Présidentielle d’octobre 2020 : Candidats approchez

Dès la semaine prochaine, les candidats désireux de se lancer dans la course à la présidentielle défileront au siège de la commission électorale afin de déposer leurs dossiers de candidatures.

Face à la presse le 8 juillet,  le président de  la  Commission  électorale indépendante  (CEI),  Ibrahime Coulibaly-Kuibiert,  a  informé les prétendants   au   fauteuil   présidentiel qu’ils peuvent,  à  partir  du 16  juillet et ce pour durant 45 jours,   faire  acte  de  candidature.  « Aujourd’hui,  nous  sommes  à la 2e étape. La première, étant plus  ou  moins  terminée,  celle qui  consistait  à  l’enrôlement des  citoyens  sur  la  liste  électorale. (...) Il est bon de préciser que conformément à notre chronogramme, un mois était proposé  aux  partis  politiques pour  déposer  les  dossiers  de candidature y  compris le parrainage.  Mais  c’est  une  nouvelle  institution.  Il  faut  donner la   possibilité   aux   candidats de  pouvoir  satisfaire  à  cette condition  de  parrainage.  Voilà  pourquoi,  nous  avons  proposé  aux  partis  politiques,  le délai de 45 jours au lieu d’un seul mois.

Top départ  Les 45 jours vont  commencer  à  partir  du 16 juillet. Mais pour cela, il faut qu’il y ait une liste sur la base de  laquelle,  les  parrains  que sont les électeurs peuvent être identifiés. Et la première base sera  la  liste  électorale  de 2018. Et 15 jours après, la liste électorale  provisoire  de  2020 sera disponible, de sorte à donner la chance  à tous les candidats d’avoir deux listes,  étant  entendu  que  la liste de 2020 n’est rien d’autre que  celle  améliorée  de  2018. Dès le 13 juillet, des imprimés et documents supports permettant de comprendre  le  mécanisme  de parrainage seront remis aux candidats ou à leur staff. Conformément au Code électoral, notamment son article 51, les candidats doivent désormais « être parrainés par une liste d’électeurs représentant 1% de l’électorat local, dans au moins 50% des districts autonomes et régions ». Les prétendants au poste devront également sortit le chéquier afin de payer une caution 50 millions de francs CFA, remboursable sur condition d’obtention d’au moins 5 % du suffrage exprimé.  Ils devront ensuite s’acquitter d’une caution de cinquante millions de francs CFA. Des conditions qui auront pour avantage de faire le tri au niveau des candidatures, mais qui freinent également certaines ambitions. L’opposition pour sa part continue de récuser la CEI et aussi dénonce  la  révision  de  la liste  électorale et estime que  cette  opération  a  été  émaillée d’irrégularités.   

 Yvann AFDAL

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