Le RHDP à l’épreuve des élections locales

Dernières élections avant 2020, les élections locales dessineront une nouvelle carte politique.

La date n’est pas encore connue, mais les élections municipales, couplées aux régionales, sont très attendues, car elles pourraient dessiner la prochaine carte politique du pays.

Dans chaque parti on attend avec un peu d’appréhension la date exacte des municipales couplées aux régionales. Le RDR a bouclé ses arbitrages et les heureux désignés attendent la liste officielle. Pour le PDCI, les conditions pour avoir le parrainage du parti ont été fixées et les différents postulants attendent la date de dépôt des candidatures. Que ce soit à l’UDPCI, au MFA ou au PIT, tous les potentiels candidats sont également prêts.

Arbitrages Chaque parti proposera ses candidats en tenant compte des résultats des derniers scrutins. Mais un arbitrage s’imposera dans certaines circonscriptions, où les rivalités entre cadres des différentes formations alliées font rage. Et les risques de voir des candidatures indépendantes face à certains candidats du RHDP sont énormes. Pour le maire résident d’Attecoubé, Salif Coulibaly, ils ont vite compris que tout se jouerait jusqu’au dernier moment. « Les têtes de listes, en réalité, c’est le problème. Chaque partie politique doit proposer une liste, une tête de liste et ceux qui vont la constituer (…) », explique-t-il. À côté de cela, il y a le choix de la commune. Autant d’éléments, à l’entendre, qui vont être pesés et analysés, mais qui pourraient naturellement provoquer des frustrations. Il est rejoint par le Vice-président du MFA, Yaya Fofana, pour qui, « chaque élection est destinée à montrer les forces et les faiblesses de chacun. On craint certes pour les têtes de listes, mais il ne faut pas oublier que ces élections sont couplées aux régionales. Nous pensons que tous le monde sera satisfait ». Vision partagée par Jean-Roger Boto, le 4ème adjoint au maire de Treichville, fils inconditionnel du PDCI. Les forces et faiblesses des uns et des autres ? Peu importe, pour lui. La véritable victoire, ce sera la paix après ces scrutins. Même si chaque parti s’est engagé à faire des concessions, les deux grosses figures de l’alliance (RDR et PDCI) espèrent avoir le maximum d’élus dans leur camp respectif. Grand vainqueur des élections municipales d’avril 2013, le RDR espère conserver ses assises, face à un PDCI qui a par moments dénoncé le découpage électoral. « Ils y iront en RHDP, mais, à la fin, chaque parti comptera le nombre de ses élus, comme cela a été le cas lors des législatives en 2016 et des sénatoriales de mars dernier », prévient le politologue Firmin Kouakou. Cette donne, pense ce dernier, sera aussi un facteur déclencheur de candidatures uniques, parfois motivées par la direction de certains partis, qui veulent prendre le contrôle de certaines circonscriptions.

Raphaël TANOH

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