Bailly Spinto : « Cette année, je célèbre mes 45 ans de carrière »

La longue carrière de Bailly Spinto n’a nullement altéré sa voix.

Sylvestre Gallet Bailly, alias Bailly Spinto, n’a rien perdu de sa douce et agréable voix. JDA est allé à la rencontre de ce monument de la musique ivoirienne, qui fêtera bientôt ses 45 ans de carrière.

JDA : Quelle est votre actualité?

Bailly Spinto : Je suis en pleine préparation de l’hymne des Jeux de la Francophonie, que les Ivoiriens écouteront dans environ deux semaines. J’ai des spectacles à Abidjan pour des oeuvres caritatives et je suis toujours sollicité pour des soirées VIP. C’est vous dire que je suis toujours en activité, dans ma passion, la musique.

A quand votre prochain album ?

Tout ne dépend pas seulement de moi, mais également de mes producteurs, notamment la branche « Kita Music » du groupe « Cinekita ». Cette année, je célèbrerai mes 45 ans de carrière au mois de novembre avec un album de 12 ou 13 titres, avec quelques anciennes chansons réarrangées pour ne pas déphaser les gens. Je les fêterai avec tous mes enfants et petits-enfants de la musique ivoirienne. Ils seront à mes côtés ce jourlà, avec d’autres artistes, pour faire la fête.

Quel est votre regard sur la musique ivoirienne d’aujourd’hui, fortement dominée par le coupé décalé ?

Mon regard n’a pas changé depuis que le coupé décalé s’est imposé. Depuis qu’il a démarré, je suis complètement dedans. J’accompagne mes cadets dans leur musique, en leur apportant des conseils pour l’amélioration de leurs mélodies. Au niveau chansons, il faut reconnaitre qu’il y a des défaillances et il faut qu’ils les améliorent. C’est comme pour le Zouglou. A un moment donné, je leur ai demandé d’essayer de s’améliorer, ce qu’ils ont fait. C’est une musique urbaine agréable à écouter, et c’est le même résultat que je souhaite pour mes jeunes frères du coupé décalé.

Vous faites partie des artistes qui ont été cooptés pour l’hymne des Jeux de la Francophonie.  Quels sont les critères qui ont milité en votre faveur ?

En Côte d’ivoire, je n’ai plus rien à prouver à qui que ce soit, mes œuvres parlent pour moi. J’ai déjà mis 17 albums sur le marché. J’ai travaillé avec nombre d’arrangeurs, sans compter les albums que j’ai moi-même arrangés Même si, dans l’opinion publique, beaucoup pensent que ce sont des amis à moi qui ont arrangé mes oeuvres, quand on m’a proposé cela, je me suis dit qu’il fallait que je relève ce défi pour mon pays.

Propos recueillis par Anthony NIAMKÉ  

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