A l’occasion de sa rentrée syndicale, la Centrale ITCI a fait le point sur les primes et les élections à venir au sein de la Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (MUGEFCI).
Ce samedi 28 février 2026, s'est tenue la rentrée syndicale de la Centrale Intersyndicale des travailleurs de Côte d'Ivoire (ITCI) à Yopougon. Une cérémonie d’ouverture qui a eu lieu dans un contexte marqué par la question de la prime d'incitation en faveur de certains fonctionnaires. Mais aussi par les prochaines élections à la Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (MUGEFCI). L’occasion pour Jean-Yves Abonga, président de la centrale ITCI, de donner la position de sa faitière sur ces différents points. Parlant de la MUGEFCI, M. Abonga a surtout insisté sur l’unité.
Échéance électorale
« Cette institution ne doit pas être perçue comme un simple espace électoral, mais comme un instrument stratégique de sécurité sanitaire et de solidarité intergénérationnelle. A chaque échéance électorale, les débats ont parfois tendance à se personnaliser et à s'éloigner des enjeux fondamentaux. Pourtant, les véritables priorités sont connues : amélioration des prestations, accessibilité des soins, maîtrise des coûts, modernisation durable et soutenabilité financière. Notre centrale privilégie une approche responsable et concertée. Nous avons engagé des consultations avec nos bases et avec des différents acteurs concernés. Notre position sera rendue publique en temps opportun, guidée exclusivement par l'intérêt supérieur des mutualistes et par la nécessité de préserver la stabilité de notre système de protection sociale », a fait savoir le leader de la Centrale ITCI.
Concernant la prime, Jean-Yves Abonga s’est voulu clair. « À l'image d'autres avantages transversaux déjà reconnus à l'ensemble des agents, cette prime doit contribuer à corriger les déséquilibres existants. Le véritable enjeu n'est plus celui de la légitimité, mais celui de la modalité. Nous ne demandons plus si l'octroi de la prime est un acquis. Mais plutôt quel sera le moment, quand elle va commencer à être payée », a indiqué Jean-Yves Abonga.
Prime trimestrielle
L’autre point abordé par la centrale syndicale, c’est la trêve sociale. « Entre 2017 et 2026, nous avons appris à négocier. Le défi de demain est d'apprendre à négocier en restant capable de lutter et à lutter sans détruire le dialogue. Un pacte social efficace doit donc être un pacte crédible, équitable et évalué. Crédible parce que les engagements doivent être respectés. Équitable, parce qu'aucune catégorie ne doit se sentir oubliée. Évalué, parce que le dialogue social doit produire des résultats visibles. Que ce soit pour la prime trimestrielle ou pour l'avenir de la MUGEFCI. Un même principe doit nous guider, dépasser les clivages pour bâtir une vision commune », a signifié Jean-Yves Abonga.
Pour lui, l'heure n'est pas aux querelles intenses, mais à la construction patiente d'acquis durable pour l'ensemble des travailleurs.
Yakouba Traoré secrétaire général de la Confédéral de Fédération des syndicats autonomes de Côte d'Ivoire-confédération Générale (FESACI-CG), était l’un des invités de marque de cette cérémonie. « Nous venons réaffirmer le lien indéfectible qui unit nos deux centrales. Car, au-delà des liens historiques qui nous relient, nos réalités sont les mêmes : les mêmes défis face à la précarité, et la même flamme qui nous anime pour défendre la dignité de ceux qui créent la richesse de ce pays, les travailleurs », s’est réjoui M. Traoré.
Jonhatan Largaton


JDF TV
L'actualité en vidéo