Institutions monétaires africaines : 2045 est-il tenable ?

Le pari de la monnaie africaine est un défi majeur pour les 54 pays.

L’Union Africaine (UA) vient de réactualiser le chantier de l’établissement d’institutions financières et monétaires africaines. À l’horizon 2045, elle espère faire entrer en service une Banque centrale, un Fonds monétaire, une Banque d’investissements et une Bourse panafricaine.

C'est un vieux rêve continental que l'Union Africaine (UA) vient de remettre à l'ordre du jour : la création d'institutions monétaires et financières africaines communes. Lancé en 2005, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l'organisation à Abuja, au Nigeria, le projet avait été renvoyé aux calendes grecques. Le 7 mars dernier au Cameroun, au cours des travaux de la 3ème session du Comité technique spécialisé de l’UA  sur les finances, les affaires monétaires, la planification et l’intégration économique, il a été toiletté.  

Objectif 2045 Le projet de création de la Banque centrale africaine (BCA) devrait aboutir d'ici 2045, selon les explications de Naglaa Nozahie, représentante de l'Association des banques centrales africaines (AACB), qui a présenté un rapport sur l'état d'avancement de la convergence des critères. Selon elle, les projections qui ont été faites font état d'une inflation qui devait être inférieure ou égale à 3% d'ici 2038 et d’un déficit budgétaire global également inférieur ou égal à 3% d'ici 2033. Par ailleurs, le ratio de financement de la Banque centrale devait être nul d'ici 2038 et chaque pays devrait disposer de réserves de change qui couvriront au moins six mois d'importation d'ici à la même année. Sur la même lancée, il est attendu des États membres de parvenir à un ratio dette publique / PIB inférieur à 65% et à un ratio recettes fiscales totales / PIB qui doit être supérieur à 20% avant l'échéance. Mais note Mme Nozahie, concernant l'état d'avancement du respect des critères, l'analyse des résultats des pays membres montre aujourd'hui que seuls dix-huit d’entre eux remplissent tous les critères principaux de convergence macroéconomique.

Vaste chantier La question sera à l’ordre du jour lors du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement, en juillet prochain à Niamey au Niger. Il coïncidera avec l'entrée en vigueur de la Zone de libre échange continentale après la ratification des 22 pays membres requis. L'UA semble déterminée à accélérer le processus, d'autant que des préalables ont déjà été posés. C'est le cas des sites des sièges des principales institutions financières panafricaines : la Banque centrale africaine (BCA) devrait se situer au Nigeria, la Banque africaine d'investissement (BAI) en Libye et le Fonds monétaire africain (FMA) au Cameroun.

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