Véhicules d'occasion : le business des « France au revoir »

Les « France au revoir » peuplent les parcs auto de la capitale Abidjan.

Le marché des véhicules d’occasion a le vent en poupe en Côte d’Ivoire. En dépit des coûts d’importation jugés excessifs, l’activité s’accroit autour d’une multitude de parcs à Abidjan.

Plus de la moitié des voitures commercialisées en Côte-d’Ivoire portent la griffe « France au revoir ». Ainsi, 38.000 véhicules d’occasion sont vendus chaque année depuis 2013, contre un peu moins de 25.000 voitures neuves immatriculées, la même année selon les chiffres de la Société ivoirienne de contrôle technique automobile (Sicta).

Le secteur se porte donc plutôt bien. « On peut vendre une voiture d’occasion de 800 000 francs CFA à 10 millions, et même à 28 millions », confie Arsène Kayo, revendeur de véhicules d’occasion le long de la rue « Princesse » à Yopougon Selmer. Ici, comme ailleurs à Abidjan, le long des grandes artères, les parcs automobiles se dressent bondés de marques françaises et allemandes, mais aussi américaines, japonaises et coréennes etc. « Dans notre secteur, chaque voiture a sa clientèle », précise-t-il, en montrant du doigt une rutilante 4X4 au milieu de plusieurs rangées de modestes véhicules équipés de moteur diesel ou à essence. Fin mai, Adams Konaté, 32 ans, dont l’espace de vente se trouve non loin d’un supermarché à Cocody, a fait une bonne affaire : 10 véhicules vendus en un mois, pour un prix de vente minimum de 4,5 millions de francs CFA !

Selon un fonctionnaire du Guichet unique automobile, l’organisme étatique chargé des opérations de dédouanement et d’immatriculation des voitures importées via le port d’Abidjan, le commerce des « France au revoir » représente 65% des parts de marché de l’occasion. Et le chiffre d’affaires annuel des importateurs de véhicules de seconde main est estimé à plusieurs milliards de francs CFA. « Sur les 323 importateurs recensés, l’activité est exercée à 70% par des libanais, 18% par des béninois- togolais et à 12 % par des ivoiriens », indiquet- il, précisant que le prix d’embarquement d’un « France au revoir » dans un conteneur est de 800 000 francs CFA, contre 400 000 pour le vrac, consistant à placer les véhicules sur le pont ou dans la soute des bateaux. Quant au circuit du dédouanement, « c’est au bas mot 1,5 million », précise le transitaire D. Fofana, dans ses bureaux sis à Treichville.

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