Le coup denvoi de la Coupe du monde 2026 est donn ce jeudi 11 juin au Mexique. Jusquau 19 juillet, les regards de la plante football seront tourns vers les tats-Unis, le Canada et le Mexique, pays htes de cette 23e dition qui entre dj dans lhistoire par son format indit 48 quipes et 104 rencontres.
Au-delà de cette nouvelle dimension, le tournoi consacre également une avancée majeure pour le football africain. Pour la première fois, dix nations du continent participeront à la phase finale à savoir l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, la Tunisie, le Cap-Vert, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal.
Cette présence record est l’aboutissement d’un long combat mené au fil des décennies pour une meilleure représentation africaine dans la compétition reine du football mondial. De l’Égypte, première sélection africaine qualifiée en 1934, à l’arrivée historique du Cap-Vert en 2026, le chemin parcouru témoigne d’une progression constante.
Longtemps limitée à une seule place, l’Afrique a progressivement gagné du terrain. Deux représentants en 1982, trois en 1994, puis cinq à partir du Mondial 1998 grâce aux efforts diplomatiques de l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou. L’organisation du Mondial 2010 en Afrique du Sud avait déjà constitué une étape symbolique avec six équipes africaines présentes.
L’élargissement de la compétition décidé par la FIFA sous l’impulsion de son président, Gianni Infantino, ouvre désormais une nouvelle ère. Avec dix représentants, l’Afrique nourrit plus que jamais l’ambition de franchir un nouveau cap sportif.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, ne cache d’ailleurs pas son optimisme. Selon lui, cette représentation historique reflète la montée en puissance du football africain et pourrait permettre à une sélection du continent de viser les sommets.
L’histoire invite toutefois à la prudence. Jusqu’à présent, seules quatre nations africaines ont atteint les quarts de finale d’un Mondial avec le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002, le Ghana en 2010 et le Maroc, auteur d’un parcours exceptionnel jusqu’en demi-finale au Qatar en 2022.
Parmi les sélections les plus attendues figure la Côte d’Ivoire. Championne d’Afrique en titre, les hommes de Emerse Faé retrouve la scène mondiale après douze années d’absence. Les Éléphants entameront leur campagne le 14 juin face à l’Équateur avant un choc particulièrement attendu contre l’Allemagne le 20 juin. Ils concluront la phase de groupes face à Curaçao le 25 juin.
Cette édition s’annonce également comme celle de la démesure économique. L’augmentation du nombre de participants devrait générer des revenus considérables, notamment à travers les droits de diffusion télévisée. Mais au-delà des enjeux financiers, la FIFA défend l’objectif d’offrir à davantage de nations l’opportunité de rêver et de se mesurer à l’élite mondiale.
Pendant trente-huit jours, près de 1 250 joueurs fouleront les pelouses nord-américaines dans l’espoir d’inscrire leur nom au palmarès de la compétition la plus prestigieuse du football. Pour l’Afrique, cette Coupe du monde 2026 représente bien plus qu’un simple rendez-vous sportif. Elle constitue une occasion unique de confirmer sa progression, d’affirmer son influence grandissante et, pourquoi pas, de poursuivre un rêve devenu plus accessible que jamais, celui de voir une nation africaine soulever un jour le trophée mondial.
Siondenin Yacouba Soro


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