Odette Likikouet Sauyet, l’autre « Dame de fer »

Odette Sauyet fait partie des figures tutélaires du Front populaire ivoirien (FPI). Au moment où ce parti fait face à une grave crise interne et à une série de disparitions de certains de ses cadres, l’ancienne patronne de la communication du parti socialiste ivoirien pourrait reprendre du service, au premier plan.

C’est désormais un secret de Polichinelle : le parti fondé par Laurent Gbagbo est dans le creux de la vague depuis sa chute brutale du pouvoir en 2011. La disparition successive de nombre de ses cadres, dont Aboudramane Sangaré, a remis en selle l’une des pionnières du parti à la rose, Odette Likikouet Sauyet. Désignée pour piloter l’organisation des obsèques de celui que tous appelaient le « Gardien du temple » pour sa fidélité à toute épreuve aux idéaux de son parti et à son fondateur, Laurent Gbagbo, l’ancienne Secrétaire générale adjointe du FPI, chargée des régions, du sud a été choisie en accord avec la famille biologique du défunt, comme indiqué par un communiqué signé de la direction de la branche dissidente du Front populaire ivoirien.

Cheville ouvrière Le choix porté sur Odette Sauyet n’est pas fortuit. L’ancienne Directrice générale de la RTI s’était vu confier, il y de cela quelques années, l’organisation des obsèques de Zèpè Koudou Paul, géniteur de Laurent Gbagbo. Une expérience qu’elle mettra à profit pour rendre un dernier hommage à son camarade de parti. Mais, dans le choix fait depuis la Haye, il faut voir également une possibilité de la propulser au poste de Secrétaire générale du parti. L’ex journaliste, qui a débuté sa carrière comme attachée de presse à l`Office de la promotion des entreprises ivoiriennes (OPEI), entre 1980 et 1983, est aussi vue comme une « Dame de fer » par certains militants du FPI.  Son engagement politique lui vaudra de goûter aux affres de la prison en 199, ainsi que de nombreuses autres tracasseries professionnelles au sein de la télévision nationale, où elle travaillait en tant que journaliste productrice. Des pressions qui n’ont jamais entamé sa fibre militante et son attachement aux idéaux de son parti.

L’ex députée de la circonscription d’Oumé a aussi siégé au gouvernement, à partir de 2000, comme ministre du Tourisme et de l’artisanat, avant de céder son fauteuil à la faveur des différents accords signés suite à la crise militaro-politique déclenchée en septembre 2002.

Aujourd’hui loin des projecteurs, elle n’a rien perdu de son influence dans cette frange du Front populaire ivoirien restée fidèle à Laurent Gbagbo et elle continue de jouir de la confiance de celui-ci. À 68 ans, son prochain défi pourrait être de former l’épine dorsale d’un FPI post Sangaré.

Malick SANGARÉ

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