Protection de l’enfance : La longue marche

Parallèlement à la question du travail des enfants dans la cacaoculture, les autorités sont préoccupées par les faibles avancées dans la protection de l’enfant en Côte d’Ivoire. Les actions initiatives pour y remédier se multiplient.

Selon les récentes études de l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Afrique est le continent le plus touché par le phénomène du travail des enfants. L’OIT signale même qu’un enfant sur cinq est astreint au travail sur le continent. Au plan local, même si la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès appréciables sur la voie de l’élimination des pires formes de travail des enfants, ces dernières années l’ombre de ce phénomène plane toujours.

Difficile lutte En 2013, une enquête indiquait qu’environ 1,4 million d’enfants étaient impliqués dans le travail dans tous les secteurs d’activité. Sur ce nombre, 49,1% travaillaient dans l’agriculture, plus de 38% dans le secteur des services et plus de 12% dans l’industrie. Aujourd’hui, d’après une source au ministère de la Femme, de la famille et de l'enfant, la réalité est tout autre.  Grâce à la ligne téléphonique 116 « Allô, enfants en détresse », plusieurs cas ont été dénoncés.  En 2018, cette ligne a reçu plus de 3 000 appels et plus de 2 000 cas ont été traités. Les appels traités, d’après notre interlocuteur, étaient classés selon différents délits : maltraitance, mariage forcé, négligence, disparition, abandon, exploitation économique, refus de scolarisation ou violence physique, notamment. Invitée de la 13ème tribune de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) sur la problématique des acquis, défis et perspectives en matière des droits de la femme et des enfants au sein de la famille, la ministre Ramata Ly Bakayoko est revenue sur la loi sur l’affiliation, qui donne droit à la protection de l’enfant, une préoccupation « au cœur » de la politique du gouvernement, pour éviter que des enfants non reconnus ne se retrouvent à la rue, sans reconnaissance légale ni droit à l’héritage du parent. La Présidente du Comité national de surveillance (CNS), Dominique Ouattara, veut non seulement en finir avec la question dans la cacaoculture, mais également dans tous les secteurs d’activité. Ainsi donc, 76,156 milliards de francs CFA sont mobilisés pour lutter contre ce fléau dans les années à venir. « Un appel solennel et pressant est lancé à toutes les parties prenantes impliquées dans la lutte contre le travail des enfants en Côte d'Ivoire (…), en vue d’éliminer du pays le travail des enfants d’ici à 2025 », a interpellé récemment Dominique Ouattara.

Raphaël TANOH

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