Abraham Denis Yaurobat : « La Commission électorale doit revenir à la société civile »

Abrah Denis Yaurobat souhaite que la CEI soit confiée à la société civile.

Démarré le 21 janvier, le dialogue autour de l’avenir de la Commission électorale se poursuivra durant le mois de mai. Abraham Denis Yaurobat, Président du Groupe de plaidoyer et d’actions pour une transparence électorale (GPATE), fait le point des avancées.

Où en sommes-nous avec la réforme électorale ?

Le Président a décidé de mettre la Côte d’Ivoire en adéquation avec ce que nous avons appelé l’État de droit en acceptant de réformer la Commission électorale indépendante. Cela est à saluer. Les discussions ont commencé le 21 janvier dernier. La société civile a été reçue le 24 janvier et le 28 mars et nous avons une autre rencontre ce jeudi 9 mai pour harmoniser les positions. Il s’agit de faire en sorte que nous ayons un organe électoral qui joue son rôle d’arbitre. Et nous travaillons à ce que notre pays compte parmi ceux qui renforcent l’État de droit par l’application des décisions des juridictions africaines.

Quel modèle pour un organe électoral à l’Ivoirienne ?

Il y en a plusieurs. Mais parlons de ceux qui sont les plus connus. Il y a les commissions politiques et celles professionnelles et techniques. Nous avons déjà expérimenté le premier modèle et cela n’a pas marché. Nous souhaitons donc aller vers le second, une commission électorale technique et professionnelle qui garantisse la transparence et la crédibilité des élections. Bien sûr, nous n’écartons pas un droit de regard des acteurs politiques et des candidats. Ils pourraient y être, mais à titre d’observateurs, afin de garantir la sincérité des résultats.

Allons-nous vers une réforme ou une recomposition de la commission ?

N’entrons pas dans des questions de terminologie. La Cour africaine a rendu un verdict dans lequel elle demande à la Côte d’Ivoire de modifier sa loi sur la commission électorale pour la rendre conforme à ses engagements. Cela est suffisant pour nous. Qu’il s’agisse de réforme ou de recomposition, ce qui est certain, c’est que les questions d’indépendance et d’impartialité ont été largement abordées dans cet arrêt. C’est l’un des impératifs mis à la charge de l’État de Côte d’Ivoire.

Les débats ont-ils avancé depuis les premiers contacts ?

Oui, les débats ont bien avancé et plusieurs acteurs sont d’accord avec la gestion de l’organe électoral par des personnalités qui ne soient pas politiquement marquées. Notamment des personnalités de la société civile, des personnes qui ont fait leurs preuves à travers leur expérience.

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