Noix de ca jou : flambe des prix bord champ | Journal d'Abidjan

Noix de ca jou : flambe des prix bord champ

La noix de cajou est devenue la principale source de revenus pour certains agriculteurs.

Fix 500 francs CFA, le prix du kilogramme de la noix de cajou bord champ ne cesse de grimper depuis le dbut de la campagne, le 15 fvrier. Allant de 700 800 francs par endroits, il devrait se stabiliser dici la mi-mars.

Premier exportateur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire espère maintenir son rang pour la campagne 2018, lancée le 15 février. L’enjeu est grand et les douanes ivoiriennes renforcent leur vigilance autour des zones frontalières. Car, outre le Ghana, des fuites de noix de cajou vers le Burkina Faso ont été observées.

Satisfaction Avec environ 16% de la production sur le territoire national, le Conseil du coton anacarde (CCA) espère franchir la barre des 750 000 tonnes, soit une hausse d’un peu plus de 5 % par rapport à 2017.  Une production qui devrait passer de 22% à près de 25 % de la production globale de l’Afrique de l’Ouest. Selon une source au CCA, à peine la campagne ouverte, le prix plancher, fixé à 500 francs CFA, a connu un pic en moins de deux semaines, pour atteindre 700 francs CFA, et devrait grimper jusqu’à 900 francs CFA avant la fin de la campagne. « C’est un bon signe, à la fois pour le Conseil et pour les producteurs », soutient-elle, y voyant une opportunité de lutte contre les fraudes et la fuite des produits vers le Ghana ou le Burkina Faso.

Défis de transformation L’autre défi de la filière est la transformation au niveau local. L’essentiel de la production ivoirienne prend la route du Vietnam (68 %), de l’Inde (28%) et, à un degré moindre, du Brésil (3%). Les quelques unités de transformation installées n’ont pas encore la capacité de transformer à grande échelle. Or, soutient un trader, une véritable politique de transformation au niveau local aura pour résultat la création de plus d’emplois et plus de terres cultivées dans ce secteur. « Il faut dès maintenant maitriser les prix, afin de ne pas subir demain, comme c’est le cas pour le cacao. Nous devons être en mesure de nous imposer sur le marché international », avertit ce trader, qui milite pour inverser au plus tôt la courbe de l’exportation et de la transformation locale.

Ouakaltio OUATTARA

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