Abidjan, 16 avril 2026 - Pris dans le tourbillon daccusations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, le Conseil National des Droits de lHomme sort de sa réserve. Linstitution dénonce des allégations de partialité visant son président, Christian Arnaud Adjelou, ā la suite de la mise en place du nouveau Bureau exécutif élu le 24 mars dernier.
Dans une déclaration officielle, le Conseil évoque une « désinformation de l’opinion » nourrie, par une méconnaissance de ses règles de fonctionnement. Il rappelle son statut d’organe indépendant, impartial et collégial, tel que défini par la loi ivoirienne et les standards internationaux, notamment les Principes de Paris des Nations unies.
Le CNDH insiste sur la nature collective de ses décisions. Composé de douze membres issus de divers horizons socio-professionnels, l’organe délibère en Assemblée générale. Le Bureau exécutif n’en est que l’émanation, chargé de mettre en œuvre des orientations adoptées de manière collégiale. Une architecture qui, selon l’institution, constitue le socle de son impartialité.
Sur la question sensible des appartenances politiques, le Conseil se veut catégorique car l’évaluation de l’impartialité ne saurait reposer sur des affiliations supposées, mais sur les actes posés dans l’exercice des fonctions. Une ligne de défense qui vise à dissiper les soupçons et recentrer le débat sur les principes.
Le CNDH appelle les auteurs de ces accusations à la retenue, et dénonce des propos de nature à fragiliser sa crédibilité. En parallèle, il se dit ouvert au dialogue et à la transparence, prêt à éclairer l’opinion sur le fonctionnement de son nouveau bureau.
En toile de fond, l’institution réaffirme sa mission de promouvoir et protéger les droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, avec constance, indépendance et objectivité.
Siondenin Yacouba Soro


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