Alassane Doumbia, un héritier qui s’est construit

Alassane Doumbia porte sur ses jeunes épaules un lourd héritage

Etre à la tête d’un empire financier évalué à plusieurs centaines de millions de francs CFA et figurer sur la liste des hommes les plus fortunés de Côte d’Ivoire ne lui ont pas fait perdre le sens de la discrétion. Alassane Doumbia, Président du conseil d’administration du géant de l’agro-alimentaire ivoirien SIFCA, ambitionne de faire sortir son groupe des sentiers battus et de conquérir l’Afrique.

Son arrivée à la présidence du groupe SIFCA n’est pas le fait du hasard.  Son père adoptif, feu Yves Lambelin, figure tutélaire de cette entreprise familiale, l’y avait bien préparé. Eduqué en Suisse, à l’école privée Chantemerle, puis formé à Paris à l’Institut supérieur de commerce, ISC Paris Business School, Alassane Doumbia n’a pas intégré le staff de SIFCA aussitôt ses études terminées. À 29 ans, il affûtait déjà son potentiel chez le négociant ADM, puis à Africa Merchant Bank, la banque d’affaires de la Belgolaise, disparue aujourd’hui. Financier dans l’âme, il participe à la restructuration de  la Société des Huileries du Bénin (SHB) et à la reprise des parts d’Unilever dans Palm Industrie. Son éloignement physique ne l’a pas empêché d’assister à des réunions décisives sur la  vie du groupe, comme quand Yves Lambelin, négociait l’entrée au capital des sociétés singapouriennes Olam et Wilmar.

En 2011, au décès de son père, il est le Directeur général de la firme chargé des développements. Deux ans plus tard, il est nommé Vice-président, avec la gestion de la stratégie financière de l’entreprise. Le très entreprenant héritier n’a pas les coudées franches pour faire face aux difficultés que connait SIFCA suite à la chute des cours du caoutchouc et du palmier à huile, reconnait Abbas Jaber, patron d’Advens et ami de Doumbia. Après la réorganisation de la société en septembre 2016, il devient Président du conseil d’administration. À 41 ans, il forme un tandem avec un autre héritier, Pierre Billon, à la tête du géant de l’agroalimentaire. Ils entendent faire grandir la filiale, en faire « un champion africain comme on en trouve au Nigéria ».

Malick SANGARÉ

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