Prsidant louverture dun atelier consacr ladquation entre loffre de formation et les besoins du march du travail, le mardi 16 juin 2026 Abidjan-Plateau, le ministre de lEnseignement suprieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a insist sur la ncessit daligner les programmes de formation sur les besoins rels de lconomie et des chanes de valeur prioritaires.
Cet atelier de trois jours s’inscrit dans le cadre du projet ACE INNOVATE, porté par le ministère avec l’appui de la Banque mondiale et de l’Agence française de Développement (AFD).
« Un diplôme n’est pas une simple distinction académique. Il doit ouvrir les portes de l’emploi, de l’entrepreneuriat, de la recherche et de l’innovation », a souligné Adama Diawara, plaidant pour une plus grande implication des entreprises dans les processus de formation.
Présentant ACE INNOVATE comme une nouvelle étape dans la transformation de l’enseignement supérieur africain, le ministre a expliqué qu'il s'agit d'une initiative qui repose sur quatre axes majeurs.
À savoir le renforcement des capacités des Centres africains d’excellence et de leurs universités d’accueil, l’élargissement de l’accès aux compétences de niveau supérieur à travers des consortiums nationaux associant universités, grandes écoles et employeurs, le développement des partenariats entre universités et industries, ainsi que l’intensification de la coopération régionale.
À en croire le ministre, la formation ne se limite pas aux cursus d’ingénieurs ou aux études doctorales. Elle englobe l’ensemble du parcours éducatif, depuis les certifications courtes et les formations professionnelles jusqu’aux cycles universitaires supérieurs : « Nos industries ont besoin de techniciens qualifiés. Sans eux, les infrastructures et les projets de développement ne peuvent produire tous leurs effets ».
De son côté, le directeur de l’AFD en Côte d’Ivoire, Adrien Haye, a précisé que la nouvelle phase du programme vise à diffuser l’excellence au-delà des seuls centres spécialisés afin de produire un impact plus large et plus durable sur l’économie nationale.
Pour le représentant de la Banque mondiale, Modibo Sidibé, les universités et centres de recherche doivent désormais former des diplômés dont les compétences répondent davantage aux besoins des économies locales. Car, a-t-il déploré, en Côte d’Ivoire, près de 500 000 jeunes arrivent chaque année sur un marché du travail largement dominé par le secteur informel.


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