Une nouvelle génération en quête de repères

Malgré l’intégration des binationaux dans la sélection nationale, les Eléphants n’arrivent pas encore à séduire.

Difficile reconstruction de l’équipe nationale de football de Côte d’Ivoire, avec son nouvel entraîneur Marc Wilmots.Entre matches nuls et défaites même à domicile, les Éléphants ne font plus rêver.

Les Éléphants de Côte d’Ivoire ont perdu de leur capacité offensive, si bien qu’ils se font titiller par des nations africaines de football qu’ils n’avaient auparavant aucun mal à battre. Sortie prématurément, au premier tour, de la CAN 2017 au Gabon et ayant dégringolé au classement FIFA depuis l’arrivée à la tête de l’encadrement technique de son nouvel entraineur, le Belge Marc Wilmots, le 21 mars 2017, l’équipe nationale, en phase de restructuration, inquiète à chacune de ses sorties.

Binationaux enrhumés La Fédération ivoirienne de football (FIF), en faisant appel à Wilmots, lui avait assigné des objectifs précis : qualifier les Éléphants de Côte d’Ivoire au Mondial en Russie en 2018 et à la CAN 2019 au Cameroun et mettre en place une nouvelle équipe, plus jeune et plus combative, en associant l’ancienne génération afin de bénéficier de son expérience. Le départ de plusieurs internationaux, qui ont pris leur retraite après leur succès à la CAN 2015, a laissé un vide difficile à combler. Lancé dans une course aux binationaux, avec Jean-Philippe Gbamin (FSV Mayence 05, Allemagne), Jérémie Boga (FC Grenade, Espagne), Maxwel Cornet (Lyon, France), Séko Fofana (Udinese, Italie) et Joris Gnagnon (Rennes, France), le coaching est en passe d’être mis en échec. Avec la Coupe du monde qui s’éloigne de plus en plus, pour la première fois depuis 2006, Wilmots est sous le feu des critiques. Le match nul contre les Aigles du Mali (0-0), le 6 octobre et la victoire du Maroc contre le Gabon (3-0) place la Côte d’Ivoire en deuxième position de sa poule avec 7 points, contre 8 pour les Marocains. Le dernier match devant les opposer, bien nombreux sont à Abidjan ceux qui parieront sur une victoire du Maroc. « Il ne communique pas sur son mode de fonctionnement (…). Il faut qu’il sache qu’on ne rebâtit pas une équipe en cassant ses fondations », explique le journaliste et consultant Adam Khalil, précisant que le choix des binationaux n’est pas « une mauvaise chose », sauf qu’ils n’ont aucune expérience en équipe nationale et ne connaissent pas les réalités du football africain. Pour Aimé Tchétché, ancienne gloire du football et consultant sportif, le recours massif aux binationaux est « une solution de facilité ». Selon lui, il faudrait faire la part belle à la formation des jeunes et donner leur chance aux locaux .Conclusion : la tête de Wilmots est de plus en plus réclamée.

Anthony NIAMKE

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