YÚmen : Enfin la paix ?

Le processus politique semble prendre le dessus au Yémen, après un accord, le 4 décembre, pour l’échange de prisonniers et le départ d’une délégation de rebelles pour des pourparlers de paix en Suède, les premiers depuis 2016.

Le médiateur de l’ONU, le Britannique Martin Griffiths, qui se trouvait depuis lundi dans la capitale, Sanaa, contrôlée par les rebelles houthis, est parti avec une délégation de ces insurgés pour la Suède, où des représentants du gouvernement yéménite devaient arriver mercredi.

La date du début des pourparlers n’a pas encore été officiellement annoncée par les Nations unies, mais des sources gouvernementales yéménites parlent de ce jeudi.

Avant cette échéance, le gouvernement, en exil à Aden (sud), et les rebelles ont signé un accord pour échanger des centaines de prisonniers, selon des sources concordantes. Hadi Haig, en charge de la question des détenus au sein du gouvernement yéménite, a déclaré à l’AFP que cet accord concernerait entre 1 500 et 2 000 membres des forces progouvernementales et entre 1 000 et 1500 rebelles.

Selon lui, l’accord sera mis en œuvre après la tenue du round de négociations en Suède. Un représentant rebelle, Abdel Kader al-Mourtadha, a souhaité qu’il soit « appliqué sans problème ».

Chance « décisive »

Le gouvernement des Émirats arabes unis, un des piliers avec l’Arabie saoudite d’une coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite, a estimé que les pourparlers constituaient une chance « décisive » pour mettre fin à un conflit meurtrier qui dure depuis quatre ans.

« Nous pensons que la Suède offre une occasion décisive pour s’engager avec succès dans une solution politique », a déclaré Anwar Gargash, ministre d’État émirati aux Affaires étrangères.

L’évacuation lundi vers le sultanat d’Oman de rebelles houthis blessés a ouvert la voie à des négociations. La question de l’évacuation d’insurgés blessés avait été à l’origine de l’échec de pourparlers en septembre à Genève.

Les Houthis avaient alors accusé l’Arabie saoudite, qui contrôle l’espace aérien yéménite, d’avoir empêché leur départ et de ne pas avoir donné de garanties pour le voyage aller - retour en toute sécurité de la délégation rebelle.

Soutien saoudien

Dès lundi, le colonel saoudien Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition anti-rebelles, avait déclaré que l’autorisation avait été donnée « à la demande » de Martin Griffiths, « pour des raisons humanitaires » et comme « mesure destinée à instaurer la confiance ». Il avait aussi souligné que la coalition soutenait les efforts du médiateur de l’ONU.

La réouverture prochaine de l’aéroport international de Sanaa au trafic commercial figure parmi d’autres « mesures de confiance » susceptibles d’être discutées en Suède.

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