Soudan : GrŔve gÚnÚrale pour faire plier lĺarmÚe

Des employÚs dĺune banque de Khartoum, observant la grŔve gÚnÚrale

└ lĺappel des manifestants, les Soudanais ont observÚ une grŔve gÚnÚrale pour accroţtre la pression sur lĺarmÚe, qui refuse de transfÚrer le pouvoir aux civils, plus de six semaines aprŔs avoir ÚcartÚ Omar el-BÚchir sous la pression de la rue

Des employés d’entreprises privées, de banques, d’assurances, de ministères, d’institutions privées et publiques étaient dans la rue avec des pancartes pour montrer qu’ils étaient en grève. Selon RFI, le syndicat des pilotes de ligne était aussi du mouvement, avec pour conséquences un ralentissement du trafic à l’aéroport de Khartoum et des vols annulés…

Depuis le 6 avril, des milliers de manifestants campent devant le siège de l’armée à Khartoum. Après avoir demandé le soutien de l’armée contre le président Omar el-Béchir, ils réclament désormais le départ des généraux qui ont pris le pouvoir après avoir évincé le chef de l’État le 11 avril.

Des discussions ont été lancées pour trouver un accord pour une instance de transition entre les généraux du Conseil militaire et les civils de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui dirigent depuis plus de cinq mois le mouvement de contestation.

Mais des divergences persistent, notamment sur la composition du futur Conseil souverain censé assurer une transition post-Béchir de trois ans, chaque camp y réclamant une majorité des sièges.

Face au refus persistant des militaires de céder le pouvoir, l’ALC a décidé d’utiliser « l'arme devenue inévitable » de la grève générale.

En cas d’absence de réaction des militaires face à cette action, Wajdi Saleh, membre de l’ALC, a menacé lundi soir de faire « monter la pression d’un cran vers une grève générale indéfinie ». « Nous espérons ne pas en arriver là et que nous aboutirons à un accord », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. Alors que les chefs de la contestation mobilisaient la société civile, les généraux ont quant à eux multiplié ces derniers jours les rencontres avec les dirigeants étrangers qui les soutiennent.

Le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, s’est rendu dimanche aux Émirats arabes unis, au lendemain d’une visite en Égypte, deux pays qui soutiennent les généraux au pouvoir au Soudan.

À l’instar du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le prince héritier d’Abou Dhabi, Cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, a assuré au général soudanais que les Émirats se tiendraient « auprès du Soudan dans ses efforts pour préserver la sécurité et la stabilité ».

Boubacar Sidiki Haidara

 
 
 
 

 

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