Passeport biométrique : Bientôt le bout du tunnel

Malgré les efforts de la Société nationale d’édition de documents administratifs et d’identification (SNEDAI) dans la production des passeports biométrique, le nombre sans cesse croissant de demandeurs provoque quelques soucis.

Il y a dix ans, c’était un document réservé à une certaine classe de citoyens. Aujourd’hui, le passeport biométrique est à la portée de n’importe quel Ivoirien. Une « démocratisation » qui a entraîné l’engorgement des sites d’enrôlement à Abidjan. Les plaintes des usagers sont devenues légion, malgré les mesures prises par les autorités même pendant les vacances (ouverture pendant certains jours de repos).

Les plaintes sur les quotas, la longue attente avant d’être enrôlé et les délais de production du document sont nombreuses. À la direction générale de SNEDAI Côte d’Ivoire, aux Deux Plateaux les Vallons, les techniciens sont pourtant rassurants. La production des passeports en 72 h n’a jamais été remise en question. Les retards, indique la SNEDAI, ne sont pas imputables à l’entreprise. En effet, celle-ci, jouant un rôle purement technique, doit s’en remettre à la Direction générale de la police pour tous les aspects afférents au contrôle des documents fournis par le demandeur, un processus en deux étapes. Un premier contrôle est effectué à la SNEDAI pendant l’enrôlement. Le second, plus poussé, s’opère une fois les documents acheminés à la direction générale.

Renforcer les capacités Il peut donc arriver que, pour des raisons d’enquête, l’attribution du passeport prenne jusqu’à 4 mois. Concernant les quotas, d’après la SNEDAI, ce sont 3 600 passeports biométriques qui sont produits chaque jour, à raison de 1 200 passeports pour chacune des trois machines dédiées. 800 enrôlements sont effectués quotidiennement. Dès que l’agence ouvre ses portes, un certain nombre de places est prévu en fonction des capacités. 150 à Yopougon, par exemple, et 300 aux Deux Plateaux. Naturellement, c’est la règle du premier arrivé, premier servi et les autres devront revenir.

D’après la SNEDAI, le problème ne se situe pas au niveau de la production, mais clairement de la capacité d’enrôlement. La structure a donc mis en place des sites mobiles. En plus de cela, un 5ème site permanent va voir le jour à Cocody Angré dans les mois à venir, après ceux des Deux Plateaux, de la Sûreté nationale (Plateau), de Marcory et de Yopougon. Trois nouveaux centres de demande de passeports biométriques seront ouverts à l’intérieur du pays, à Korhogo, Yamoussoukro et Daloa.

Raphaël TANOH

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