Le renouvellement des instances dirigeantes de la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire (MUGEFCI), pour la mandature 2026-2030, a installé un climat délétère alimenté par les mutualistes, regroupés en listes et issus principalement d’organisations syndicales. C’est du moins l’analyse que fait la centrale Intersyndicale des travailleurs de Côte d’Ivoire (ITCI). Dans une déclaration que nous avons reçue, ce mardi, le président de l’ITCI Jean-Yves Abonga précise que « cette situation se caractérise par des animosités, invectives et autres menaces, en lieu et place d’un diagnostic suivi de propositions pour l’amélioration de la gouvernance à la MUGEFCI ». Des tensions qui se sont intensifiées, selon lui, après la publication de la liste par le comité électorale national. La décision dudit comité suscite des réactions diverses et contradictoire allant, dit-il, à la contestation des conclusions du comité électoral et la suspension de la participation au scrutin, de deux groupes.
Retenue
L’ITCI appelle donc le comité électoral national à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir une élection apaisée. Jean-Yves Abonga appelle aussi les listes candidates retenues à participer au scrutin, leurs chances de réussite demeurant intactes dans les autres régions, afin d’éviter une assemblée générale monocolore de délégués. « Nous appelons tous les mutualistes candidats comme électeurs, à respecter les décisions du comité électoral national sous réserves des recours éventuels prévus par la loi ; à faire preuve de retenue et de responsabilité dans les déclarations publiques ; à préserver l’unités des mutualistes en vue des défis futurs », a indiqué Jean-Yves Abonga, qui avait depuis quelques semaines décidé de ne pas se présenter à ces élections de la MUGEFCI.
Selon lui la MUGEFCI a connu plusieurs étapes dans son évolution. D’abord, une gestion par une direction centrale, suivie d’une gestion par les centrales syndicales, ensuite une gestion assurée par un comité de gestion pendant la mise sous tutelle ; et enfin l’application effective du règlement 007/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009, portant réglementation de la mutualité sociale au sein de l’UEMOA. « Le spectacle offert aujourd’hui par ces élections confirme la nécessité d’un réexamen approfondi et prospectif du fonctionnement de notre institution mutualiste. La MUGEFCI ne devrait pas être un champ de bataille pour des intérêts personnels. Elle est avant tout notre outil de solidarité », a souligné le président de l’ITCI.
Jonathan LARGATON


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