Problèmes respiratoires chez les enfants : Le Nord plus touché

Dans cet entretien, Aboubacar Sylla, kinésithérapeute spécialisé dans les soins d’urgence, attire l’attention des parents sur les problèmes respiratoires des enfants.

Comment reconnaître les problèmes respiratoires chez les enfants ?

Dès qu’un enfant a le nez qui coule, c’est un problème respiratoire. Quand il tousse, c’est un problème respiratoireaigu, lorsqu’il a des difficultés à respirer, c’est une infection respiratoire... Parmi ces cas, un certain nombre vont basculer d’une infection respiratoire simple à une infection respiratoire grave. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas été traités. En cas d’infection respiratoire grave, le pronostic vital de l’enfant est engagé. Nous essayons d’éviter ces situations. Au-delà du fait qu’elles soient mortelles, les infections respiratoires sont facilement soignables. Ce qui veut dire qu’il y a des négligences de la part de certains parents.

À quel moment faut-il conduire l’enfant à l’hôpital ?

Quand il décompense. Pour cela, il y a certains signes à rechercher : une respiration rapide, une température élevée, une perte d’appétit. Un enfant qui tousse, mais court, joue et mange bien, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir, parce que son système immunitaire fonctionne. Quand son nez coule, lavez-le avec du sérum physiologique acheté à la pharmacie. Évitez surtout qu’il ait des infections au niveau de la muqueuse et que cela tombe dans les bronches.

Comment peut-on expliquer  ces infections ?

Ces infections sont dues à des pathogènes dans l’air. En tant qu’adultes, nous sommes exposés aux mêmes, mais, de 0 à 5 ans, le système immunitaire n’est pas encore mature. L’enfant est plus vulnérable et comme les enfants jouent beaucoup ensemble, ils sont plus exposés.

Y a-t-il des zones en Côte d’Ivoire qui sont plus touchées que d’autres ?

Oui. L’une des régions les plus touchées, c’est le Grand Nord : Korhogo, Odienné, Ferké, Ouangolo. Surtout pendant l’harmattan. L’air est chargé de poussière et dans la poussière, il y a des bactéries. Des pathologies comme la rhinopharyngite, la sinusite, la méningite, se répandent facilement. La porte d’entrée, c’est le nez. Dans le Nord, les nuits sont fraîches pendant l’harmattan. Le plus souvent on allume un grand feu pour se réchauffer, ce qui crée des particules toxiques. Et les enfants sont les plus exposés. Au Sud, pendant la saison des pluies, les précipitations amènent de la fraîcheur et les enfants attrapent des infections respiratoires aussi.

Entretien réalisé par Raphaël TANOH

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