RHDP : Alassane Ouattara rebat les cartes

Mobilisés le 29 juillet dernier au Sofitel Hôtel Ivoire, les militants du RHDP sont retournés quelque peu déçus de n’avoir pas obtenu un « oui » d’Alassane Ouattara pour briguer un autre mandat.

Après avoir mobilisé les militants, tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, durant plus d’une semaine afin de demander au Président Alassane Ouattara de briguer un autre mandat présidentiel, les cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) pensaient avoir fait le plus grand pas. Mais ils devront patienter encore avant de voir la fumée blanche venir du palais présidentiel.

Cohésion « Le plus difficile est la cohésion au sein du parti et c’est un argument de taille, qui peut faire pencher la décision d’Alassane Ouattara », commente un cadre du parti, selon lequel le décès d’Amadou Gon Coulibaly aura révélé un grand vide parmi les héritiers putatifs. Un avis qui n’est pas forcement partagé au RHDP, où certains cadres pensent que la relève peut être assurée. Mais, en fin calculateur, le Président Alassane Ouattara a ramené ses partisans presque dos à dos. Depuis, les militants sont partagés entre doute et espoir et attendent impatiemment deux messages-clés. D’abord celui du 6 août, à la veille de la célébration de l’indépendance de la Côte d’Ivoire ou encore à la fin de la période de deuil de « son fils Amadou Gon », prévue le 16 août prochain.

Deux appuis En attendant, le Président de la République, qui a procédé à la nomination d’Hamed Bakayoko en qualité de Premier ministre, a pris soin de gonfler le portefeuille de Patrick Achi, qui devient désormais le seul ministre d’État. Poste qu’il combine avec celui de Secrétaire général de la présidence. Les deux hommes font ainsi une percée autour du Président de la République, qui pourrait, en cas de désistement, pencher pour l’une de ces deux personnalités, qui, en l’absence de Daniel Kablan Duncan et d’Amadou Gon Coulibaly, constituent des personnes-clés de son administration. Un tandem devrait naitre entre les deux nouveaux promus, qui se côtoient dans différents gouvernements depuis près de vingt ans. Si l’un (Patrick Achi) est plus pointilleux sur les questions techniques, l’autre (Hamed Bakayoko) s’est fait un coffre dans les questions de défense. Deux expériences différentes, qui se positionnent de plus en plus dans la lutte pour la succession d’un Alassane Ouattara qui pourrait dribler ses partisans et renoncer à un troisième mandat.

Yvann Afdal

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