Yopougon a vibré, ce vendredi 7 août 2026, au rythme du 66ᵉ anniversaire de lindépendance de la Côte dIvoire. Pour la premičre fois, la populaire commune abidjanaise a accueilli la cérémonie officielle de la fęte nationale, placée sous le thčme : Ŧ Forces de Défense et de Sécurité, au service de la paix, de lunité et du développement ŧ.
Présidée par le chef de l’État, Alassane Ouattara, chef suprême des armées, la célébration a réuni membres du gouvernement, responsables d’institutions, autorités coutumières et religieuses, diplomates ainsi que plusieurs délégations étrangères. Des milliers de personnes ont également convergé vers la place Ficgayo et les principales artères de la commune pour assister à ce rendez-vous.
Les forces de défense en démonstration
Le traditionnel défilé militaire a constitué l’un des temps forts de la cérémonie. Forces armées de Côte d’Ivoire, Gendarmerie nationale, Police nationale, Eaux et Forêts, Douanes, Sapeurs-pompiers militaires et unités spécialisées se sont succédé devant la tribune officielle, au rythme des musiques militaires.
Les contingents étrangers ont également participé à la parade. La Guinée, le Bénin, le Gabon et l’Inde ont ainsi présenté leurs détachements. Les forces spéciales guinéennes, invitées d’honneur, ont particulièrement retenu l’attention par leur discipline et leur parfaite synchronisation. La présence de ces contingents a donné une dimension diplomatique à la cérémonie, témoignant des liens de coopération entretenus par Abidjan avec ses partenaires.
Dans le ciel de Yopougon, des aéronefs de reconnaissance, de surveillance et d’attaque ainsi que des hélicoptères ont prolongé la démonstration. Cette parade aérienne a mis en évidence les capacités opérationnelles d’une armée ivoirienne engagée dans la modernisation de son outil de défense.
L’agriculture et la culture à l’honneur
La célébration s’est ensuite ouverte à une autre facette de la nation : ses richesses agricoles et culturelles. Le défilé civil a notamment valorisé le cacao, le café, le coton, l’anacarde et d’autres productions agricoles, rappelant le rôle du monde rural dans l’économie ivoirienne.
Sous la direction artistique de Georges Momboye, le Ballet national a offert une fresque chorégraphique inspirée des différentes régions du pays. Costumes, danses, rythmes et traditions ont composé un tableau de la diversité culturelle ivoirienne.
Autre moment chargé de symboles, le Djidji Ayokwé, célèbre tam-tam parleur, a résonné au cœur de Yopougon. Sa présence a établi un dialogue entre mémoire et modernité, rappelant les racines historiques et culturelles de la Côte d’Ivoire.
Au-delà du cérémonial, cette 66ᵉ fête nationale aura ainsi combiné puissance militaire, coopération internationale, agriculture, culture et ferveur populaire. En choisissant Yopougon, les autorités ont rapproché la célébration officielle des populations et offert à la commune un rôle inédit dans l’histoire récente de la fête nationale.
De la terre au ciel, des uniformes aux costumes traditionnels, la Côte d’Ivoire a célébré son indépendance sous plusieurs visages, mais autour d’un même idéal qui est la paix, l’unité et le développement.
Siondenin Yacouba Soro


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