Salubrité : Les pré-collecteurs s’inquiètent

Armel Barthe Touali plaide pour le maintien des pré-collecteurs d’ordures dans le système.

Avec la mise en place de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED), l’avenir des pré-collecteurs d’ordures est de plus en incertain. Touali Barthe Armel, Président de la Fédération des pré-collecteurs et prestataires de services urbains de Côte d’Ivoire nous en explique les raisons.

Avec la nouvelle politique de salubrité, croyez-vous que les pré-collecteurs ont un avenir ?

Oui. Nous nous sommes engagés à aller vers les ménages afin de collecter les ordures. Nous avons contribué à lutter contre l’insalubrité. Le nouvel opérateur ne va pas vers les ménages, il ne s’occupe que des grands axes. La population n’est pas habituée à ce système. C’est parce que pour l’instant on travaille que la ville est propre. Si on arrête, comme le désire le gouvernement, on verra notre utilité. Ce n’est pas parce qu’il y a une nouvelle politique de salubrité qu’il faut nous mettre au placard. Si on le fait, ce sont 6 000 personnes qui iront à la rue, avec leurs familles. Nous nous inscrivons dans la voie du dialogue.

À vous entendre, vous semblez écartés par le nouveau opérateur…

Nous n’avons pas été contactés. Au contraire, ce sont les pré-collecteurs qui sont allés plusieurs fois vers ces opérateurs pour leur expliquer notre volonté de travailler avec eux. La seule fois où nous avons pu échanger avec l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED), elle a dit avoir un marché avec l’État assorti d’un cahier des charges bien défini où nous ne figurons pas. Il faut que l’ANAGED décide si oui ou non elle désire travailler avec nous. C’est à elle de nous donner nos limites et des directives à suivre.

N’est-ce pas votre qualité de sociétés de ramassage d’ordures qui pose problème ?

Nous existons légalement. La Fédération des pré-collecteurs et prestataires de services urbains de Côte d’Ivoire a été créée en 1989. C’est une société privée de 13 entreprises, avec 6 000 adhérents. Nous avons 29 ans d’expérience et avons suivi des formations avec le ministère de tutelle.

Il est dit qu’au cas où vous seriez reconnus, les populations n’auraient plus à vous payer

Normalement, c’est au nouvel opérateur de s’en occuper. Ce ne sera plus aux ménages de nous rémunérer si nous travaillons avec l’ANAGED. Depuis deux mois, nous ne sommes plus payés. Nous continuons toujours à travailler en espérant qu’une solution soit trouvée. Logiquement nous devrions être rémunérés par rapport au travail que nous faisons. Nous avons pu rencontrer la ministre, elle nous a fait la promesse que nous serions pris en compte. Nous attendons.

Entretien réalisé par Raphaël TANOH

 

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