La fête du 1er mai a été l’occasion pour les travailleurs de Côte d’Ivoire de revenir sur les revendications qui ont marqué l’année. Et la Centrale Intersyndicale des travailleurs de Côte d’Ivoire (ITCI) n’était pas en reste. Le président de cette grande structure, Jean-Yves Abonga, a profité de l’occasion pour demander une célérité dans le traitement des dossiers déjà sur la table du gouvernement. « L’année 2026, marquant la veille de l’achèvement du second protocole d’accord, reste dominée par une revendication majeure : l’octroi d’une prime d’incitation trimestrielle à l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’État. Les travaux du comité d’experts du CIRES, conduits après une série d’échanges avec l’ensemble des parties prenantes, ont été transmis au gouvernement pour examen et décision. Au regard de la croissance économique soutenue enregistrée ces dix dernières années, de la validation du PND 2026-2030 et de la création du Fonds de soutien au développement stratégique, il apparaît urgent que le Président de la République et son gouvernement apportent une réponse claire à cette attente légitime », a indiqué Jean-Yves Abonga, au siège de la Centrale ITCI à Yopougon. La centrale appelle également à l’opérationnalisation effective du Comité consultatif du dialogue social dans la fonction publique, afin d’examiner des questions fondamentales telles que la revalorisation de l’indice référentiel de base ainsi que la révision d’une grille salariale plus équilibrée.
Cherté de la vie
Pour l’ITCI, cette célébration revêt un caractère particulier. « En effet, nous célébrons cette année dix ans de présence dans le paysage syndical ivoirien, depuis la création de notre organisation en mai 2016 et sa formalisation en février 2018 (…) Depuis sa création, et à la suite de la grève historique de 2017 en Côte d’Ivoire, l’ITCI s’est résolument engagée, aux côtés des autres organisations syndicales, dans la promotion du dialogue social comme instrument privilégié de résolution des préoccupations des travailleurs », a indiqué M. Abonga.
Dans un contexte marqué par la cherté de la vie, la hausse des loyers, du coût de l’électricité et la rareté des denrées alimentaires, l’amélioration du pouvoir d’achat demeure une priorité absolue, l’ITCI, dit-il, réaffirme sa disponibilité à la recherche continue de meilleures conditions de vie pour les travailleurs auprès du gouvernement.
Reconnaissance officielle en qualité de centrale syndicale
S’agissant du secteur privé, pilier essentiel de l’économie ivoirienne, générant environ 83 % des emplois et les deux tiers des investissements, le gouvernement, selon lui, doit davantage garantir le respect de la législation sociale et de meilleures conditions de travail. « L’ITCI lance un appel à l’ensemble des travailleurs du secteur informel, à se rapprocher de notre organisation afin de bénéficier d’un accompagnement dans leur structuration syndicale, leur organisation collective ainsi que dans la conduite de réflexions visant l’amélioration durable de leurs activités et de leurs conditions de vie », a poursuivi le leader de la centrale ITCI. Avant de réitérer son appel au gouvernement pour sa reconnaissance officielle en qualité de centrale syndicale ainsi que pour un appui institutionnel favorisant son fonctionnement efficient.
Jonathan LARGATON


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