Lala Méita Soumahoro Buvez le « koutoukou » autrement

Après Whin, Lala Méita Soumahoro pense déjà à de nouveaux challenges.

La vie lui a offert des opportunités qu’elle a su saisir et en tirer le meilleur profit pour se hisser dans les rangs des jeunes créateurs d’entreprises ivoiriens. Lala Méita Soumahoro est une résiliente pour qui entreprendre est devenu un style de vie.

La dernière-née de ses idées d’entreprise l’a amenée à s’intéresser au « Koutoukou », breuvage alcoolisé local, consommé dans plusieurs pays de la sous-région. C’est d’ailleurs à Cotonou au Bénin que lui est venue l’ingénieuse inspiration d’apporter sa touche personnelle à cette boisson traditionnelle très prisée pour en faire une liqueur de luxe et la rendre exportable. Ainsi naquit Winh Drinks Sarl en novembre 2015 et lancé officiellement le 9 décembre 2017 à l’Ivoire Golf Club d’Abidjan et qui, à la faveur des fêtes de fin d’année s’invite à la table de certaines stars et grandes figures ivoiriennes. Juriste de formation et passionnée de communication, qui sait de qui tenir, Lala Méita a été à 20 ans, directrice de sa propre entreprise de marketing politique et événementielle (Essential Communication). Une structure qui lui permit en 2009 de piloter avec succès la campagne digitale de l’ex président ivoirien Laurent Gbagbo. Mais quand la roue tourne dans le mauvais sens, elle est obligée de prendre le chemin de l’exil en 2011. Au Ghana, la « boulimique de l’apprentissage » ne s’ennuie pas, après s’être mise à l’anglais, elle prend des cours en cosmétologie et part exercer comme maquilleuse professionnelle au Cameroun entre 2012 et 2015. Rentrée au pays en 2017, Lala Méita Soumahoro repart pratiquement de zéro mais ne perd rien de sa force de caractère et ses désirs d’entreprendre. Elle retourne à ses premières amours dans la communication institutionnelle chez « 6e sens» en tant que directrice de clientèle. Militante pour l’entreprenariat féminin, la directrice de Winh Drinks donne également de la voix sur Radio Jam ou elle présente régulièrement des émissions. Et même si elle reconnait que « sa vie personnelle a été un échec pendant longtemps » du fait de son implication dans la réalisation de ses projets d’entreprise, elle n’en démord pas pour autant et continue de nourrir d’autres idées notamment pour la restauration et souhaite s’investir, beaucoup plus tard dans la politique.

 

Malick SANGARÉ

 

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