Arrimage CMU-MUGEFCI: Plusieurs organisations de fonctionnaires font des propositions pour pallier les difficultés

(De gauche à droite) Jean-Yves Abonga, Tapé Djédjé Apollinaire et Innocent Koffi veulent trouver des solutions aux difficultés liées à l’arrimage CMU-MUGEFCI.

Encore des cris de protestation au sujet de l’arrimage CMU-MUGEFCI. Quatre faitièred de fonctionnaires viennent de produire une déclaration pour attirer l’attention du gouvernement sur les difficultés relevées depuis la mise en œuvre de la CMU. Il s’agit de l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire (IFCI), dirigée par Jean-Yves Abonga, de la Confédération des syndicats des fonctionnaires de Côte d'Ivoire (COSYFOCI), avec pour président Tapé Djédjé Apollinaire et de la Coordination des syndicats de la Fonction publique (COSYFOP), représenté par son président, Innocent Koffi et de la Plateforme des syndicats de la santé dirigée par Koulahi Mangni.

 

Réunis au sein d’une Plateforme appelée le Collectif des faîtières des organisations syndicales des fonctionnaires, les trois structures ont  décidé de faire des propositions au gouvernement afin de solutionner les difficultés liées à l’arrimage CMU-MUGEFCI. Ce sont, d’après la faitière, la mise à niveau du plateau technique de tous les établissements sanitaires sur l’étendue du territoire national ; le paiement effectif de sa part patronale au profit des fonctionnaires à la MUGEFCI, le paiement des 04 milliards promis à la MUGEFCI en compensation du délai de carence pour les fonctionnaires ; la prévision des compensations aux acteurs notamment aux pharmaciens et aux grossistes ; l’augmentation des budgets des centres de santé urbains et ruraux pour prendre en compte le personnel recruté ; la révision du statut des acteurs impliqués dans le processus de la CMU. Il faut aussi, selon Jean-Yves Abonga et ses camarades, reverser à la MUGEFCI, la quote-part des cotisations des fonctionnaires prélevées par la solde.

 

Le Collectif des faîtières des organisations syndicales des fonctionnaires s’est aussi adressé à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Il demande à la CNAM de fusionner les deux cartes (CNAM et MUGEFCI) afin d’en faire une seule et unique carte pour les fonctionnaires ; de multiplier les sites d’enrôlement pour permettre dans un bref délai au maximum des populations de se faire enrôler ainsi que les familles des fonctionnaires et leurs ayants droits ; de rendre disponibles les médicaments dans toutes les pharmacies publiques et privées ; de mettre en place une vaste campagne de sensibilisation et de communication sur le processus. Les fonctionnaires veulent aussi que la CNAM accentue la formation des prescripteurs. Ils lui demandent aussi d’impliquer les organisations syndicales dans le processus de sensibilisation ; d’enrôler les fonctionnaires sur les lieux de travail ; de proroger le délai transitoire pour l’utilisation des cartes MUGEFCI jusqu’au 1er trimestre 2020, de lever le délai obligatoire pour le parcours de soin et de poursuivre le paramétrage de tous les établissements sanitaires publics.

 

Enfin, le Collectif des faîtières des organisations syndicales des fonctionnaires s’est adressé à la MUGEFCI. Tapé Djédjé Apollinaire, Innocent Koffi et Jean-Yves Abonga et Koulahi Mangni ont appelé la MUGEFCI à ajuster le panier de soin des fonctionnaires de Côte d’Ivoire en tenant compte du supplément de plus de 450 000 000 dû au paiement de la part patronale ; à ne pas imposer la carte unique intelligente comme condition d’accès aux soins, à mettre les bons MUGEF-CI à la disposition de tous les fonctionnaires mutualistes dans tous les établissements sanitaires ; à reprendre en main des soins de santé des fonctionnaires. Ils lui demandent surtout d’initier des campagnes de sensibilisation et de communication sur le processus et de jouer pleinement son rôle d’organisme gestionnaire délégué en harmonie avec l’IPS CNAM.

Parmi les difficultés relevées par le collectif, il y a, d’après Jean-Yves Abonga, le faite que « seuls 300 centres sont paramétrés sur les 725 centres sanitaires publics que compte la Côte d’Ivoire, les centres sanitaires publics paramétrés sont inconnus des usagers, la carte CMU comme seul document de prestation exigé aux fonctionnaires dans les centres sanitaires ». Sans oublier, à l’entendre, l’insuffisance des bons CMU édités relativement au démarrage du projet les difficultés liées aux prescriptions, les difficultés liées à l’accès aux médicaments. Le collectif a privilégié, d’après Jean-Yves Abonga, les négociations avec les autorités pour régler le problème.

Raphaël TANOH

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