La Commission de retrait et de suspension du permis de conduire veut durcir le dispositif contre les comportements dangereux sur les routes. Réunie ce jeudi 10 septembre 2026 ā la Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTTC), sa session mensuelle a abouti ā la suspension de 27 permis de conduire sur les 36 dossiers examinés.
Parmi ces sanctions, deux ont été prononcées avec sursis. Les suspensions fermes vont de trois mois à cinq ans, tandis que les deux sanctions avec sursis portent sur une durée de trois mois. Deux autres permis ont, pour leur part, été restitués.
Les dossiers traités révèlent surtout la gravité des infractions examinées. Quatorze détenteurs de permis étaient impliqués dans des accidents mortels, sept dans des accidents ayant causé des blessures corporelles et onze dans des accidents ayant occasionné des dégâts matériels. Quatre autres dossiers concernaient diverses infractions. Au total, ces accidents ont fait 14 morts et 39 blessés.
Pour Oumar Sacko, directeur général des transports terrestres et de la circulation, l’enjeu est désormais de renforcer les textes afin de décourager davantage les comportements mettant en danger la vie d’autrui.
Il souhaite notamment que certaines infractions graves, comme la circulation en sens interdit ou le refus de céder le passage à un cortège officiel ou à une ambulance, entraînent des sanctions suffisamment lourdes pour avoir un véritable effet dissuasif.
Autre chantier annoncé : la révision des taxes afin d’accélérer la comparution des personnes mises en cause. La période pendant laquelle un permis est retiré avant le passage devant la commission pourrait également être prise en compte dans la durée de suspension. Une session exceptionnelle est prévue pour examiner cette question.
La DGTTC entend aussi moderniser le traitement des dossiers grâce à un système informatique destiné à améliorer la célérité des procédures. L’intégration d’un psychologue à la commission est également envisagée.
À terme, Oumar Sacko souhaite ouvrir les sessions au grand public. La commission pourrait ainsi dépasser sa seule fonction de sanction pour devenir un véritable outil de sensibilisation à la sécurité routière.
SYS


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