Bourse : SAPH veut profiter de l’embellie du caoutchouc

La bonne santé du caoutchouc devrait entraîner une ruée vers la BRVM

Décidé en mai 2017 par les actionnaires de la Société africaine de plantation d’hévéas (SAPH), le fractionnement des actions de la société entrera en vigueur le 21 juillet, dans un environnement où le caoutchouc retrouve son dynamisme.

En 2016, les exportations de caoutchouc brut naturel de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, atteignaient 471 904 tonnes, soit un bond de 19% par rapport à l’année précédente. La tendance à la hausse, notée depuis la fin de la crise politique en 2011, s’est confirmée courant premier semestre 2017. De quoi réjouir les actionnaires de la Société africaine de plantation d’hévéas (SAPH), filiale du groupe SIFCA, et encourager les futurs actionnaires potentiels. Pour rappel, la SAPH est détenue à 68,1% par la Société internationale de plantation d’hévéas (SIPH), à 22% par des privés et à 9,9% par le français Michelin.

 

Montée en bourse En mai dernier, les actionnaires de la SAPH avaient décidé d’appliquer la technique de fractionnement des actions de leur société. Très usitée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), où la SAPH est cotée, cette technique permet de rendre plus liquides et plus accessibles aux investisseurs moyens les actions d’une société. Elle entrera en vigueur à compter du 21 juillet prochain, selon une source au sein de l’entreprise.

Cette opération se fera dans un rapport de un à cinq, c’est-à-dire cinq actions nouvelles pour une action ancienne. « Ce fractionnement permettra au capital de la société de passer de 5 111 601 actions d’une valeur nominale de 2 855 francs CFA chacune, à 25 558 005 actions d’une valeur nominale de 571 francs CFA chacune », explique-t-on.

 

Dynamisme Cette opération intervient dans un contexte où, de janvier à fin mai 2017, les exportations de latex ont atteint la barre de 246 526 tonnes, marquant une hausse de près de 30% par rapport à 2016, selon les données portuaires, avec une montée en puissance du port de San Pedro. Cette hausse, selon des experts, serait due à l’attrait d’un revenu plus stable depuis peu, avec un prix au kilogramme fixé à 291 francs CFA.

Pour rappel, au 31 décembre 2016, la SAPH avait réalisé un bénéfice après impôts de 1,169 milliard de francs CFA, contre une perte de 1,779 milliard au 31 décembre 2015.  Avec le dynamisme enregistré au premier semestre, les chiffres de 2017 pourraient largement dépasser ceux de 2016. La Côte d’Ivoire compte 161 401 planteurs identifiés, avec une superficie exploitée de près de 290 hectares.

 

Ouakaltio OUATTARA

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