivalent dans le monde. Tous ses voisins immédiats, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont totalement coupé les ponts avec lui : plus de liaisons commerciales ni diplomatiques, plus aucun passage terrestre, aérien ou naval.

Par exemple, les avions de Qatar Airways, interdits d’utilisation de l’espace aérien saoudien, sont obligés désormais de passer par l’Iran. L’Iran est d’ailleurs l’une des deux pommes de discorde à l’origine de ce bras de fer : les Saoudiens reprochent aux Qataris une trop grande proximité avec les Iraniens. L’autre sujet de tiraillements, ce sont les liens supposés entre les Qataris et des groupes considérés comme terroristes, ce que Doha a toujours nié.

Le rétablissement des relations semble donc à portée de main, peut-être même avant la fin décembre, selon des observateurs, lors de la prochaine réunion du Conseil de coopération du Golfe. « Nous avions réalisé un progrès certain (vers la résolution du conflit) il y a plus d'un an et ensuite les choses se sont ralenties », a affirmé le chef de la diplomatie qatarie, Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani. « En ce moment même, il y a des mouvements qui, nous l'espérons, mettront fin à cette crise ». Son homologue saoudien abonde dans le même sens. « Je suis quelque peu optimiste sur le fait que nous sommes proches de finaliser un accord entre toutes les Nations en litige pour parvenir à une solution qui sera, nous pensons, satisfaisante pour tous », espère Fayçal ben Farhan Al-Saoud. Toutefois, selon des médias qui citent des analystes, cette détente ne pourrait concerner que l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ni les Émirats Arabes Unis, ni Bahreïn, ni l’Égypte n’ont encore réagi. L’administration Trump, qui doit céder le pouvoir le 20 janvier prochain, pousse pour qu’un accord soit conclu au plus vite. Elle presse les parties à faire des compromis qui permettront d’aboutir à la résolution de cette crise.

Boubacar Sidiki Haidara

 
 
 

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