« Sa c koi sa enkor » : La web série ivoirienne qui cartonne

La relève dans le cinéma ivoirien semble être assurée, avec ces jeunes acteurs talentueux.

Faire beaucoup avec peu, tel semble être le slogan des jeunes talents qui, pour l’instant, n’ont pas les moyens d’être vus sur les écrans de télévision. La team « Sa c koi sa enkor », la web série 100% ivoirienne qui connait un succès fou sur les réseaux sociaux, est l’œuvre de quatre jeunes passionnés de cinéma.

Le boom des Technologies de l’information et de la communication (TICs) a favorisé la floraison d’une multitude de web séries diffusées sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube, Tweeter…). Plus d’une cinquantaine de ces capsules de quelques minutes tiennent en haleine des milliers d’Ivoiriens. L’une d’entre elles, « Sa c koi saenkor », a, en quatre ans, capté toutes les attentions. Entre entreprenariat et passion pour la caméra, Wilfried Nanga, Moses Ahouné et Jennifer Kissi, trois jeunes acteurs, ont décidé d’apporter ainsi leur touche au cinéma ivoirien.

Notoriété L’aventure démarre fin  2013 et ils étaient loin de s’imaginer qu’elle prendrait une tournure heureuse. « L’idée est venue du réalisateur Ange Emmanuel Kouakou (4ème membre du groupe), qui a décidé de faire de petites capsules diffusées sur internet. À l’origine, c’était juste pour s’amuser », raconte à JDA Wilfried Nanga. Tous étudiants en fin de cycle, nos trois personnages, même si les débuts n’ont pas été faciles, avec les réactions négatives de leurs entourages,  ne se sont pas laissé abattre. « Avec les quelques « Like » récoltés sur Facebook, nous étions déterminés à aller jusqu’au bout de cette œuvre », confie Moses Ahouné. « Sa c koi sa enkor », titre tiré du jargon abidjanais qui qualifie une situation étonnante, veut mettre en avant la culture ivoirienne. Les thèmes abordés dans cette web série de quatre minutes environ par capsule traitent avec un brin d’humour des réalités quotidiennes des Ivoiriens. Le bilan après quatre ans d’exercice est positif pour ces jeunes, désormais structurés en entreprise. « Nous avons démarré nos tournages avec un téléphone portable. Nous avons pu obtenir une caméra et des projecteurs par la suite. Aujourd’hui, nous sommes entièrement équipés », relève le réalisateur, Ange Emmanuel Kouakou. Avec environ un million d’abonnés sur les réseaux sociaux et à la clé des contrats avec certaines entreprises de la place, sans oublier quelques distinctions, notamment les Prix Jeune talent de Cocody en 2016 et Meilleur Jeune humoriste web ivoirien 2017 lors du Festival « Abidjan Capitale du rire », « Sa c koi sa enkor » et ses acteurs ne veulent pas en rester là. « Nous avons plusieurs autres projets », lance le réalisateur, le regard pointé vers l’avenir.

Anthony NIAMKE

 
 
 

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