Franck SiÚ Kambou, PrÚsident de la FÚdÚration des organisations des producteurs de cafÚ - cacao (FOPCC)

Comment analysez-vous le phénomène du travail des enfants dans la cacaoculture ?

C’est quelque chose que nous apprenons à la suite d’enquêtes menées par l’extérieur. En même temps, on ne peut pas réfuter ce que disent ces enquêtes. Nous sommes des producteurs et c’est donc à nous de faire en sorte que le nom de la Côte d’Ivoire ne soit pas sali avec ce que les gens disent.

Y a-t-il des zones plus touchées aujourd’hui que d’autres ?

Nous manquons de données pour le dire. Jusqu’à là, nous avons toujours entendu dire que c’était l’ouest de la Côte d’Ivoire qui était le plus touchée. Nous y menons de nombreuses campagnes de sensibilisation, pour amener nos camarades producteurs à tourner le dos à cette pratique. Et nous n’allons jamais baisser les bras à ce niveau.

À vous entendre, parler du phénomène du travail des enfants dans la cacaoculture n’est pas fondé…

Je ne dis pas ça. Nous sommes producteurs et nous connaissons les réalités dans nos villages mieux que les autres. Il peut se trouver des enfants dans une plantation, mais ils y viennent pour aider leurs parents. On peut même prendre des enfants venus travailler dans un champ quelconque pour des gosses qui travaillent dans les plantations de café - cacao. Nous connaissons bien nos réalités. Alors, pour ces enquêtes, je souhaite que l’on nous associe.

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