Présidentielle : Le PDCI dans l’embarras

Le PDCI ira-t-il à l’élection présidentielle avec ou sans ses alliés de l’opposition ? Au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel invalidant les candidatures de plusieurs de ses alliés, la question se pose.

Tout en se réjouissant de la validation de sa candidature, le staff de la communication d’Henri Konan Bédié a appelé ses alliés à soutenir la candidature de ce dernier dans un poste sur la page officielle de ce dernier. Le post a été modifié quelques instants plus tard, afin de marquer la solidarité avec les candidats Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Mabri Toikeusse, Mamadou Koulibaly et Marcel Amon Tanoh. Mais la question fait déjà débat au sein du plus vieux parti de Côte d’Ivoire, qui semble être dos au mur.

Difficile équation Dans la foulée de la déclaration du Conseil constitutionnel (CC), son Secrétaire exécutif, Maurice Kacou Guikahué, a annoncé la non participation du Pati démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) aux élections des Commissions électorales locales (CEL), prévues le mardi 15 septembre. En interne, le débat se mène déjà. Faut-il aller à l’élection du 31 octobre sans les alliés ? Comment convaincre ces derniers de ne pas boycotter l’élection ? Voici les questions auxquelles tente de répondre le Bureau exécutif du PDCI. « Y aller sans nos alliés, ce serait accompagner et légitimer Alassane Ouattara dans une victoire déjà organisée », prévient un cadre du PDCI.  Pour ce dernier, aller à l’élection dans ce contexte serait trahir les autres partis de l’opposition, qui ont vu leurs candidatures rejetées. «  En boycottant l’élection au sein des CEL, le PDCI prépare déjà les esprits à un boycott de l’élection présidentielle », prévient-il. Mais, de sources proches de Maurice Kacou Guikahué, le Secrétaire exécutif, ne pas aller à l’élection serait « tomber dans le jeu de Ouattara, qui souhaite écarter toute l’opposition du jeu démocratique. Il est un peu tôt pour se prononcer », confie notre source.

Le PDCI se retrouve ainsi à la croisée des chemins et son destin ne dépend plus uniquement de la décision de ses cadres. Henri Konan Bédié devra mettre les bouchées doubles s’il veut convaincre ses alliés de le soutenir à cette élection. Entre la volonté de battre Alassane Ouattara dans les urnes et celle de boycotter le scrutin afin de le rendre illégitime, un choix devra être opéré par l’opposition, qui elle aussi est à la croisée des chemins.

Yvann AFDAL

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