Danse : Les professionnels veulent relancer la machine

Le secteur de la danse est en perte de vitesse en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années, alors qu’il avait de beaux jours devant lui. Aujourd’hui, la danse ivoirienne est entrée dans une léthargie telle que ses acteurs ont décidé de la redynamiser à l’occasion de la Journée internationale de la danse, le lundi 29 avril.

La vie culturelle ivoirienne a été marquée dans les années 80 - 90 par un regain de dynamisme du secteur de la danse et de la chorégraphie. L’on se souvient encore des prestations très appréciées et de la qualité des danseurs et chorégraphes sortis de nos centres de formation, notamment le Ballet national, l’École de danse et d’échanges culturels (EDEC) de Rose-Marie Guiraud, le Village Kiyi de Wêrê-Wêrê Liking, etc. Ceux-ci ont offert à la Côte d’Ivoire des danseurs et chorégraphes de qualité, dont la renommée avait dépassé les frontières de l’Afrique. Mais tout cela c’était avant ! Aujourd’hui, la réalité est tout autre et le monde ivoirien de la danse est devenu l’ombre de lui-même. Un constat alarmant, qui a attiré l’attention des acteurs, qui souhaitent une redynamisation de leurs activités à l’occasion de la Journée internationale de la danse, le 29 avril.

Rehausser le niveau Selon le directeur du Ballet national, Georges Momboye, dans les années 90 les compagnies de danse proposaient encore des spectacles de qualité et les salles refusaient du monde. Pour lui, à cette époque, la danse était le centre d’intérêt d’un public très attaché à l’art. « Aujourd’hui, toutes les salles de spectacles de danse sont vides. C’est le lieu de se demander comment raviver l’intérêt du public », s’interroge quant à elle la danseuse, chorégraphe et formatrice Bacome Niamba. Pour le chorégraphe spécialiste du Coupé décalé Edmond Franck Gnaza, alias Gadoukou la Star, les difficultés que rencontre le secteur sont liées à la mésentente et à un manque d’organisation qui ont fini par décourager les danseurs. « Aujourd’hui, la danse est minée par le phénomène des danses contemporaines et urbaines », note Georges Momboye, qui se réjouit cependant des performances réalisées par le Coupé décalé depuis quelques années. Selon lui, l’une des solutions pour faire revivre la danse ivoirienne est de rehausser le niveau de qualité des créations. Et cela devra nécessairement passer par la formation des acteurs. Pour réussir le pari de la redynamisation de la danse en Côte d’Ivoire, ces derniers  en appellent à l’union, à la fusion des énergies collectives et à l’implication du ministère de la Culture et de la francophonie pour relancer et redorer le blason de cet art vivant.

Anthony NIAMKE

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