Tiédé Manuel Ouloto, le transformateur invétéré

Tiédé Manuel Ouloto à l’instar de d’autres entrepreneurs, est engagé dans la transformation de produits de matière première.

Il a réussi à se faire un nom dans le monde de l’agro-business en Côte d’Ivoire en misant sur la transformation de produits-phares, tels que le cacao et la noix de cajou. À 40 ans, Tiédé Manuel Ouloto se veut le fer de lance d’une agriculture participative, dans laquelle producteurs et industriels sortent tous gagnants.

C’est un passionné des métiers de l’agriculture et de l’élevage qui a décidé de regagner son pays après des années passées en France, où il a apprit l’agronomie. Le secteur de la transformation industrielle des produits locaux étant en jachère, il s’y investit en jetant son dévolu sur le cacao, la noix de cajou, le gingembre et autres produits vivriers, tout en mettant sur pieds une ferme apicole. En 2015, Tiédé Manuel crée Maneky, une holding qui compte 4 entités qui excellent dans divers domaines.

Vive la transformation! Avec une coopérative agricole, une société d’import-export (SOGEXI), une entreprise de BTP et une de micro finance, l’homme d’affaires veut se donner les moyens de maitriser les différents maillons de la chaine, ce qui lui permettra de réaliser l’un des objectifs, permettre à la Côte d’Ivoire de transformer au moins 50% de sa production de cacao en produits finis. Le label « Trésor de nos traditions » dont il fait la promotion propose déjà aux consommateurs ivoiriens du chocolat fait de mélanges de beurre de cacao et d’autres matières agricoles, telles que le miel, le gingembre, la noix de coco, celle de cajou et la fleur d’hibiscus. « Des produits frais et sains, bons pour la santé », disait-il lors de l’ouverture d’une de ses boutiques « partenaire chocolaté » le  samedi 12 mai à la Riviera.

Le Président de l’Association des apiculteurs de Côte d’Ivoire est aussi un fervent militant du développement local et de l’autonomisation des femmes rurales, qu’il met à contribution dans sa chaine de production de sèves de cacao. Pour maintenir cette dynamique, il ambitionne de créer un centre de formation aux métiers du cacao et de continuer de promouvoir son modèle économique, qui allie apiculture et cacaoculture.

Malick SANGARÉ 

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