NISA : Une nuit pour célébrer le cinéma

La Nuit ivoirienne du septième art (NISA) se veut une plateforme pour booster le cinéma ivoirien. Telle est la vision de sa promotrice, Patricia Kalou, qui, à travers cet évènement prévu le 17 mai prochain, souhaite célébrer ses acteurs.

Le cinéma ivoirien se relève peu à peu de sa léthargie. En témoignent les multiples productions « Made in Côte d’Ivoire » sorties ces dernières années. Et ce ne sont pas les initiatives qui manquent pour sa valorisation. Comme les Oscars aux États-Unis ou les Césars en France, qui récompensent les acteurs de l’industrie cinématographiques, Patricia Claude Kalou, Présidente de la Conférence des producteurs audiovisuels de Côte d’Ivoire (CPACI) veut célébrer les héros du cinéma ivoirien à travers la première édition de « La Nuit ivoirienne du septième art ». Un évènement loin d’être le premier, mais qui souhaite donner un souffle nouveau au cinéma en Côte d’Ivoire.

Une fête « Il va s’agir pour nous de faire une grande fête du cinéma, pour revaloriser et rehausser septième art ivoirien, afin d’amener nos compatriotes à en consommer et ainsi créer une véritable industrie », explique Patricia Kalou, avant de préciser « nous allons présenter et célébrer le meilleur du cinéma et distinguer les acteurs qui ont le mérite de rechercher la qualité de nos productions cinématographiques et audiovisuelles ». Pour cette soirée dédiée au septième art ivoirien, une cinquantaine de films seront en compétition dans plusieurs catégories, notamment fiction, long métrage, court métrage, documentaire, série télévisée, film école. Entre l’ancienne et la nouvelle génération d’acteurs et de réalisateurs, la Côte d’Ivoire a une bonne note, au vu des multiples collaborations de ceux-ci dans des productions étrangères.

Évènement de trop ? Des évènements organisés autour de la relance et de la valorisation du cinéma ivoirien, la Côte d’Ivoire en a connu quelques-uns, qui n’ont malheureusement pas eu longue vie. Pour exemple, « Les Léonards », initiés en 2013, avaient pour objectif de contribuer à l'essor du cinéma ivoirien et de susciter l'émergence de jeunes cinéastes. Finalement, une seule édition a eu lieu, en 2015, avant que le festival ne disparaisse. Si l’initiative de Patricia Kalou est soutenue par plusieurs cinéastes ivoiriens, tous espèrent qu’elle sera aussi pérenne. « Pour que cet évènement dure, il ne faudrait pas que cela soit l’affaire d’une seule personne. Il doit être une institution, comme par exemple le concours Miss Côte d’Ivoire », déclare l’acteur et réalisateur ivoirien Mahoula Kané. Selon lui, on devrait plutôt penser à un festival international, ce qui va créer un véritable challenge au niveau de l’industrie cinématographique.

Anthony NIAMKE

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