Les associations de consommateurs au banc des accusés

La solidarité entre les associations de consommateurs et les populations permet une plus grande pression sur le gouvernement

Le pays en compte une cinquantaine, mais sur le terrain, l’action des associations de consommateurs est décriée pour son faible impact.

Ni les gouvernements qui se succèdent, ni les associations de consommateurs n’ont trouvé de solutions à la hausse des prix. Le rôle des seconds cités, qui se positionnent entre les autorités et les populations, semble peu apprécié.

Impuissance Selon le réseau national des consommateurs de Côte d’Ivoire (RNCCI), sur la cinquantaine d’organisations présentes sur le territoire national, seules six sont jugées crédibles et échangent réguièrement avec les autorités. Une situation qui met à mal l’image de nombreuses structures auprès des consommateurs. « Jusque-là, nous ne percevons pas encore le véritable rôle des associations de consommateurs qui disent mener le combat contre la vie chère », lance Gisèle Yoro, ménagère vivant dans la commune de Cocody. Idriss Soumahoro, venu faire des emplettes au marché de la même commune, reconnaît lui aussi leur faiblesse, qu’il illustre notamment par la flambée des prix du gaz butane et de la viande. « Les populations sont livrées aux caprices des commerçants qui décident d'augmenter les prix, sans que l’État ne réagisse, sous l’œil impuissant de ces associations de consommateurs », lâche-t-il.

 

Avancées Interrogé sur la question, le président du RNCCI, Ibrahim Touré, dit s’inscrire en faux contre ces accusations dont font régulièrement l’objet les organisations de défense des droits des consommateurs. « Nous travaillons sur la base du bénévolat et nous sommes là pour attirer l’attention de nos autorités et dénoncer ce qui ne va pas, afin de faire bouger les lignes », déclare-t-il. Il affirme par ailleurs que la mise en place par le gouvernement du Conseil national de la lutte contre la vie chère ainsi que d’une commission de la concurrence découle de leur efficacité. Se réjouissant de l’adoption par le parlement, au début du mois de juin, du code de la consommation, Ibrahim Touré estime qu’il s’agit d’une avancée notable pour le renforcement du pouvoir des consommateurs. « Nous ne pouvons pas tout faire. Il faudrait qu’on soit soutenu par les populations qui sont les premiers consommateurs », explique-t-il, tout en invitant ces derniers à être proactifs comme ils l’ont été en 2016 au moment de la hausse du coût de l’électricité.

 

Anthony NIAMKÉ

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