3 QUESTIONS À Vassiriki Diarrassouba

1 Peut-on dire, avec les récentes violences enregistrées, que les Ivoiriens développent un sentiment de rejet de l’autorité ?

Oui. De plus en plus nos populations ne considèrent plus l’autorité. Elles préfèrent régler leurs problèmes elles-mêmes, se rendre justice, parce qu’elles n’ont plus confiance.

2 Qu’est-ce qui peut expliquer ce genre d’agissements ?

On peut citer le fait que les personnes qui sont garantes de l’autorité de l’État dans les localités ne soient pas toujours vues comme des personnes crédibles, ni comme des exemples. Même pas seulement au niveau de l’autorité, mais également au niveau des fonctionnaires et chefs de services dans ces localités. Mais, au-delà de cela, il y a une mauvaise connaissance des populations en ce qui concerne l’autorité de l’État et le fonctionnement de l’administration

 

3 Doit-on y voir l’expression de l’effondrement de l’Etat ?

Si on observe cela sans rien faire, on ira sûrement vers un effondrement de l’autorité de l’État. Depuis 2000, les populations ivoiriennes sont habituées à ce genre de pratiques. Des groupes armés se sont substitués aux forces de l’ordre sans que des sanctions ne soient prises, des personnes qui, par leurs relations, pouvaient obtenir des choses sans passer par la voie légale l’ont fait et nous avons souvent une administration décentralisée impuissante face à certaines situations.

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