Tourisme : Bassam optimiste malgré tout

À l’instar du Wharf H ôtel, les r éceptifs h ôteliers de Bassam esp èrent vite retrouver leur clientèle

De la détermination, hôteliers et acteurs du tourisme de Grand-Bassam en ont à revendre. Durement éprouvés par les événements du 13 mars 2016, ils ont tout mis en œuvre pour garder la tête hors de l’eau, et entendent désormais repartir du bon pied.

Après pratiquement six mois sans travailler et sans recettes, pen - dant qu’il fallait faire face aux dif - férentes charges fixes, et six autres marqués par une reprise timide, les activités du secteur de l’hôtellerie, de la restaura - tion et de l’artisanat de la ville de GrandBassam redécollent péniblement », assure Alassane Lassina Ouattara, pré - sident des hôteliers et acteurs du tou - risme (HOREST) de cette ville balnéaire. Pour les opérateurs du tourisme de la première capitale de la Côte d’Ivoire, la tuerie sur la plage a été un véritable coup de massue, alors que les activités bat - taient déjà de l’aile, du fait de la crise de 2002, accentuée par le conflit post-élec - toral de 2011

Relance enrhumée Mais les opérateurs du tourisme de Grand-Bassam n’ont pas baissé les bras pour autant. « Ça été et ça continue d’être difficile, avec un taux d’occupation de nos réceptifs qui n’a pas encore atteint 40%, son niveau avant les attentats. Aujourd’hui, il n’est que de 15%, tout simplement parce ce que notre principal produit, les séminaires, n’a pas encore totalement redécollé car dans l’opinion, Bassam est devenue une zone rouge », explique M. Ouattara. Même si la confiance renaît peu à peu, le président des HOREST de Bassam relativise les choses, indiquant que pour le moment, ce n’est pas la grande af - fluence. Cette reprise précaire a en outre été perturbée par les coups de feu qui ont accompagné en février le mécon - tentement des éléments des forces spé - ciales, cantonnés à Adiaké, non loin de Bassam. « Une cinquantaine de clients qui avaient exprimé leur intention de ve - nir séjourner dans nos installations ont dû annuler leurs réservations », regrette Alassane Lassina Ouattara. Conscient du potentiel économique dont regorge Bassam en termes de vestiges, avec no - tamment, le site du premier port de Côte d’Ivoire qui accueille aujourd’hui le Wharf Hôtel, l’heure est à la réflexion pour dé - gager les pistes d’un nouveau départ, car les mesures d’accompagnement du gouvernement n’ont pas produit les ré - sultats escomptés. Pour la vingtaine de réceptifs sur ce bord de plage et les près de 200 restaurateurs qui emploient environ 150 personnes les week-ends, c’est toute une manne financière qu’il ne faut pas perdre.

Benoit TANOH

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