Stages académiques : Le calvaire des étudiants

Décrocher un stage n’est pas chose aisée. Malgré leur admissibilité au Brevet de technicien supérieur (BTS), de nombreux étudiants restent sur le carreau faute de pouvoir en effectuer un.

Avec un taux de réussite de 57%, ce sont 25 027 nouveaux diplômés qui viennent grossir le lot des détenteurs du Brevet de technicien supérieur (BTS). Aujourd’hui, selon Assalé Auguste, Secrétaire général national de la Fédération des élèves et étudiants de l’enseignement technique et professionnel de Côte d’Ivoire (FETEP-CI), ils sont pourtant plusieurs centaines de milliers qui n’arrivent pas à s’insérer dans le tissu économique.

Désordre Devant le chaos qui règne dans le secteur, beaucoup de structures, aussi illégales qu’inconnues, se sont engouffrées dans la brèche. « Ce sont des structures qui fonctionnent comme des maisons de placement. Vous payez des sommes allant de 25 à 50 000 francs CFA et elles vous inscrivent dans leurs fichiers. Ensuite, vous restez à l’écoute pour l’octroi d’un stage », explique Djakaridja Ouattara, qui a obtenu son BTS au groupe scolaire CESTIA 2 Plateaux, en gestion commerciale. Ne trouvant pas de stage depuis environ un an, il a rencontré le représentant de l’une de ces structures. Mais le garçon affirme s’être méfié, car beaucoup s’étaient inscrits sur les fichiers mais n’avaient pas trouvé de stage. Ce n’est qu’en juillet dernier que Djakaridja a réussi à en décrocher un stage. Ce qui n’est pas le cas d’Amadou Diallo qui a eu le BTS l’année dernière dans le même groupe scolaire CESTIA 2 Plateaux. « J’ai deux amis qui sont dans ce cas », se lamente-t-il, Ce n’est pas faute d’avoir déposé des dossiers partout. « À chaque fois on nous dit de rester à l’écoute, pour rien », souffle le garçon. Les entreprises, de leur côté, mettent en avant les difficultés qui les obligent à réduire leurs charges. « Lorsqu’on accueille un stagiaire, il utilise l’électricité, l’eau et parfois même demande des primes », confie un responsable d’entreprise. Depuis 2000, la clause qui annulait le Certificat d’admissibilité de l’étudiant au cas où ce dernier n’avait pas validé son diplôme après trois ans a été annulée. Mais la mesure est loin d’être suffisante.Au ministère de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, des mesures ont été prises. Un Programme national de stages jeunes (PNSJ) a été mis en place, avec deux déclinaisons, les stages de validation de diplôme et les stages d’immersion. Les stages de validation de diplôme visent les élèves et étudiants des centres de formation, des universités et grandes écoles admissibles à un diplôme de l’enseignement technique, professionnel ou général. Pour le ministère, il s’agit d’aider de jeunes diplômés souvent laissés-pour-compte.

Raphaël TANOH

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