L’opposition évite le bras de fer avec le pouvoir

Henry Konan Bedie et Laurent Gbagbo Multiplient les actions com - munes

Initialement prévu à Yopougon, le meeting de l’opposition se tiendra finalement à Port Bouët. Un arrêté municipal a contraint les organisateurs à changer de commune pour leur rencontre.

Les partisans de Laurent Gbagbo et d’Henri Konan Bédié ne veulent pas se laisser faire. Face à un arrêté municipal interdisant toute manifestation publique dans la commune de Yopougon, une commune assez peu favorable au RHDP, l’opposition tiendra son meeting dans une autre commune, celle de Port Bouët, où le maire est militant du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Changement d’épaule Maurice Kakou Guikahue, Secrétaire exécutif du PDCI, et Assoa Adou, Secrétaire général de la branche du Front populaire ivoirien (FPI) restée proche de Laurent Gbagbo, ont, au nom des deux plateformes de l’opposition qu’ils représentent (EDS et CDRP), invité le 18 décembre leurs militants à Port Bouët. Pour ces derniers, il s’agit d’éviter « le piège que leur tend le pouvoir en place. Nous avons décidé de maintenir notre meeting à la date convenue. Nous le  tiendrons au stade Séni Fofana de Port-Bouët», a déclaré Maurice Kakou Guikahue. Une information qui ne fait pas l’unanimité au sein de ces coalitions. Selon certains de leurs partisans, « délocaliser le meeting, c’est plutôt tomber dans le piège du RHDP, dont l’objectif est de casser la mobilisation ».  À Yopougon, bastion du FPI, la mobilisation aurait été naturelle et spontanée, explique ce dernier, pour lequel le déplacement pourrait être pénible pour de nombreux militants et sympathisants de l’opposition. La direction de cette opposition, qui dénonce des manœuvres non démocratiques du RHDP, est pourtant confiante quant à la mobilisation de ses sympathisants et militants pour ce qui apparait comme le second rendez-vous de la coalition Bédié - Gbagbo. La dernière pour l’année 2020, qui devrait consolider les bases de ces deux plateformes. Même, si pour l’heure, elle reste « non idéologique et non électoraliste », certains militants de base souhaitent que cette alliance puisse tenir jusqu’aux élections, et même au-delà. « Nous voulons une coalition plus concrète et plus forte pour l’élection présidentielle de 2020 », explique un cadre du PDCI. Mais, en face, on reste assez méfiant, en attendant l’évolution de l’agenda judiciaire de Laurent Gbagbo. « Si les juges se prononcent avant la fin juin et libère t Gbagbo, cela fera bouger les lignes. Si la décision intervient après, elle n’aura pas grand effet, peu importe le verdict », explique un avocat en poste à Abidjan.

Yvann AFDAL

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