Vagondo Diomandé : L’ascension se poursuit

Discret et très proche du Président de la République, le général Vagondo Diomandé, désormais ministre de la Sécurité et de la protection civile, aura une lourde charge dans la gestion de l’élection présidentielle de 2020.

Homme effacé et discret, il est connu pour sa rigueur dans le travail et le commandement et fait preuve de rectitude, selon ses proches. Réputé très proche d’Alassane Ouattara depuis une trentaine d’années, sa fonction d’aide de camp (Décembre 1999 à octobre 2000) du général Robert Guéi, à une époque où les relations entre ce dernier et Ouattara étaient exécrables, n’a pas éloigné les deux hommes. Lieutenant - colonel en 2007, il passe colonel en août 2011. Depuis, il ne cesse de gravir des échelons.

Homme du sérail Chef d’État-major particulier du Président Alassane Ouattara depuis 2013, Vagondo Diomandé  est à ses côtés depuis 1991, lorsqu’il était Premier ministre et lui aide de camp. Une franche collaboration qui va traverser le temps et surmonter les épreuves, même au plus fort du passage des militaires au pouvoir, entre 1999 et 2000. Aide de camp du chef de l’État Robert Guéi, Diomandé subira malgré tout la colère des hommes du général - président après l’échec du « Complot du cheval banc ». Ce n’est donc pas fortuit si le poste stratégique de la Sécurité, auquel on a ajouté la protection civile, lui est confié. Le natif de Soukourala (Biankouman) est récompensé pour sa fidélité et sa loyauté, malgré son implication supposée dans le putsch manqué de 2015 au Burkina Faso. Sa nomination à douze mois de la présidentielle revêt un enjeu crucial car il faudra maintenir l’ordre dans un contexte électoral délicat de tensions politiques. Et aussi améliorer le renseignement face à la menace terroriste, en étroite collaboration avec le ministère de la Défense. Il jouit en la matière de solides connaissances, étant diplômé en lutte anti-terroriste et mise en œuvre des explosifs. Une corde de plus donc à son arc. La protection civile ? Il s’y connait également pour avoir été commandant en second du Groupement des sapeurs-pompiers militaires quatre années durant. À 59 ans, ce général de division, depuis décembre 2016, est l’un des chefs militaires incontournables de l’administration Ouattara, avec le général Lassina Doumbia (actuel chef d’État-major général des armées). L’ex commandant de la première compagnie de l’unité d’élite des Commandos parachutistes d’Akouédo a connu une ascension fulgurante depuis 2011. Commandant du Groupement de sécurité de la Présidence de la République, il fut successivement colonel - major en août 2012 et général de brigade en décembre 2016 avant d’être nommé général de corps d’armée en 2018. Très discret, il se considère comme un homme de mission.

Namidja Touré

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